La décision de la banque du Japon d'augmenter son taux directeur d'un quart de point n'a pas empêché le yen de toucher un nouveau plus bas historique face à l'euro. Retour sur une décision très politique.
Les manuels d'économie nous enseignent que les banques centrales relèvent leur taux directeur afin de lutter contre les pressions inflationnistes. Au Japon, la politique monétaire semble échapper à cette logique. Le loyer de l'argent vient de passer de 0,25% à 0,5%. Or l'inflation atteint à peine 0,1% sur un an dans l'Archipel ! Quelle mouche a bien pu piquer la Banque du Japon ? A coup sûr, la décision de relever le taux directeur, alors que la déflation menace, obéit à des facteurs politiques. La Banque du Japon veut montrer qu'elle peut résister aux pressions du gouvernement, après le cafouillage du précédent comité de politique monétaire.
Pour autant, le nouveau resserrement monétaire n'est pas déconnecté de la conjoncture. Le Japon est en pleine reprise. L' « output gap », c'est à dire l'écart entre la croissance observée et la croissance potentielle est désormais proche de zéro. En clair, le Japon n'a plus besoin d'une politique monétaire aussi accommodante. La hausse de 25 points de base du taux directeur qui vient d'être décidée ne va d'ailleurs pas changer grand chose d'un point de vue économique.
Certes, c'est une mauvaise nouvelle pour les ménages et les petites entreprises, qui ont besoin d'emprunter pour se financer. Cependant, il y a bien longtemps que le Japon réalise l'essentiel de sa croissance à l'étranger, grâce aux exportations des grandes entreprises. Et puis, il faut six à neuf mois avant que l'impact de la hausse du loyer de l'argent ne se fasse sentir sur l'économie. Plus important, le resserrement monétaire semble pour l'instant trop faible pour déstabiliser la finance internationale en décourageant les fameuses opérations de « carry trade », responsables de la glissade du yen ces derniers mois. Celui-ci a d'ailleurs touché mercredi un nouveau plus bas historique face à l'euro à 159 yens. Mais doit-on vraiment s'en réjouir ? Plus la monnaie japonaise dégringole, plus l'industrie européenne souffre et plus le retournement du yen risque d'être brutal quand la tendance s'inversera.

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si je comprends bien le yen dégringole ,la balance du commerce exterieur du japon elle vat s'envolée, ses réserves monétaires en devises (euro dollars et (yuans) )vont faire des masses pour investissement et réserves , ces investissements vont rapportés plus de devises et de prospérité au japon .il me semble la que le cercle fatal ou a atteindre celon que l'on est pro capitaliste ou socialiste voire réformiste est d'une logique incontournable .ne pas comprendre les choix de la banque centrale du japon c'est ne pas comprendre qu'elle defend les interets du japon les majors de l'industrie de ce pays eux ne si trompent certainement pas meme si les taux d'interets augmentent .il est tres certainement certain!! que l'auto financement des grands groupes industriels de ce pays leur permet d'etre en cohérence avec la politique de leur banque centrale .