Le gouvernement a annoncé les grandes lignes du budget de l'Etat 2010. Compte tenu du déficit record, sa marge de manoeuvre est faible. Il mise sur l'offre, faisant la part belle aux allégements fiscaux pour les entreprises. Analyse.
"Des mesures difficiles pour les salariés, difficiles pour les contribuables, et plutôt des cadeaux pour les entreprises". Voilà comment François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, résume le budget 2010. C'est vrai que le gouvernement a multiplié les mesures en faveur des entreprises, pas forcément à tort, selon Mathieu Plane, économiste à l'OFCE, selon qui "moins on les ponctionne, moins on tape sur la croissance".
La suppression de la taxe professionnelle (TP) sur les équipements et biens mobiliers fera ainsi bénéficier les entreprises industrielles "de 6 milliards d'euros d'exonérations d'un seul coup et même 12 milliards grâce à l'effet de trésorerie ", comme l'indique François Fillon. De son côté, le remboursement anticipé du crédit recherche fluidifiera la trésorerie des entreprises et la baisse de la TVA dans la restauration jouera pleinement en 2010. Les PME ne sont pas en reste. La suppression de l'impôt forfaitaire annuel (IFA) devrait être étendue aux entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 15 millions d'euros. Enfin, l'exonération de charges sociales pour les très petites entreprises qui embauchent sera renouvelée. Certes, les entreprises devront quand même payer la taxe carbone. Mais les recettes seront en partie redistribuées aux professions les plus pénalisées, comme les agriculteurs, les pêcheurs et les transporteurs routiers. Et, comme le note le président de la commission des Finances du Sénat, le centriste Jean Arthuis, "les entreprises répercuteront la taxe carbone sur les prix, donc elle sera in fine supportée par les ménages".
Le problème, c'est que le déficit sera tellement énorme (8,2%), qu'il ne laisse quasiment aucune marge de manoeuvre au gouvernement. Même en concentrant toutes ses dépenses sur l'allégement fiscal des entreprises, cela ne représente pas grand chose, et l'effet ne peut être que limité, selon Stéphane Déo, responsable de la recherche économique chez UBS. "Imaginons que les économies générées par la suppression de la TP s'élèvent à 10 milliards d'euros, cela ne représentera toujours que 0,5% du PIB. Pour faire une vraie relance, il faut au moins 1 point de PIB", affirme-t-il. Cela suffira tout juste à limiter les faillites. "Paradoxalement, c'est justement maintenant que la trésorerie devient intenable pour les PME, qui ont épuisé leurs réserves pour tenir le coup", observe ainsi Karine Berger, directrice des études de l'assureur-crédit Euler Hermes. Mais pour les embauches et pour l'investissement, ce n'est pas gagné. "Le gouvernement ne peut pas à la fois tabler sur 0,75% de croissance en 2010, un niveau qui ne correspond même pas à une vraie reprise, et s'attendre à ce que les entreprises se remettent à investir", explique Stéphane Déo. De son côté, Mathieu Plane observe que le renouvellement de l'exonération de charges pour les PME risque de tourner à vide:"Il y a de toute façon une rotation importante de la main d'oeuvre en France, avec beaucoup de CDD. Les PME embaucheraient de toute façon. Donc l'effet incitatif de la mesure est minime".
En misant sur une relance par l'offre, plutôt que par la demande, le gouvernement veut éviter que l'argent injecté dans l'économie ne se perde dans l'achat de produits importés. Il mise aussi sur le fait que la consommation a bien résisté jusqu'à la baisse enregistrée cet été et qu'elle n'aurait pas particulièrement besoin d'être soutenue."Le chômage a augmenté mais les salaires aussi, rappelle Stéphane Déo. Résultat : la consommation, bien que faible, continue de progresser. Et même les chômeurs continuent de consommer grâce au revenu de l'assurance chômage."C'est vrai pour 2009. Mais pas forcément pour 2010. Déjà, des premiers signes d'essoufflement ont été notés. "L'accroissement du chômage va se poursuivre l'année prochaine parce qu'il y a toujours un décalage dans le temps entre la baisse de la production et la suppression d'emplois", explique Mathieu Plane. "Surtout, l'effet de la hausse du chômage sur la consommation était compensé en 2009 par la désinflation, craint l'économiste. Or en 2010, l'inflation va redémarrer.Le gouvernement aurait dû agir sur la demande aussi, avec des mesures comme la création d'emplois aidés ou le rallongement de la durée d'indemnisation des chômeurs.".

