De 1996 à 2004, le revenu annuel moyen en France a progressé au rythme de 1,6% par an. Dans son étude comparée du coût du travail, l'Insee montre qu'au sein de l'Union européenne à 15, un seul pays, l'Autriche, a fait moins bien. Explications.
Le revenu salarial en France a d’abord stagné pour cause de précarité. Prenant en compte le revenu effectivement perçu dans l’année, au gré du nombre d’heures travaillées, cet indicateur montre l’impact du temps partiel, en forte croissance, sur les revenus. Mais depuis dix ans, les salariés à temps complet ont également dû se serrer la ceinture, indique l’Insee. Son étude comparée du coût du travail en Europe, publiée jeudi, montre le retard pris par la France sur ses voisins.
Le salaire annuel brut moyen, pour un équivalent temps plein atteint aujourd’hui 28.300 euros en France. Ce qui la place au 11e rang au sein de l’Union européenne à 15. De 1996 à 2004, il a progressé au rythme de 1,6% par an. Parmi ses voisins, seule l’Autriche a connu une évolution plus faible. Les salaires bruts ont progressé chaque année de plus de 12% en Lituanie, plus de 7% en Grande Bretagne, plus de 3% en moyenne au sein de l’Union européenne. Même en Allemagne, qui pendant près d’une décennie a pratiqué une politique de désinflation compétitive, la hausse des salaires a été légèrement plus forte. La modération drastique des salaires en France s’explique par la mise en œuvre de la réduction du temps de travail.
Dans le même temps, le coût horaire du travail en France a progressé de 3,2% par an en moyenne. Un chiffre cette fois très proche de la moyenne européenne. Le taux moyens de cotisations sociales est resté relativement stable, progressant de 0,4 point. Les allègements de charges sur les bas salaires ont été contrebalancés par l’augmentation des taux de cotisations pour les retraites complémentaires et l’instauration en 2004 d’une contribution solidarité-autonomie. La progression du coût horaire du travail s’explique essentiellement « par la baisse du nombre annuel moyen d’heures réellement travaillées », indique l’Insee. Autrement dit la progression du temps partiel ou l’alternance de périodes d’activité et de chômage sur une année.
En 2004, la France arrive cinquième au rang du coût du travail le plus élevé en Europe. En 1996, elle était sixième. Entre temps, l’Allemagne a dégringolé de la deuxième à la sixième place. Car malgré une évolution salariale à peine plus élevée qu’en France, l’Allemagne a vu au contraire le nombre annuel moyen d’heures travaillées augmenter. Cependant, pour interpréter ces évolutions en terme de compétitivité indique l’Insee, « il faut mettre en regard cette évolution des coûts horaires avec celle des gains de productivité ». Or en la matière, la position relative de la France s’est améliorée sur la période. En 1996, la productivité horaire d’un salarié français était supérieure de 11,6% à la moyenne de l’UE à 15. En 2004 elle l’est de 16,5%.

Les investissements des annonceurs ont fondu de 2,5 milliards en 2009. Tandis que les médias en ont perdu 1,5... Mais la crise est-elle la seule responsable ?
Christine Lagarde vient de commander un rapport sur les frais bancaires à l'ancien patron du Crédit Agricole, Georges Pauget. La réaction de Marie-Anne Jacquot, porte parole de l'AFUB (Association Française des Usagers de Banque).
A partir d'octobre, Médiamétrie mesurera l'audience de l'Internet mobile. En combinant les connexions enregistrées par les opérateurs et les données d'un panel, l'institut espère mettre tout le monde d'accord. Les explications de Laurent Battais, directeur exécutif performance et cross média chez Médiamétrie.
Innovations prometteuses ou délires anecdotiques, les Web Awards ont distribué leurs lauriers au festival interactif SXSW, qui a lieu chaque année au Texas. Et les gagnants sont...
Alors que l'investisseur turc Alphan Manas signe aujourd'hui un protocole d'accord pour se porter acquéreur de l'équipementier français, L'Expansion.com revient en quelques dates sur le feuilleton du sauvetage de cette entreprise chère à Ségolène Royal.
3 auto-entrepreneurs sur 4 gagnent de l'argent. Ces derniers ont réalisé 6471 euros de chiffre d'affaires en moyenne sur 7 mois, soit 924 euros par mois. Questions autour de ce succès inattendu en période de crise.
vive l'auriche!