
Les pays émergents ne reviendront pas déçus de Pittsburgh. Ces derniers ont obtenu des pays développés que le G20 remplace officiellement le G8. Une révolution dans le mode de gouvernance mondiale que nous explique Nicolas Jabko, directeur de recherche au CERI.
Lors du sommet de Pittsburgh, les dirigeants des 20 grandes puissances mondiales ont déclaré que le G20 remplaçait officiellement le G8, comment expliquer cette décision ?
Il s'agit de responsabiliser les membres du G20 qui n'appartiennent pas au G7 des origines, et particulièrement les pays émergents du groupe qu'on appelle BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). On a d'abord associé la Russie, en créant le G8. Mais cela ne suffisait pas. Depuis des années, d'autres grands pays émergents se sentent, à raison, exclus de la gouvernance économique mondiale. Ils ne s'estiment donc pas tenus de prendre des décisions contraignantes. Avec à chaque fois les mêmes arguments: leur besoin de croissance économique ne leur permet pas de se poser des questions de riches. En leur donnant une vraie place dans la gouvernance économique mondiale, notamment avec la réforme des quote parts du FMI, les pays du G8 espèrent une évolution du discours et une responsabilisation de ces pays émergents.
Par ailleurs le G8 est un forum qui tournait à vide depuis quelques années. Sous le gouvernement de Bush, les Américains ne le considéraient plus comme une instance pertinente. Le G8 ne parvenait plus à assumer seul les problèmes de gouvernance économique mondiale. Alors qu'au départ on reprochait au G7 d'imposer sa volonté au reste du monde, on avait fini par lui reprocher son inefficacité. Récemment les échecs à répétition du cycle de Doha ont montré la nécessité d'élargir la gouvernance économique mondiale aux pays émergents...
On a également avancé que la crise avait accéléré ce processus d'intégration des pays émergents dans la gouvernance économique mondiale. Qu'en est-il ?
Cela n'est pas complètement faux, bien que l'intégration de ces pays dans la gouvernance mondiale était déjà sur les rails bien avant la crise. Mais de fait la crise a été un accélérateur, un catalyseur. Elle a bouleversé l'ordre économique mondial. Les pays émergents ont acquis une place de plus en plus importante dans le PIB mondial. Il était donc difficile de continuer à les ignorer.
Par ailleurs, la crise a souligné une question essentielle, celle des déséquilibres existants aujourd'hui entre les pays très exportateurs de produits manufacturés et de capitaux, comme la Chine, et les pays très importateurs, comme les Etats-Unis. Tant que les Américains avait une économie en pleine croissance, cela ne posait pas de problème insurmontable. Mais avec la crise, la capacité de consommation des Etats-Unis s'est enrayée. D'où la nécessité pour la Chine de développer sa demande intérieure. En impliquant la Chine dans le processus de décision, on espère régler des questions essentielles à la reprise de la croissance mondiale. C'est la même problématique en matière environnementale, où il n'est pas possible de jouer dans un club restreint.
Mais un groupe de décision à vingt n'est-il pas encore plus inefficace ?
Il est certes plus difficile de prendre des décisions à vingt plutôt qu'à huit. D'une part car le consensus est forcément plus difficile à obtenir pour un plus grand nombre, mais aussi parce que les sujets qui inquiètent les uns n'intéressent pas forcément les autres. On le voit aujourd'hui avec le G20 de Pittsburgh. La Chine, qui félicite ses banquiers de ne pas être tombés dans les mêmes pièges que les banquiers anglo-saxons, considère les problèmes de régulation financière avec une certaine distance. Mais le G20 n'est pas non plus un gouvernement mondial. Il est normal que les Etats aient des intérêts différents. Le tout est donc de trouver des compromis.
Et puis, la transformation du G8 en G20 était une révolution nécessaire. Les grands déséquilibres mondiaux et les problèmes économiques doivent être traités au niveau adequat. Prenons l'exemple de la régulation financière. La Chine, que l'on dit peu intéressée par la question de la régulation financière, semble vouloir bâtir sa propre puissance financière, à l'image de la City et de Wall Street. Et elle en a désormais les moyens. En ne l'incluant pas dans le dispositif de prises de décision, on risque de voir la Chine jouer le jeu de la déréglementation, ce qui rendrait caduque toute tentative de réglementer la finance mondiale.
Peut-on imaginer que le G8 subsiste en parallèle du G20 ?
C'est une question que tout le monde se pose. Pour l'instant les pays du G8 ont intérêt à ce que ce dernier reste en vie. Si le G20 ne fonctionne pas, ils pourront toujours se retrouver dans ce cercle restreint. Cette instance peut d'ailleurs constituer un moyen de pression à l'égard des nouveaux entrants : si rien ne se passe lors du G20, nous nous retrouverons entre grands. Mais à terme si le G20 fonctionne, il détrônera le G8. Il n'y aura aucune raison que le G8 continue en parallèle, car il sera moins légitime.

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les bras m'en tombent !!! responsabiliser les pays émergents...qui ne sont en rien responsables de cette crise très grave dénote le narcissisme des dirigeants des pays développés ! mais que l'on redescende sur terre, nos pays vont terriblement souffrir dans les prochaines années et devront lutter pour garder un accès aux matières premières, aux énergies ...ce qui ne sera pas facile avec nos dettes et nos croissances faiblardes ! Prions pour que les pays émergents n'arrivent pas développer un commerce global entre eux, sans appel à nous !!!
Suivez bien le G20 l'avenir d'une planète orné d'or rejoinant la proximité de la planète Mars. Nous sommes la dernière humanité,peut-être qu'ont devraient prendre une inspiration profonde et réfléchir à 2 fois de ce qui advenus des enciennes civilisations passé. Nous sommes sur le même chemin qu'eux! Le G20 n'a aucun pouvoir en l'ordre du temps qui nourrit la terre en substances en terme de survie humaine... Une grande partie du globe le remercie en s'agenouillant à la face de l'univers, pur en oxygéne...(l'ordre du temps des saisons). Imaginez l'humanité entière du globe terrestre(une énèrgie Co2° 8 dégagé) en la masse entière agenouillés face au courant du temps. Sa lumiére n'est-elle pas un bien fait en l'atome infinie en l'être? La lumière ne se dupe pas elle régit en l'être et lui laisse le choix de son propre arbitre echec et mat pour l'humanité entière! Seul la lumière entre ciel et terre pourrait faire redémarer (les deux coeurs d'atomes,le corps de la terre et le corps de l'être) Voilà ce qui ferait renaître les substances de la planète. L'univers aime sa coupe d'ou s'écoule sa création inspirée à l'infinie. "l'oxygéne cérèbrale,du voile ne meurr jamais" "Son siége W° 8 V°-S (WV)magnifique étoiles à comtenpler" "L'erreur humaine ^^ ^ "
Et si on commençait par responsabiliser les agents de la finance américains ? N'est ce pas eux qui sont à l'origine de cette crise en exportant des dettes non recouvrables (subprimes) ? et si on commençait à responsabiliser les agents de la finance européens ? qui ont acheté ces dettes sans être très regardant et qui, au premier retournement de tendance, ont demandé l'aide des états et qui, ont donc importé la crise américaine en Europe ? Et si on commençait par responsabiliser ces gouvernements qui dépensent toujours plus qu'ils ne récoltent et qui endettent l'état jusqu'au cou, au point d'emprunter pour rembourser ?!