La grève des fonctionnaires expliquée aux nuls

Thomas Bronnec -  21/01/2010 15:34:00 
REUTERS/Eric Gaillard
Manifestation de fonctionnaires, le 21 janvier 2009, à Nice.
 

Les agents de la fonction publique étaient appelés à la grève ce jeudi. Objectif, protester contre les suppressions de postes dans la fonction publique. Mais au fait, elles servent à quoi, ces diminutions d'effectifs?

Qui fait grève, et pourquoi ?

L'ensemble des fonctionnaires étaient appelé à la grève ce jeudi, par trois syndicats, la CGT, Solidaires et la FSU. La CFDT et l'Unsa se sont aussi joints au mouvement, mais seulement dans l'Education nationale et l'Equipement. Environ 120 manifestations étaient organisées à travers le pays. La grève a été quand même moins bien suivie  que la dernière en date, le 19 mars 2009 : 12,2% des agents de l'Etat étaient mobilisés à la mi-journée, contre 26% à l'époque. Un chiffre qui tombe à 3,5% au sein des collectivités locales - contre 15% - et à 2% à l'hôpital - contre 18,4% - selon le ministère de la Fonction publique. Comme si les fonctionnaires étaient résignés, face aux suppressions de postes. C'est en effet la lutte contre cette politique qui constituait le coeur des revendications. 

Il y en a beaucoup, des suppressions de postes ?

Oui, quand même... C'est vrai qu'Eric Woerth, le ministre du Budget, ne plaisante pas : "On ne peut pas faire autrement", a-t-il assuré. Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, les coupes dans la fonction publique d'Etat ont été bien plus drastiques qu'avec ces prédécesseurs : 22.900 postes en moins en 2008, 30.600 en 2009 et, cette année, 33.749 exactement sont prévues au budget. Ces chiffres sont en forte accélération par rapport à la période Chirac. Ils paraissent élevés, mais, rapportés au nombre total de fonctionnaires, restent relativement faibles. La France compte en effet 5,2 millions de fonctionnaires, dont la moitié à peine dans la fonction publique d'Etat. Le "plan social" qui a touché cette dernière depuis trois ans ne représente donc que 4% des effectifs totaux. Et sans licenciements, évidemment, puisque les suppressions de postes sont la conséquence de la règle dite du "non remplacement d'un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite".

D'où sort ce chiffre de "un sur deux" ?

C'est une règle qui avait été édictée par Francis Mer lorsqu'il était à Bercy, entre 2002 et 2004. "Ce n'est pas un chiffre tiré à pile ou face", se justifiait-il dans son ouvrage Vous les politiques, après son éviction du ministère des Finances. Prenant le cas de ce dernier, il expliquait par exemple que "moyennant l'informatisation en cours, une certaine externalisation et la réorganisation systématiques des processus de production administrative, il est tout à fait possible d'augmenter la productivité de Bercy de 1% à 2% par an pendant dix ans. Soit 2000 à 4000 suppressions de postes chaque année, c'est à dire au moins la moitié des départs naturels en retraite dans les dix prochaines années".

Augmenter la productivité, ça veut dire quoi ?

Eric Woerth cite lui aussi le cas de sa propre administration. Selon lui, les impôts, "ça marche infiniment mieux qu'il y a quelques années, avec moins de fonctionnaires". Il a mis en place un programme au nom barbare, la RGPP, pour "Révision générale des politiques publiques", qui a justement pour but de repérer les gains de productivité dans tous les ministères, et, in fine, de "garantir la même qualité de service à moindre coût".  

Autrement dit, faire mieux avec moins... ça marche ?

Le gouvernement est très attaché à cette politique. La Cour des Comptes, beaucoup moins. Philippe Séguin, juste avant sa mort, avait condamné en des termes peu aimables cette règle du "un sur deux" "dictée par des considérations budgétaires de court terme" et qui "résulte d'une démarche purement quantitative". Selon l'ancien président de la Cour, cette méthode profite aux "administrations pléthoriques et sous productives" qui ont moins de mal que les autres à rendre des effectifs".. Bref, elle "récompense les mauvais élèves, ceux qui, du fond de la classe, résistent aux efforts de productivité". Tout le contraire de l'objectif affiché, donc. "C'est assez compliqué, quand même, d'évaluer les gains de productivité, renchérit Matthieu Plane, économiste à l'OFCE. Par exemple dans l'Education, qui à elle seule représente la moitié des futurs départs à la retraite, la productivité devrait normalement correspondre à une amélioration de la connaissance distribuée par les professeurs. Mais tout ce à quoi va aboutir l'application de la règle du ?un sur deux', c'est une augmentation du nombre d'élèves par professeur".  

