Cinq noms figurent sur la liste des compagnies aériennes interdites de vols en France. Le gouvernement espère accélérer une démarche commune au niveau européen. Car la publication de cette liste ne résout pas le problème de l'insécurité aérienne.
Cinq noms apparaissent, au total, sur la liste noire publiée lundi sur le site de la direction générale de l’aviation civile (DGAC). Cinq compagnies qui n’ont pas le droit de desservir un aéroport français : Air Koryo (Corée du Nord), Air Saint-Thomas (Etats-Unis), International Air Service (Liberia), Lineas AER de Mozambique (LAM) ainsi que le transporteur qu’elle affrète Transairway, et de Phuket Airlines (Thaïlande), interdite depuis juin 2005. L’interdiction ne concerne que des compagnies s'étant vues interdire ou retirer une autorisation, pour ne s’être pas conformées aux normes internationales définies par l’OACI, l'instance internationale chargée de la sécurité aérienne. En revanche, plusieurs compagnies aux problèmes avérés peuvent desservir sans problème le tarmac français. Ni la compagnie turque Onur Air, interdite de vol au printemps par plusieurs pays pour raisons de sécurité, ni la compagnie privée turque Fly Air dont un Airbus A-300 a été immobilisé ce week end à Roissy à cause de son état, ne figurent parmi cette liste. Ce qui provoque la colère de certains professionnels du voyage. Pour Jean-Pierre Mas, président du réseau d'agences Afat-Voyages , c’est de « la poudre aux yeux » car aucune compagnie ayant eu un accident depuis 2004 n'y figure.
De l’aveu même de la DGAC, cette liste ne résout pas le problème de la sécurité aérienne : "Il ne suffit pas d'inscrire une compagnie sur une liste pour éviter tous les accidents aériens. Ce n'est pas la réponse universelle, ni la panacée" déclarait lundi son directeur du contrôle et de la sécurité. « C'est un élément pour que chaque Etat renforce le contrôle de ses compagnies" ajoute-t-il. Par cette démarche, la DGAC espère simplement accélérer le processus au niveau des 25 Etats membres de l’Union européenne. La Belgique a d’ailleurs publié également lundi le nom des neufs compagnies qu’elle interdit. Problème : aucun nom n’est commun aux deux listes. Car la liste belge ne contient que des compagnies de fret et non des transporteurs de passagers. Parmi les noms publiés par la Grande Bretagne – premier état membre à avoir communiqué depuis longtemps sa liste noire – seule Phuket Airlines et la compagnie libérienne sont communes avec la France. De fait, les critères de choix retenus pour les interdictions ne sont pas les même. En Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, ce sont des Etats qui sont visés, en fonction de la manière dont les autorités nationales se conforment aux directives de l'OACI. Ainsi le Royaume-Uni interdit tout avion en provenance de la République démocratique du Congo, de la Guinée équatoriale, du Liberia, de la Sierra Leone, du Swaziland et du Tadjikistan. La France ou la Belgique, elles, ciblent des compagnies.
Pour améliorer la communication entre les membres de l’Union, et recouper plus efficacement les informations disponibles, la Commission européenne veut donc obliger chacun des Etats à établir une liste des compagnies interdites, sur la base de critères communs. Le projet de directive sera débattu par les 25 ministres des Transports le 6 octobre prochain au Luxembourg.

L'inventeur du magnétoscope numérique s'est allié avec l'allemand Nero pour imposer son savoir-faire dans les usages de la vidéo sur PC. Détails sur de nouvelles ambitions avec Joshua Danovitz, patron de la stratégie internationale de Tivo.
Les marchés dévissaient toujours vendredi, guère rassurés par le discours de George Bush. Le CAC a perdu 7,73% à 3176,49 points. A New-York, le Dow Jones reculait de 4,4% à 18 heures. Deux heures avant la réunion du G7 à Washington.
Le patron de Renault et Nissan lâche les rênes de l'opérationnel au sein du constructeur français, au profit de Patrick Pélata, 53 ans, l'actuel DGA. Carlos Ghosn se recentre sur la stratégie et les finances. Décryptage.
Entre 2500 et 5000 salariés de l'automobile ont manifesté vendredi midi devant le Salon de l'Automobile à Paris pour exprimer leur ras-le-bol face à la multiplication des plans sociaux dans le secteur.
La crise économique douche les espoirs de financement, écrit le fondateur de TechCrunch, qui déclare la mort du web 2.0. Sequoia Capital invite ses start-ups à réduire la voilure. Netvibes et Dailymotion figurent sur une liste de sociétés menacées.
L'Arcep clarifie les règles du déploiement de la fibre. Satisfaction de Free, qui pourra utiliser les infrastructures de France Télécom.