
Le cours du pétrole a dépassé vendredi pour la première fois le seuil des 126 dollars à New York, quelques heures après avoir franchi celui de 125 dollars, poursuivant une course folle, nourrie par les craintes sur l'offre, la robustesse de la demande et la spéculation.
Spectaculaire sur un an, la hausse des prix s'est encore accélérée au premier trimestre cette année : 100 dollars le 2 janvier, 105 dollars le 6 mars, 110 dollars le 13 mars. Et depuis lundi, l'emballement est vertigineux et les records quotidiens. Après la barre des 120 dollars lundi, celles des 121 et 122 dollars ont été franchies mardi, les 123 dollars atteints mercredi, puis 124 dollars jeudi et enfin 125 et 126 dollars d'un coup vendredi.
Vendredi, les cours se sont envolés jusqu'à 126,20 dollars le baril à New York et 125,90 dollars à Londres. Vers 16H15 GMT, le baril s'échangeait à 124,87 dollars à New York et 124,69 dollars à Londres.
Des sabotages sur les installations nigérianes du groupe pétrolier Shell et un regain de tensions géopolitiques entre l'Occident et l'Iran, quatrième producteur mondial de brut, ont servi d'amorce vendredi dernier à cette dernière flambée. Mais ces craintes n'étaient que les derniers ingrédient de la recette explosive qui a fait doubler en un an les prix du pétrole.
Le principal ingrédient, présent dès 2002, est l'inquiétude suscitée par la croissance de la demande pétrolière dans les pays émergents, notamment en Chine, sachant que l'offre, elle, augmente moins vite : année après année, l'équilibre entre offre et demande se resserre.
Dans ce contexte, l'Organisation des pays producteurs de pétrole (40% de la production mondial) n'a rien fait pour calmer les prix. Depuis septembre, le cartel pétrolier contemple, impassible, l'envolée des prix et se garde d'agir, de crainte qu'une éventuelle surproduction ne provoque un effondrement des prix. Jeudi, le secrétaire général du cartel, Abdallah el-Badri s'est contenté de déclaré que l'organisation était "prête à agir si le marché éprouve le besoin de mesures supplémentaires".
Du côté des producteurs hors Opep, le tableau est celui "de performances qui n'ont cessé de décevoir jusqu'à présent cette année", comme l'ont rappelé les analystes de Barclays Capital. La production pétrolière de la Norvège, cinquième exportateur mondial de brut, a ainsi reculé en avril, selon des chiffres publiés vendredi
Enfin, les opérateurs ont noté avec inquiétude les difficultés des compagnies pétrolières internationales, qui ont toutes affiché au premier trimestre des productions pétrolières en berne.
"Un autre grand facteur (...) est le vif intérêt des fonds d'investissement pour le pétrole, attirés par la rapide appréciation des prix du pétrole cette année", remarquait par ailleurs Michael Davis, analyste de la maison de courtage Sucden. "Ceci explique probablement les mouvements de prix ces derniers jours, malgré des nouvelles baissières, incluant un dollar plus fort, des nouvelles pour une fois positives en provenance de l'offre au Nigeria, et des craintes sur la consommation d'essence aux Etats-Unis", soulignait-il.
Accusés par l'Opep d'être les grands responsable de la flambée pétrolière, les investisseurs s'en défendent et font remarquer que les prix ont poursuivi leur ascension cette semaine malgré le rebond du dollar face à l'euro. Or, les spéculateurs avaient eu tendance à acheter du pétrole pour se couvrir contre l'inflation en période de baisse du dollar.
Avec le calendrier, un dernier piment pourrait encore faire grimper les prix: la "driving season" (saison des grands déplacements automobiles aux Etats-Unis) approche, réclamant de vastes quantités d'essence.

Le moteur de recherche multimedia d'Idée Inc a déjà été adopté par Adobe, l'AFP et l'agence Getty. Une version grand public doit être lancée prochainement. Interview de la PDG et co-fondatrice française de cette entreprise canadienne, Leila Boujnane.
Les portables d'Acer et l'eeePC d'Asus ont fait un carton début 2008.
Un archipel dédié aux jeux et à la vie sociale pour les 10-14 ans. C'est ce que propose Chapatiz, une jeune pousse parisienne, dont le site compte plus de 800.000 inscrits depuis son lancement. Uniquement grâce au bouche-à-oreille.
C'est la réponse du président du conseil d'administration de Yahoo à la charge de Carl Icahn, qui souhaite relancer une vente à Microsoft.
Les ventes de voitures neuves ont rebondi de 9,6% sur un an en avril en Europe après une baisse de 9,5% le mois précédent, a indiqué vendredi l'association des constructeurs automobiles européens (ACEA).
Malgré les nuages qui s'accumulent, la croissance en zone euro a atteint 0,7% au premier trimestre 2008, dopée par les performances de l'Allemagne. Jusqu'à quand ?
Réfléchissons un petit peu, en janvier 2002 le baril était éstimé à 18$ environ, en janvier 2007 le baril valait 52$ et aujourd'hui on se retrouve avec un baril dépassant les 120$. Une telle envolée des prix n'est pas possible sur le marché réel des biens et services , avec seulement les contraintes de l'offre et la demande le prix du baril devrait se situer au alentour de 48 à 60$, par conséquent cette évolution est liée au marché des valeurs, c'est à dire que les véritables responsables sont les spéculateurs. Si on ajoute le fait que des grandes banques prévoient un baril évoluant vers les 200$ alors la rationalité des agents les poussera à suivre ces estimations poussant réellement l'évolution du prix du baril à 200$, c'est une rationnalité qualifiée de procédurale pour Simon et Allan Greenspan avait parlé "d'exhuberance irrationnelle des marchés".
le petrole ? c'est pas cher du tout si il n'était pas surtaxé