La crise fait resurgir les vertus de l'entraide et crédibilise le modèle alternatif que prônent avec un succès croissant les tenants de l'économie sociale (associations, mutuelles, coopératives, etc.).
C'est sans nul doute le mot le plus tendance du moment. « La crise ne demande pas moins, mais plus de solidarité », affirmait François Fillon à l'Assemblée nationale le 22 octobre. Lors de ses traditionnels v?ux de nouvel an, Nicolas Sarkozy enfonçait le clou : « Les difficultés, nous avons les moyens de les affronter, à condition d'être solidaires les uns des autres. » Quand le pape Benoît XVI formulait le même souhait : « Que la lumière encourage chacun à faire son propre devoir dans un esprit d'authentique solidarité. »
1844
Un groupe de salariés tisserands de Rochdale, une petite ville anglaise, crée une coopérative de denrées alimentaires et pose les principes qui sont toujours ceux du mouvement coopératif actuel (un homme, une voix, répartition des bénéfices en proportion des achats, etc.).
1855
En France, le terme d'économie sociale apparaît pour la première fois dans les propos de Frédéric Le Play, conseiller d'Etat, précurseur de la sociologie en France, qui organisa les rencontres de la Société internationale des études pratiques d'économie sociale.
1864
Le délit de coalition, institué par la loi Le Chapelier, est supprimé. Cette loi n'avait pas empêché les ouvriers de créer des sociétés de secours mutuels. Les premières servent aux paiements des enterrements, puis elles constituent des fonds pour financer les jours de grève. Elles s'étendent ensuite à la protection chômage et à la santé.
1871
Albert de Mun fonde les Cercles catholiques d'ouvriers. Il sera l'inspirateur de la plupart des textes de lois sociales de la IIIe République.
1901
La loi instaurant la liberté d'association, proposée par le président du Conseil, Pierre Waldeck-Rousseau, déjà père des textes créant les syndicats (1884) et la mutualité (1898), est votée le 1er juillet. Elle limite les interventions des congrégations religieuses en politique et offre aux mouvements de salariés une liberté d'organisation totale.
Une attitude proche de celle prônée dans une tribune publiée récemment dans douze quotidiens par des personnalités aussi respectées que Guy Aurenche, Jean Boissonnat, Jacques Delors, Xavier Emmanuelli ou Michel Rocard. Eux aussi invitaient à redéfinir le sens donné à l'économie et à choisir la voie de la solidarité. En d'autres termes, après les errements du capitalisme financier, prendre le chemin d'une économie plus sociale. Un v?u pieu ? « Certainement pas, répond Arnaud Mourot, directeur général France d'Ashoka, le premier réseau mondial d'entrepreneurs sociaux. Partout dans le pays se multiplient les exemples de sociétés qui mettent en place des solutions pragmatiques et rentables pour répondre aux enjeux sociaux et rééquilibrer la balance entre l'homme et le capital. »
Le terreau solidaire hexagonal est déjà fertile, car les Français ont le sens de l'entraide. Familiale d'abord : selon une étude du Crédoc, neuf personnes sur dix disent avoir été épaulées ou avoir épaulé un proche l'an dernier. Au-delà, un Français sur sept pratique un engagement bénévole régulier, d'après l'association Recherches et Solidarité. Même en période de vaches maigres, la générosité reste une valeur sûre. En 2007, le montant des dons humanitaires ou caritatifs s'est élevé en France à près de 3 milliards d'euros, avec un don moyen de 260 euros, et il ne devrait pas être inférieur en 2008. « Au-delà de la cellule familiale, la solidarité existe partout où l'on promeut la recherche du bien commun, l'emploi et l'insertion des plus défavorisés », constate Jean-Baptiste de Foucauld, président de l'association France active. « C'est encore plus vrai en temps de crise, lorsque l'Etat, accablé de dettes, n'a plus d'autre choix que de partager la gestion de l'intérêt général avec les associations, les fondations et les entreprises sociales », analyse Bernard de La Rochefoucauld dans un rapport de l'institut Montaigne intitulé « Engager le citoyen dans la vie associative ». Déjà, en 1975, lors de la crise économique qui a refermé la parenthèse des Trente Glorieuses, Jacques Chirac, alors Premier ministre, reconnaissait que l'Etat n'avait plus « le monopole de l'intérêt général ».
« C'est parce que l'économie sociale est fille de nécessité qu'elle s'est imposée comme le ciment d'une société qui génère d'importantes inégalités », écrit Thierry Jeantet, dans son livre L'Economie sociale, une alternative au capitalisme. Résultat, cette économie du secteur tiers, comme on la définissait il y a encore peu de temps, car ni capitaliste ni publique, compte aujourd'hui 1,1 million d'associations, dont 172 000 emploient des salariés, et mobilise 14 millions de bénévoles, ce qui équivaut à près de 700 000 emplois à temps plein. Au total, elle pèse 12 % du produit intérieur brut, 12 % de l'emploi et 57 milliards d'euros de masse salariale. « Etant donné la crise d'identité dans laquelle s'enfonce le capitalisme, son périmètre n'a pas fini de s'étendre », prévoit Ignacy Sachs, professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.



Après le rappel de 8 millions de véhicules, Toyota vient de procéder à celui de 400.000 voitures hybrides. Une série noire pour le constructeur, qui a pourtant intérêt à jouer la carte de la prudence. L'explication de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa.
A quelques jours de l'ouverture du Mobile World Congress, le salon des produits et des technologies mobiles qui se déroulera du 15 au 18 février à Barcelone, Lexpansion.com fait le point sur les grands enjeux auxquels font face les opérateurs mobiles.
Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.
Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
Avec Pogoplug, inutile de passer des heures à mettre vos photos et vidéos sur Flickr ou Youtube pour pouvoir les partager avec vos proches et y accéder de n'importe où. Cloud Engines vous propose de créer votre propre "nuage". Et ça marche même depuis un téléphone mobile ou une console de jeux.
Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.