Alors que les défaillances se multiplient aux Etats-Unis dans le crédit immobilier à risque, les autorités – Trésor américain et Banque de France – s'efforcent de calmer le jeu.
La crise du "subprime" aux Etats-Unis continue de faire des ravages alors même que les autorités bancaires et politiques prétendent contrôler la situation. En attendant, outre-Atlantique, les firmes spécialisées dans ces fameux crédits immobiliers à risque (subprime) plongent les unes après les autres. Vendredi, American Home Mortgage, le n°10 du secteur, a été contraint de fermer ses portes. Lui, dont la valeur boursière avait fondu de 90% mercredi en une seule séance ! A la clé ? 7000 licenciements avec effet immédiat. Pourtant, cet organisme prêtait jusque là surtout à des ménages dont le risque de paiement était plutôt faible. Autrement dit, AHM semblait moins exposé que d'autres. Un de ses concurrents, Accredited Home Lenders, lui, s'attend à connaître un sort similaire. Son titre s'est d'ailleurs effondré de 35% jeudi à Wall Street. Auparavant, c'est la banque Bear Stearns qui voyait deux de ses fonds quasiment laminés.
Le phénomène n'est toutefois plus circonscrit aux seuls Etats-Unis. Il s'est aussi propagé en Europe. Ainsi en Allemagne, le fonds du réseau mutualiste Union Investment a gelé un de ses produits, victime collatérale du subprime américain. Désormais, afin d'éviter la fuite des capitaux, il est impossible pour un investisseur institutionnel d'effectuer des retraits. De même, la banque IKB a été obligée de lancer un profit-warning sur son exercice 2007-2008, car elle est elle-même très exposée aux portefeuilles immobiliers. Lundi dernier, l'action IKB a dévissé de 20%. Selon Reuters, l'impact « subprime » s'élèverait pour elle à environ 17,5 milliards d'euros !
Face à ce qui ressemble de plus en plus à un effet domino, les autorités publiques ont tenté de reprendre la main pour rasséréner les acteurs du marché. Ainsi, Robert Kimmitt, le secrétaire américain adjoint au Trésor, a-t-il affiché sa sérénité face à la crise. Selon lui, celle-ci ne devrait pas se propager à l'économie nationale. Toutefois, il a reconnu que les « flottements » sur le marché de l'immobilier mettraient « quelques trimestre pour se dissiper ». En France, le gouverneur de la Banque de France s'est évertué, lui aussi, à calmer le jeu. Christian Noyer a ainsi souligné dans l'éditorial du dernier numéro du Bulletin mensuel de l'établissement que la crise du subprime ne présentait pas de « risque global » pour les banques européennes, car les « montants en cause sont suffisamment limités ». Tout juste consent-il à admettre que leur profitabilité pourrait en être affectée mais pas leurs bilans. En attendant, les banques trinquent en bourse. A commencer par Natixis, plus exposée que ses consoeurs. Son action plongeait de près de 10% vendredi à Paris. Crédit Agricole, BNP-Paribas ou encore Société Générale perdaient chacune entre 1 et 2%. La veille, la société de gestion Oddo avait décidé de fermer trois de ses fonds de placement, eux aussi touchés.

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la crise de l'immobiler aux états unis une garantie mais pour qui ?! prendre des bénéfices, des capitaux sur les bourses mondiale mais qui? a ce pouvoir ?.je suis d'accord avec le president Sarkosy au sujet de sa demande de transparence du jeu boursier a l'échelon mondial et surtout de la bourse américaine .le G8 vat-il imposé une éthique au monde financier dont personne ne connait toutes les arcanes et aboutissements .les états-unis doivent financé leur guerre d'irak il n'est pas du tout certain que des milliards de dollars de ce nouveau coup d'arnaque boursier ne vont pas alimenter les finances de guerre de cette grande démocratie ? reste aux spécialistes des balances et autres systèmes fiduciaire de trouver la faille par laquelle notre argent vat vers fort nox si tel est le cas !!?.la guerre d'irak c'est l'affaire de buch pas celle de la communauté mondiale .les pauvres épargnants et autres investisseurs de ces fonds qui alimentent l'immobilier hypothécaire doivent devenir des initiés qui ne dépendent pas que de conseillers eux meme hors du véritable jeu financier .
A trop jouer avec le feu, on finit par se brûler...Ce n'est pas les banquiers; financiers, et autres affairistes qui me contrediront. Quant aux propos de Mr Noyer, il ne faut pas y prêter trop attention. En effet, on peut difficilement être juge et partie.Et, depuis le temps qu'il déclare la chose et son contraire, comme la pluplart des "spécialistes", autant n'y prêter aucun intérêt. Aujourd'hui, la finance et tout se qui s'y rattache ( le marché immobilier par exemple ) sont de plus en plus déconnectés des réalités économiques, donc alimentent la spéculation, c'est-à-dire l'oisiveté at décridibilise l'effort et une vision collective de la société..... Propos qu'on pourrait développer pendant des heures... Un conseil pour la route : Méfiez-vous de votre banquier, il ne vous veut pas forcément du bien, il en veut surtout à votre argent.