Mais est-ce que tout ça, ça va vraiment réduire le déficit ?

Le gouvernement ne s'en cache pas : confronté à des déficits très élevés, il n'entend pas augmenter les impôts, mais agir uniquement sur la baisse des dépenses. La diminution du nombre de fonctionnaires, premier poste de dépenses de l'Etat, est évidemment la pierre angulaire de cette politique. Sauf que, quand on regarde les ordres de grandeur, ça ne colle pas. Les économies générées par la baisse des effectifs dans la fonction publique d'Etat sont évaluées à un milliard d'euros par an, et la moitié de cette somme est redistribuée aux agents, sous forme de primes. Le déficit budgétaire, lui, frise les 140 milliards. "Il faut aussi ajouter que les gains générés par la baisse des effectifs dans la fonction publique d'Etat sont partiellement annulés par la hausse du nombre d'agents dans les collectivités locales", analyse Matthieu Plane. Pour revenir dans les clous du traité de Maastricht, le déficit public de la France, qui comprend celui de l'Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale, devra passer de 8,2% cette année à 3% en 2013. "C'est un effort colossal, que l'OFCE évalue à 20 milliards d'euros d'économies par an, affirme Matthieu Plane. C'est évidemment impossible à réaliser avec la règle du ?un sur deux'. Pour y parvenir sans augmenter les impôts, il faudrait s'attaquer à la Sécurité sociale, qui représente 45% des dépenses publiques à elle seule". Réformer le modèle social, donc, pourtant tellement vanté par le gouvernement pendant la crise.  

 
 
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Commentaires - (23)
Jules 26/1/2010 Recommander 1

Arrétons un peu de taper sur les fonctionnaires, de faire croire aux citoyens français qu'ils sont responsables de tous les maux de notre socièté capitaliste ....ce sont gràce à eux qu'il nous reste un tant soit peu de droit.... Nivelé par le bas pour les classes moyennes et ne parlons pas des pauvres alors que les plus riches et riches peuvent s'exonérer de tous les impôts gràce aux niches en tout genre (et je ne parle pas du bouclier).... Toujours plus pour les uns et..... Vous me rappelez la proportion qui va au travail et celle au capital !? Les citrons en ont marres de se faire presser !!!

konebien 26/1/2010 Recommander 0

c'est vrai que la calédonie est un sacré exemple avec salaires indexées à 1,80 ;l'irpp inexistant pour les petits et moyens salaires.En calédonie la Fonction publique c'est le bagne c'est tellement vrai qu'il y a 50% d'agents publics de qu'en France /on se demande comment font les voisins néo zélandais

bbr 25/1/2010 Recommander 1

Elle servent à payer Proglio le cumulard placé par l'Elysée à la tête d'EDF alors qu'il vient de toucher une retraite chapeau de 13 milliards... CE n'est plus TRAVAILLER PLUS pour gagner plus mais CUMULER PLUS pour entuber plus.

konebien 25/1/2010 Recommander 0

Peut être faudrait il ressortir de la naphtaline l'excellent rapport du sénat sur la méthode et la réforme administrative Néo zélandaise ?peut être faudrait il faire comprendre que Service public ne veut pas dire obligatoirement statut ;emplois à vie et retraites supérieures au privé... coincé par une fiscalité trop lourde comparativement à celles de nos partenaires européeens ,ayant dépensé bien au de la de ses possibilités par beau temps nos dirigeants n'ont plus d'autres solutions que de dépenser moins par mauvais temps au moment ou les économies d'une saine gestion auraient été fort utiles.....

pierre38 24/1/2010 Recommander 0

Les salaires des patrons du CAC 40 c'est environ 100 Millions d'euro soit celui de 4000 fonctionnaires spécialisés SNCF , EDF ... Si l'on supprime les premiers l'économie ne souffrira pas beaucoup, par contre sans conducteurs de TGV ou lignards EDF il en sera autrement.

