Selon le Bureau Enquête et Analyses, l'avion ne s'est pas disloqué en plein vol et la sonde Pitot n'expliquerait pas à elle seule l'accident. Il semblerait qu'il y ait eu un problème de communication entre les centres de contrôle brésilien et sénégalais.
Elles devraient se poursuivre jusqu'au 10 juillet. A partir du 14 juillet les recherches seront effectuées avec d'autres moyens et d'autres méthodes. La tâche est complexe, étant donné la profondeur (évaluée entre 3.000 et 3.500 mètres) et le relief de l'Océan dans la zone de l'accident.
Les opérations, menées avec l'aide de navires français et d'avions espagnols et américains, ont permis de repêcher dans les eaux de l'océan Atlantique 51 corps parmi les 228 victimes. Les dépouilles ont été prises en charge par les militaires brésiliens. Ces derniers ont arrêté leurs recherches depuis le 27 juin.
"Les sondes Pitot ne sont pas écartées de la chaîne qui conduit à l'accident", a déclaré Alain Bouillard, responsable de l'enquête sur l'AF447. Ces sondes fabriquées par Thales et qui permettent de mesurer la vitesse sont le premier maillon pour surveiller la vitesse. Ces outils sont " fortement soupçonnés dans les incohérences de vitesse", c'est "un des facteurs mais ce n'est pas le seul", et "c'est un élément mais ce n'est pas la cause", a rajouté Alain Bouillard.
Il faut rappeler que les sondes avait immédiatement été désignées comme responsable de la catastrophe par des syndicats de pilote. Ce qui avait entraîné leur remplacement sur l'ensemble des Airbus A330 et 340.
Air France a connu au neuf incidents de givrage des sondes Pitot de mesure de vitesse entre mai 2008 et mars 2009, dont huit sur des avions long-courrier A340 et un sur un A330, selon une note interne diffusée le 18 juin aux pilotes.
En septembre 2007, Airbus avait recommandé aux compagnies le remplacement des anciennes sondes par les nouvelles, plus performantes, sur les A320 et les A330/A340, mais sans que cela ne revête un caractère obligatoire.
Les enquêteurs du BEA ont enterré cette piste. "L'avion paraît avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol avec une forte accélération verticale", a déclaré la personne qui dirige l'enquête.Cela signifie que l'appareil a touché la surface de l'eau avec "le dessous du fuselage". La forte accélération verticale pourrait être la conséquence de l'impact de l'appareil avec la surface de l'eau.
Dans le galey --meuble où sont rangés les plateaux repas--, toutes les étagères sont descendues au fond, ce qui laisse à penser qu'il a subi une accélération verticale.
Un morceau de plancher retrouvé est déformé du bas vers le haut, impliquant que l'avion a heurté la surface de l'eau.
Le fait que la dérive soit toujours fixée à la structure de l'avion et qu'elle ait été retrouvée au milieu des autres débris confirmerait qu'elle n'a pas cassé en vol.
Il n'y a pas eu de transfert du vol entre les centres de contrôle brésilien et sénégalais. Cette défaillance a certainement retardé le déclenchement des recherches, ont-ils dit, estimant ce retard à une heure ou deux.
Lorsque l'A330 a quitté la zone aérienne contrôlée par les Brésiliens, ces derniers auraient dû appeler par téléphone les Sénégalais pour leur confier l'appareil qui entrait dans leur zone, cela n'a pas été fait, selon le BEA. L'A330 aurait dû être à la suite contacté par les Sénégalais, ce qui n'a pas eu lieu.
Selon le BEA, "à 02h01 --temps universel--, l'équipage de l'A330 a essayé, sans succès pour la troisième fois, de se connecter au système du contrôle de Dakar". L'appareil est tombé dans la mer peu après, le dernier message ACAR --informant de panne-- datant de 2h14.
"L'AF447 n'était pas le seul vol à ne pas pouvoir contacter le centre de contrôle de Dakar. C'est une situation pas unique dans cette zone. Nous sommes en train de regarder cette difficulté de contact pour demander que le système s'améliore", ont dit les enquêteurs du BEA.

Avec Google Buzz, le groupe continue sa conquête du Web social. Un rival pour Facebook et Twitter? L'analyse de Frédéric Cavazza, spécialiste des médias sociaux.
Après le rappel de 8 millions de véhicules, Toyota vient de procéder à celui de 400.000 voitures hybrides. Une série noire pour le constructeur, qui a pourtant intérêt à jouer la carte de la prudence. L'explication de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa.
A quelques jours de l'ouverture du Mobile World Congress, le salon des produits et des technologies mobiles qui se déroulera du 15 au 18 février à Barcelone, Lexpansion.com fait le point sur les grands enjeux auxquels font face les opérateurs mobiles.
Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.
Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
Avec Pogoplug, inutile de passer des heures à mettre vos photos et vidéos sur Flickr ou Youtube pour pouvoir les partager avec vos proches et y accéder de n'importe où. Cloud Engines vous propose de créer votre propre "nuage". Et ça marche même depuis un téléphone mobile ou une console de jeux.