Pour Christian Parisot, la Fed ne devrait pas baisser son principal taux d'intérêt directeur. La BCE, en revanche, pourrait renoncer à ses projets de hausse à court terme si la baisse des bourses se poursuit.
Interview de Christian Parisot, économiste chez Aurel Leven;
La décision de la Réserve fédérale de réduire son taux d'escompte annonce-t-elle une baisse des Fed Funds?
Non, le statu quo reste le scénario le plus probable. Certes, la Fed a surpris agréablement les marchés en annonçant une baisse de 50 points de base son taux d'escompte de 6,25% à 5,75%. Cette décision permet donc de réduire le surcoût de l'accès aux liquidités pour les établissements financiers qui ont du mal à s'approvisionner aux conditions normales du marché monétaire. Elle s'adresse particulièrement aux établissements trop exposés au risque subprime. Cette décision a donc relancé les anticipations d'une prochaine baisse des Fed Funds. Et bon nombre d'économistes attendent un premier geste à l'occasion de la prochaine réunion, le 18 septembre. A tort. Car la correction des marchés financiers n'a pas modifié les fondamentaux économiques. Certes, une baisse des actions, qui provoquerait un effet de richesse négatif, pèserait sur la consommation des ménages américains. Mais l'Amérique profite largement du dynamisme de la demande mondiale. Ce qui permet de créer des emplois et surtout de maintenir les tensions inflationnistes.
Quant à la Banque centrale européenne, son calendrier peut-il être affecté par les turbulences boursières?
La politique de la BCE, peut, en effet, être plus impactée que celle de la Fed par cette crise, pourtant américaine au départ. La probabilité pour qu'une nouvelle hausse des taux d'intérêt soit décidée le 6 septembre prochain, diminue avec la correction des marchés financiers. Mais si l'accalmie permise par la baisse du taux d'escompte américain se confirme, la BCE pourra décider de suivre ses plans initiaux. Les taux directeurs seraient alors relevés de 25 points de base au début du mois prochain. A l'inverse, si l'incertitude et la défiance des investisseurs restent de mise, elle préférera s'en tenir au statu quo.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.