La Cour des comptes a évalué la facture des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient certains revenus comme les stock-options. Ces « niches sociales » grèvent le budget de la Sécu de plusieurs milliards d'euros.
Pour réduire les déficits sociaux, la Cour des Compte a « une piste toute trouvée » : les niches sociales. C'est ce qu'elle a expliqué mercredi lors de la remise de son rapport sur l'application des lois de financement de la Sécu. En 2006, ces défricits ont atteint la bagatelle de 15,4 milliards d'euros, fonds de solidarité inclus. En 2007, le dérapage des comptes sociaux pour le seul régime général atteindra les 12 milliards d'euros. Comme l'an dernier, Philippe Séguin a donc fait part de sa « vigilance inquiète » à ce sujet.
Les « niches sociales » sont les revenus plus ou moins directement liés à l'activité et qui, contrairement aux salaires, ne subissent aucun prélèvement. Il en va ainsi de l'intéressement et de la participation, de l'épargne salariale, des stock-options, ou encore des tickets restaurant ou des chèques emplois services universels. Ces modes de rémunération sont en forte augmentation. Notamment parce qu'il est plus intéressant pour les entreprises d'y recourir que de procéder à des augmentations de salaires, du fait de cette exonération.
Cette piste pourrait servir le gouvernement. Il réfléchit actuellement à un élargissement de l'assiette des cotisations sociales. Le problème de cette assiette se pose dès lors que la taxation des revenus du travail, à hauteur de 37% pour les cotisations et de 11% pour les contributions, est accusée de détruire des emplois. La « TVA sociale » était censée agir en ce sens. Mais pour l'heure, elle semble remisée au placard dans l'attente d'une conjoncture meilleure. Taxer les « niches », le gouvernement Villepin avait envisagé de le faire en créant une cotisation sur l'intéressement et la participation, avant d'y renoncer.
Pourtant, les chiffres de la Cour des comptes sont édifiants. Les dispositifs d’exonérations de « charges » sur les bas salaires et vers les publics en difficulté sont évalués à 22 milliards d’euros en 2005. Pour l’essentiel, ils sont compensés par l’Etat, même si celui-ci reste chaque année débiteur des régimes sociaux. Il devait ainsi à ce titre 2,2 milliards en 2005. Ce n’est pas le cas des « niches » dont l’assiette totale représente quelque 30 milliards d’euros. Ainsi, le manque à gagner lié aux dispositifs d’association des salariés aux résultats de l’entreprise (intéressement, participation, stock-options) est évalué entre 6 et 8,3 milliards d’euros.
A lui seul, le dispositif d’exonération des stock-options, qui selon la Cour « constituent bien un revenu lié au travail », représente une perte de recettes de 3 milliards d’euros. Le calcul s’appuie sur le montant des stock-options distribuées en 2005, valorisées à 8,5 milliards d’euros. Une exonération qui se justifie d’autant moins que « les gains réalisés par les bénéficiaires sont souvent importants et concentrés sur un nombre restreints d’individus », épingle la Cour.
De même, les indemnités de départ à la retraite ou de licenciement sont elles aussi vierges de cotisations. Au prétexte que l’indemnisation du préjudice moral ne doit pas être taxée. Mais comme l’a souligné Philippe Séguin, « les sommes accordées, qui sont parfois très élevées, sont pourtant souvent étrangères à tout préjudice. Chacun sait qu’à certain niveaux hiérarchiques, on n’a pas attendu les débats récents pour pratiquer le divorce à l’amiable ». Notamment grâce aux fameux « golden hello », bonus de départ prévus dès la signature de contrat de travail. Au total, la Cour des comptes évalue la perte liée à ces indemnités à 4 milliards d’euros par an. A titre de comparaison, les franchises médicales sur les actes et les médicaments retenues par le gouvernement renfloueront les caisses de la sécu de 850 millions d'euros.

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Pourquoi existent-elles ? Qui est coupable ? les citoyens naissent et demeurent libres et égaux en droit ! Constitution ou éthique ? Et que dire des médecins qui reçoivent leur charges sociales en cadeau et qui ne les déclarent pas en avantage en nature ! Pauvre France victime de ses institutions qu'il ne faut pas changer mais SUPPRIMER
Si l'on considère qu'il faut appliquer des charges sociales à l'intéressement et la participation alors quel est leur intéret ? Je rappelle qu'ils sont déjà soumis à CSG et que la contrepartie de leur placement bloqué sur 5 ans est l'exonération fiscale (sauf de CSG). On ne peut pas vouloir tout et son contraire !
Est il utile de rappeler que l'epargne salariale, intéressment, la participation, l'abondement, sont des dispositifs ayant vocation à faire bénéficier les travailleurs du fruit des résultats de l'entreprise(nous les petits). Qu'ils sont soumis à CSG/CRDS...Qu'ils sont par ailleurs bloqués un laps de temps. Bref on se trompe de cible.
Seuls les bénéficiaires directs y ont droit avec un plafond de revenus de l'année n-1!: Comme les enfants de cadres sont les plus nombreux en Fac et même s'ils font partie du foyer fiscal de leurs parents ils touchent, et ce n'est pas imposable pour leurs parents! MME sans retraie reçoit l'allocation en maison de retraite même si son époux est très imposable! Enfin qui nous fera croire que si les allocations familiales étaient imposables il y aurait moins d'enfants?
le ne suis pa roberspieriste mais la je dis cela suffit il faut agir car ce ne doit pas etre toujours les memes qui trinquent aussi le gouvernement avant de faire payer les petits doit et c est un devoir national de remettre les comptes a jour et le plus VITE POSSIBLE
Pourquoi la cour des comptes ne va-t-elle pas plus loin ? Est-il normal qu'un agent de la SNCF et son conjoint ainsi ses enfants voyagent gratuitement et que ses parents et beaux-parents bénéficient d'un voyage gratuit par an sans qu'aucune cotisation soit prélevée ?
oui , bravo d'aller dénicher toutes ces boites à "entourloupes" que constituent ces fameuses "niches fiscales" !Ainsi la balle est dans le camp des politiques dont on évaluera le courage ou la veulerie ! On attend avec impatience...