Démosthène 23/1/2010 Recommander 0

à lunigny : J'ai dit un million, càd 20%. Cela me paraît correct. Avec 4 millions le travail pourrait être bien fait, mieux sans doute. En fait vous n'avez rien compris, vous. Ceci dit je ne vous permet pas de me tutoyer, nous n'avons pas fait la fonction publique ensemble.

pier21 22/1/2010 Recommander 0

A ceux qui avancent que c'est pour camoufler des scandales genre Proglio que l'on tape sur les fonctionnaires, j'objecterai: 1. La fortune du maharadjha n'a jamais fait longtemps le bonheur du peuple! 2. Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières: les quelques millions, voire milliards, qui choquent les têtes qui sonnent le creux, ne sont rien à côté des centaines de milliards servant à financer tous les avantages de la FP et payés par le secteur privé! 3. Quand il n'y a plus de très riches, il reste les moins riches, puis les pas tout à fait pauvres, puis enfin que des pauvres! Ne me dites pas, en tout cas pas à moi, que les fonctionnaires et assimilés sont les damnés de la terre! C'est pour cela, que la vraie révolution sera celle de l'alignement du public sur le privé, que vous le vouliez ou non: avez-vous une idée de ce que coûterait, sans réforme, les retraites de le FP et des régimes spéciaux? Alors réfléchissez, et si mon ton un peu abrupt vous y amène, je n'aurai pas perdu mon temps! Même Martine y vient! Sinon,voyez le Vénézuela où un nouveau paradis socialiste est en train d'éclore!

Tikehau 22/1/2010 Recommander 1

Trop de fonctionnaires trop bien payés ? le salaire de base d'un agent de catégorie C est inférieur au montant du Smic pendant ses 7 premières années d'exercice. Ne croyez pas que l'Etat paie en-dessous du Smic se serait illégal : une "prime" compensatrice est versée pour compenser la différence avec le salaire règlementé. Et comme d'années en années il y a progression "automatique" du salaire de fonctionnaire la "prime" est mécaniquement réduite. Salaire de départ d'un agent de catégorie A : le Smic 20%. Si à l'étranger il y a moins de fonctionnaires ils sont peut être mieux payés... et si le statut de la fonction publique intéresse les grincheux, les concours sont accessibles à tous les francais. "L'herbe est toujours plus verte dans la prairie du voisin" dixit Marguerite la vache laitière.

lumigny 22/1/2010 Recommander 6

Oui Demosthene c'est une excellente idée, un million, c'est bien, allez pourquoi pas deux ou trois ou même 5 millions. Ensuite tu pourras allez t'acheter un flingue et prendre des cours de karaté car il n'y aura plus un flic ni de juges ni de prisons. Tu pourras donner des cours à tes gosses à la maison car il n'y aura plus d'ecole, comme il n'y aura plus de fonctionnaires pour encaisser et contrôler l'impôt, il n'y aura plus de société et les entreprises privées pourront essayer de fonctionner sans routes ni clients. Bref tu as tout compris.

Démosthène 22/1/2010 Recommander 9

Une seule vérité : nous avons trop, beaucoup trop de fonctionnaires (nos voisins font fort bien avec moins) Les finances publiques ne peuvent plus le supporter. Le drame c'est la contrainte de l'Etat de ne pas licencier et le coût des retraites qui pèsent sur le futur. Raison de plus pour faire le maximum pour réduire d'au moins un million le nombre des fonctionnaires.

taxidenuit 22/1/2010 Recommander 5

Oui bon ... pour résumer, en France, iy y a trop de tout ! Trop de fonctionnaires, trop de chomeurs, trop de personnes âgées, trop de déficit, trop d'impots, trop de jeunes (les vrais, pas les encagoulés de banlieue) qui n'ont pas de travail ... Moi je trouve qu'il ya trop d'hommes politiques qui parlent trop et qui n'agissent pas assez !!!

