
Le gouvernement britannique a annoncé mercredi une nationalisation partielle des plus grandes banques du pays, d'une valeur de 65 milliards d'euros.
Le gouvernement britannique a annoncé mercredi une nationalisation partielle des plus grandes banques du pays, d'une valeur de 65 milliards d'euros.
Les autorités vont prendre une participation dans les huit plus importantes banques du pays, pour un montant pouvant aller au total jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros).
Initialement, le plan de sauvetage devait concerner les banques Abbey, Barclays, HBOS qui est en train d'être rachetée par Lloyds TSB, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, la plus grosse banque non cotée du pays, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Mais Abbey et HSBC ont annoncé qu’elles refusaient cette recapitalisation par l’Etat.
Cette mesure sera accompagnée du déblocage d'une ligne de crédit de 200 milliards de livres (260 milliards d'euros), destinée à soulager le manque de liquidités.
« C'est un pas important en avant mais ce n'est pas le seul », a estimé le ministre des finances britanniques, Alistair Darling. Car l’annonce du plan n’a pas permis d’enrayer la chute de la bourse de Londres, mercredi, même si les valeurs bancaires ont mieux résisté.
La Grande-Bretagne s’est également illustré par la voix de Gordon Brown, son premier ministre, qui a « invité » les autres pays de l’Union européenne à adopter « un plan européen de financement », sans toutefois en préciser la teneur.
Downing Street a indiqué être en « consultation active » avec la présidence française et en avoir discuté mercredi matin avec Nicolas Sarkozy. Ce dernier a pour sa part annoncé, mercredi après midi, une réponse coordonnée de la France et de l’Union européenne, « dans les heures qui viennent ».
Le plan britannique de sauvetage des banques a été favorablement reçu, notamment de la part de l’Italie, qui a promis elle aussi « des mesures urgentes pour garantir la stabilité des banques et de l’épargne ».
Le gouvernement de Silvio Berlusconi a annoncé que ces mesures seront prises du conseil Ecofin qui aura lieu lundi et mardi prochains.
Selon le quotidien économique IL Sole 24 ore, l’Italie envisagerait un recours plus facile aux fonds de la caisse des dépôts, d’un montant de 90 milliards d’euros, en cas de besoin.

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