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En pleine crise les salariés allemands viennent d'obtenir 4,5% d'augmentation de salaire, ça laisse rêveur quand on sait que les entreprises allemande ne sont pas plus aider que les notres, les entreprises allemandes sont meilleures que les entreprises françaises et ce n'est pas grâce ou à cause de l'état elles sont meilleures point. On peut encore aider les entreprises françaises pendant des décennies mais ce sera toujours pareil... elles empochent l'argent paient de moins en moins de taxes licencient de plus en plus. Nos entreprises devraient aller voir en Allemagne comment ça se passe: qualité innovation bons salaires et elles paient plus de taxes... Alors qui est responsable de la crise ? L'état donne mais n'a rien en retour de la part des entreprises.
On dirait qu'il s'agit d'essayer de reculer les échéances, comme le nombre de faillites des PME, mais de fait on ne voit aucune vision sur la relance. Et on n'entend plus parler des grands travaux qui devaient y contribuer; un bilan un an plus tard serait une bonne idée, non ? Je m'excuse de rappeler mon obsession sur la durée de l'assurance chômage qu'il est essentiel de prolonger dès maintenant pour ne pas définitivement tuer l'espérance et créer une immense injustice sociale de plus.
Les entreprises sont à préserver! En les taxant trop, elles vont perdre leur compétitivité (en matière de prix de revient) intérieure, au moins. Le consommateur pouvant acheter ce qu'il y a sur le marché, y compris les produits étrangers. Mais, le consommateur, lui aussi, doit être préservé, car c'est lui qui demande. Mais, quand il demande, il prend ce qu'il y a sur le marché : du français et de l'étranger. Si l'on veut conserver nos entreprises, il ne faut pas les ponctionner, faute de quoi, face à une demande moindre, elle fabriquerons moins et... licencieront plus! Donc, même si c'est un peu du protectionnisme, réglons nos problèmes dans nos frontières, en soutenant prioritairement nos outils de productions!
Exact, l'offre seule ne peut rien...on le voit également avec ce plan de relance devedjian qui n'empêche pas le chômage d'augmenter chaque mois ! les baisses de recettes fiscales sont énormes, signe que la consommation s'est effondrée...alors offrir plus ?! à quoi cela peut-il servir ! Toute politique économique qui nie le fait que nous sommes en phase de décroissance est vouée à l'échec...cela fait bientôt un semestre que l'on annonce la reprise et rien n'est là, allons-nous continuer sur ce registre ?! il faudrait mieux consacrer nos efforts à la recherche et à l'éducation, véritables enjeux lors de la reprise ...
Je n'y comprend pas grand chose à tout cela mais une chose est sur si on relance mon pouvoir d'achat je vais consommer, peut- être des produits importé de chine ,car il est difficile de passer au travers mais aussi des produits Français. Si mon pouvoir d'achat continu à diminuer, je consomme plus Chinois, prix moins élevé, et moins Français. Depuis 6 ans malgré les augmentations de salaire mon pouvoir d'achat a énormément diminué, vu les prix en Euros qui sont parfois les mêmes qu'ils étaient en Franc. Conclusion on étrangle les travailleurs qui ne peuvent se défendre, personnellement j'envisage sérieusement de revendre ma voiture et de me mettre au chômage.
le premier à être en faillite s'est quand même l'état !!! il donne des leçons de gestions aux entreprises et n'ai pas capable de se mettre en question. la gestion est facile et simpliste pour une trop grande majorité de politiciens. je budgete, je depense et je fait rentrer des € dans les caisse et j'évite de l'apeller impot. je fait partie de "la classe moyene" et je redoute les années à venir. je n'ai aucune confiance dans les politiciens et s'est la principal des raisons pour limiter mes dépences
Une relance par l'offre est complètement idiote s'il n'y a pas de demande. Que vont faire les entreprises et les pme si elles relancent leurs fabrications pour les stocker dans des hangars. A moins que ce ne soit pour vendre aux indiens et au chinois, parce que la taxe carbone sera appliquée aux importations et non aux exportations. Morale de l'histoire : "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais"
Rappelez moi une chose qui crée des emplois en France??? qui crée la richesse??? vu le taux de prélévements obligatoires on croit réver comparativement aux autres pays de UE des USA ou des pays émergents nos entreprises partent avec des sacs de plombs dans le dos les soulager pour les redre plus compétitives n'est que justice