DANIEL 74 22/1/2010 Recommander 6

Lorsque je lis les statistiques, les fonctionnaires ont augmenté depuis 2 ans et le non renouvellement d'un fonctionnaire d'ZEtat sur 2 après départ en retraite est une ineptie. Il est temps que l'Etat (donc les dépenses du contribuables et de la dette abyssale) impose des DRH à chaque secteur comme il existe dans la moindre entreprise gérée. Assez de nous ne savons pas combien nous sommes mais nous ne sommes pas assez ! Il est temps de supprimer le statut public et d'imposder un service au pu_blic.

jagkt 22/1/2010 Recommander 3

l etat reduit les fonctionnaires, mais dans le meme temps on augmente les fonctionniare ayant des taches lie à l europe;et sans parler des nouveaux ministre et attache divers,qu il commence par s occupe d eux meme avant de s occuper des autres,idem pour la retraite des president ministre deputee ;la on ne touche pas au regimes dit speciaux; je ne pense pas qu un fonctionnaire et beaucoup d avantage par rapport à un salarie du prive qui travaille dans un grand groupe

Alfredos 22/1/2010 Recommander 10

N'y a-t-il pas quelque chose d'indécent à faire constamment grève quand on revendique être au service du public ? N'y a-t-il pas quelque chose d'indécent à faire constamment grève pour réclamer toujours plus d'avantages alors que l'on a la garantie de l'emploi et que les entreprises n'arrêtent pas de licencier ? N'y a-t-il pas quelques chose d'indécent à empécher de travailler ceux qui ont un emploi fragile quand on a soit même une garantie de l'emploi ? A-t-on déjà vu un salarié du privé empécher un fonctionnaire de travailler ? A-t-on déjà vu un salarié du privé obliger un fonctionnaire à prendre sur ces jours de congés pour garder ses enfants ? A-t-on déjà vu un salarié du privé faire perdre son emploi à un fonctionnaire parce qu'il ne pouvait se rendre sur son lieu de travail ? J'ai déjà vu de longues listes de candidatures de salariés du privé pour un emploi garanti de la fonction public. Qui a déjà vu de longues listes de candidatures de fonctionnaires attendre pour aller dans le privé ? Le discours des fonctionnaires syndiqués ne trompe qu'eux-mêmes. Tout le monde est capable, par soit même, d'évaluer le niveau de qualité du service public et le rendement moyen des fonctionnaires. Est-ce pour cela que la privatisation de certains services publics fait peur ? Nos fonctionnaires auraient-ils peur de ne pas être à la hauteur ? Pour finir, sur le coût de la sous-traitance privée, il ne faut pas oublier que le rendement n'est pas le même. Surtout, ce serait une grossière erreur d'oublier les retraites : nos impôts continuent de payer un fonctionnaire à la retraite. Ce qui n'est le cas en cas de sous-traitance à une entreprise privée.

Vouters 22/1/2010 Recommander 0

Si on ne remplaçait pas un homme politique âgé de plus de 45 ans (âge des rebus dans l'industrie) sur 2, notre pays France s'en porterait-il plus mal ?

robertto 21/1/2010 Recommander 7

Avec vous remarqué que Matthieu Plane fait tout un tas d'amalgames 1) Il n'est pas question de supprimer la totalité du déficite. 2) Toute action réduisant le déficit est la bienvenue 3) Les régions sont gérées par la gauche il semble l'oublier 4) Quel rapport avec le déficite de la sécu ? En fait il dénigre les efforts du gouvernement et en cela il est dans le droit fil de la pensée unique qui refuse de voir ce qui marche car quoi qu'il dise en réduisant le nombre de fonctionnaires l'état réduit automatiquement ses dépenses. Et pour conclure : En quoi les augmentations de fonctionnaires en France depuis 1981 ont-elles été bénéfiques aux français ?

