L'activité économique du Vieux Continent résiste pour l'instant au ralentissement américain. Mais attention, celui-ci n'a pas encore fait sentir tous ses effets. Tout comme la crise financière.
Il existe traditionnellement un trimestre ou deux de décalage entre la conjoncture américaine et européenne. C’est sans doute pourquoi les chiffres d’activité restent plutôt bons de ce côté-ci de l’Atlantique. Sur un an, la production industrielle affiche encore une progression de 7,8% aux Pays-bas et en Irlande, de 6,8% en Finlande et de 5,8% en Allemagne. Celle-ci bénéficie en outre de plusieurs atouts : spécialisation dans les biens d’équipement, forte exposition aux marchés émergents dynamiques (l’Allemagne exporte davantage vers l’Asie que vers les Etats-Unis), qualité des produits « made in Germany ». C’est sans doute ce qui rend les experts de l’OCDE si optimistes. Ces derniers prévoient une croissance de 0,5% au premier trimestre et 0,4% au deuxième pour la zone euro.
Mais il ne faut pas de voiler la face. La chute de l’indice PMI laisse plutôt présager une croissance de 0,3% sur les trois premiers mois de 2008. De plus, comme le rappelle le directeur financier de Siemens Joe Kaeser, les nuages s’amoncellent dans l’industrie (hausse de l’euro, des cours du pétrole, récession américaine). Enfin, personne ne sait dans quelle mesure le fameux « credit crunch » va se manifester. Pour l’instant, le volume des crédits aux entreprises continue de progresser dans la zone euro. Il a augmenté de 70 milliards d’euros entre juillet 2007 et décembre 2007. S’il y a un rationnement du crédit, celui-ci reste pour l’instant cantonné aux prêts immobilier ou à la consommation. Cependant, les banques continuent d’enregistrer des pertes. Cela pourrait se traduire par une baisse d’au moins 5,6% des prêts à l’économie, préviennent d’ores et déjà les experts d’UBS.
La France ne sera pas épargnée. Les banques de l’Hexagone sont parmi les plus touchées par la crise financière en Europe, estime l'agence de notation Standard and Poor's. La crise des crédits immobiliers à risques a déjà coûté 11 milliards d'euros en 2007 et provoqué une baisse de 20% du résultat brut d'exploitation des six premières banques françaises (Caisse d'Epargne, Banque Populaire, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Crédit Mutuel). Sans la crise, leur résultat brut d'exploitation aurait au contraire progressé de 36%.

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Quel est le point commun entre le service d'envoi de gros fichiers Podmailing, le site de création de jeux en flash Pictogame et le lecteur multimédia Omega? Réponse: ils ont tous été créés par la start-up française, adepte de la technologie BitTorrent.
Le 1er distributeur au monde de produits électroniques a bouclé un accord à quelque 2 milliards de dollars avec le vendeur britannique de téléphones portables Carphone Warehouse. Une manière pour l'américain de s'ouvrir les portes du colossal marché européen.
Une « escroquerie en très forte progression », selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Sanofi-Aventis, qui avait vu le brevet du Plavix, l'un de ses médicaments vedettes, brièvement menacé par la concurrence d'un générique aux États-Unis il y a moins de deux ans, est aujourd'hui exposé à la même menace sur le marché européen. L'action lâchait près de 6% vendredi.
Trop de séries et films américains, pas assez d'œuvres françaises et européennes.
la crise va etre mondiale et definitive , vu le pic de toutes les ressources , faites des provisions d impérissables , voue en riez aujourd hui demain vous vous mordrez les doigts de ne l avoir pas fait!!!
Tout ça peut être interprété de 2 manière : 1) C'est une bonne chose on a limité la casse ou la casse est ailleurs ! 2) C'est reculer pour mieux sauter. Pensez vous que les banques sont aussi transparente que cela et pensez vous qu'elles disent la vérité ? Pour ma part j'opterais pour la 2e remarque qui n'est pas souhaitable mais jusqu'à preuve du contraire laissez moi douter.
Nous allons pouvoir de nouveau constater que les instruments de suivi, voire de contrôle financier sont inefficace face à une dérive des comportements (de management et de communication) des conseils d'administration et des conseils de surveillance des sociétés françaises) organisés en participations croisées (depuis la fameuse politique balladur-juppé) dont nous pouvons constaté ici les limites; Je préfère la politique d'indépendance des institutions à l'américaine qui n'empêche pas les abus mais les expurges plus rapidement, ce qui limite dans le temps l'assainissement financier, tout en le rendant plus "brutal". Tandis que nous souffrirons certainement de cette crise encore pendant 2 ans, les américains auront déjà reconstruit leurs finances !!
il y a un mois on nous assurait que les banques françaises étaient les moins exposées compte tenu de leur sérieux et des verrous mis en place en fait c'était une combinaison de Tchernobyl et de la Société Générale: donc rien à crindre on en est sûr maintenat: ouf ça rassure!!