La justice américaine et la SEC ont démantelé le plus vaste réseau de délits d'initiés de ces vingt dernières années. 13 employés des plus grandes banques de Wall Street ont été inculpés.
C'est, selon l'hebdomadaire Business Week, rien moins que « le délit d'initiés du siècle ». Jeudi, la justice américaine et la Commission des Opérations en Bourse (SEC) ont annoncé avoir démantelé le plus vaste réseau de délits d'initiés de ces vingt dernières années. «Aussi fort que l'affaire Ivan Boesky à la fin des années 80 », commente le magazine Forbes, en référence à l'ex-golden boy de Wall Street, condamné en 1987 à trois ans de prison et 100 millions de dollars d'amende pour sa participation à un scandale resté dans les annales. Sont impliqués dans le cas actuel treize employés de quatre des plus prestigieuses banques de Wall Street (UBS, Morgan Stanley, Banc of America et Bear Sterns) et de trois hedge funds (Lyford Cay Capital, Chelsey Capital, Q Capital Investment Partners), dont quatre ont déjà plaidé coupable. Ils risquent jusqu'à 25 ans de prison.
Les employés des banques revendaient aux hedge funds, via des intermédiaires, des données confidentielles leur permettant de prendre des positions sur certains titres avant le grand public, puis de les revendre avec plus-value, une fois les informations officiellement annoncées. Ils auraient ainsi empoché plus de quinze millions de dollars.
Ainsi, Mitchel Guttenberg (41 ans), responsable de la gestion des portefeuilles des clients institutionnels chez UBS, a-t-il gagné des centaines de milliers de dollars pendant quatre ans en informant ses contacts de centaines de changements de recommandations à venir sur certains titres, souvent via des textos codés. En mai 2006, il annonçait encore une prochaine recommandation positive d'UBS sur Goldman Sachs à des traders qui ont pu acheter 7.300 actions de la société, et les revendre le lendemain avec 20.000 dollars de profit.
Une autre inculpée, Randi Collotta (30 ans), ex-avocate chez Morgan Stanley, était à l'affût de toutes les informations de la banque sur les fusions à venir, comme l'offre d'achat finalement avortée de Johnson&Johnson sur Guidant ou encore l'acquisition de PacifiCare Health Systems par UnitedHealth dans les années 2004 et 2005. Son mari, également avocat, monnayait ces fuites auprès du réseau.
L'enquête de la SEC n'aura finalement duré « que » six mois. Elle a été facilitée par les confidences de témoins directs, dont certains ont enregistré les conversations des employés au cœur du scandale. Les grandes maisons de Wall Street mises en cause ont aussi coopéré à l'investigation pour sauver leur réputation… « Des affaires comme celle-ci fournissent des arguments à tous ceux qui veulent mieux réglementer les hedge funds, comme le sénateur républicain de Pennsylvanie Arlen Specter», estime l'ex-conseiller général de la SEC David Becker. Ces derniers temps pourtant, l'état d'esprit était plutôt au laissez-faire. Patron de la SEC depuis un an, Christopher Cox semble avoir abandonné toute velléité de régulation contraignante. Et la semaine dernière, un groupe de travail conduit par Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, jugeait superflues de nouvelles règles…

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Nous créons des robots dotés d’Intelligence Artificielle, appelés BOTRAIDER. Nos algorithmes s’inspirent de méthode de détection de délits d’initiés. www.botraiders.com A titre anecdotique et pour suivre l’actualité, notre robot spécialisé sur la SOCIETE GENERALE avait détecté : - le 9 janvier le possible délit d’initiés - le 24 janvier la rumeur d’OPA de BNP http://societe-generale.botraider.com/index.php?category/Ma-recommandation-du-jour