robertto 21/1/2010 Recommander 7

C'est bien de préciser que ne pas remplacer un fonctionnaire sur 2 ne sort pas d'un chapeau mais d'une étude précise d'un homme dont personne ne nie la compétence : Francis Mer Ce serait bien aussi de rappeler que Nicolas Sarkozy à promis que les économies réalisées par l'état seraient partagées pour moitié entre la réduction de la dette et pour l'autre moitié par des augmentations de salaire des fonctionnaires. Des augmentations de salaire que les fonctionnaires de la base n’ont surement pas oublié eux. Ce serait intéressant de nous expliquer en quoi les fonctionnaires ont intérêt à voir leurs effectifs augmenter sans cesse à part une volonté syndicale d'accaparer le pouvoir jusque dans les urnes par la loi du nombre ? Parler de l'effacement total de la dette est une plaisanterie de mauvais goût pour faire diversion. Enfin je trouve que Philippe Seguin faisait injure au gouvernement en le supposant assez bête pour faire la diminution d'effectifs uniforme dans tous les services de l'état. Un dernier mot enfin pour être précis, il n'a échappé à personne que les régions sont dirigées par la gauche et que la gauche prône l'augmentation du nombre de fonctionnaires. Ainsi non seulement la gauche ne veut pas réduire la dette mais elle veut l'augmenter.

Ulysse65 21/1/2010 Recommander 12

Bon article, mais quelque chose a été oublé. Dans le rapport de la cour des comptes, il était fait mention de l'appel à des entreprises privées pour effectuer le travail de certains fonctionnaires non remplacés. L'appel à ces entreprises privées pose 2 problèmes : elles reviennent plus cher que l'économie réalisée par la suppression des postes de la fonction publique, de plus même en restant vigilant les choix de ces entreprises privées permet le "copinage" et la corruption.

Ulysse65 21/1/2010 Recommander 9

Bon article, mais quelque chose a été oublé. Dans le rapport de la cour des comptes, il était fait mention de l'appel à des entreprises privées pour effectuer le travail de certains fonctionnaires non remplacés. L'appel à ces entreprises privées pose 2 problèmes : elles reviennent plus cher que l'économie réalisée par la suppression des postes de la fonction publique, de plus même en restant vigilant les choix de ces entreprises privées permet le "copinage" et la corruption.

Papili.......................................................... 21/1/2010 Recommander 5

Pendant que Woerth essaie de faire des miracles avec sa RGPP en se battant pour des queues de cerises, Sarko jette l'argent par les fenêtres.

lumigny 21/1/2010 Recommander 5

Woerth n'est qu'une marionnette dans cette affaire, la RGPP, la révisions générale des politiques publiques est une obsession de Sarkozy. Mais, il faut dire que ce président croit tout décider alors qu'en réalité il subit un lavage de cerveau qui lui détruit petit à petit les neurones par ses économistes à la petite semaine. Artus,directeur de recherche chez Natixis dont on connait les "performances" en matière de "subprime", 450 millions d'euros rien que provisionner pour l'escroquerie Madoff. Denis Kessler, ex dirigeant du Medef et ancien maoiste. C'est sur, rien que du beau monde ! C'est vrai il est si simple de répéter qu'il y a trop de fonctionnaire en fumant un Havane, juste en oublaint que la plupart des fonctionnaires sont à peine au dessus du smic. En attendant ces "guignols" détruisent la fonction publique et la cohésion sociale du pays. Un jour ou l'autre ils paieront.

camille 21/1/2010 Recommander 5

les fonctionnaires font gréve^pour défendre leurs emplois,ils ont raison; mais nous,les privés qui s occupe de nous?????;aprés la réforme BALLADUR sur les retraites en 95,le gouvernement va en remettre une couche, contrairement aux fonctionnaires nous ne pouvons pas faire gréve,car nos emplois ne sont pas garantis, et les syndicats trés peu motivés par nos problemes!

plombier 21/1/2010 Recommander 6

Actuellement, selon les chiffres communiqués par l'Elysée, 872 fonctionnaires travaillent au palais de l'Elysée. Mais à ces fonctionnaires, il faut ajouter les 98 contractuels, dont les deux tiers travaillent pour Nicolas Sarkozy.D'après la loi de finances de 2007, le coût de ces contractuels était de 5,49 millions d'euros. En 2009, le coût de ces contractuels passe à 9 millions d'euros, soit une hausse de 52,16% en deux ans. Cette forte augmentation de la masse salariale pourrait s'expliquer par une multiplication des embauches de contractuels.Plus des Rocard ,des Lang ,des Juppé ect et pendant ce temps on va vers la suppression de la DGCCRF,pour mater le consommateur ? consommateurs en danger.

 
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