L'Allemagne, qui assure la présidence européenne, prévient les candidats français à la présidentielle contre tout "dérapage" pouvant nuire à un futur accord sur le projet de Traité constitutionnel.
Sortir de l'impasse sur la Constitution, tel était initialement l'objet de la rencontre informelle, qui s'est tenue vendredi à Madrid. A l'initiative de l'Espagne et du Luxembourg, les représentants des 18 pays ayant ratifié la Constitution européenne se sont retrouvés dans la capitale espagnole, avec le souci de manifester leur soutien à la présidence allemande de l'Union européenne. Il s'agit de « trouver un consensus sur le processus de réforme de l'Union pour atteindre un accord satisfaisant », a déclaré en ouverture de la rencontre le ministre espagnol des Affaires étrangères. Soulignant les « présentes difficultés pour sa ratification », après les non français et néerlandais, le ministre Miguel Angel Moratinos s'est dit ouvert à une « modification » du Traité. Mais, par cette concession, il n'entendait pas occulter le fait que les deux tiers des Etats ont ratifié le texte, soit plus de la moitié des Européens (270 millions sur 490). Aussi, a-t-il aussitôt ajouté, il s'agirait plus de le « compléter » que de le « démembrer ».
Ne pas froisser tous les absents à la rencontre. Tel paraissait en effet le mot d'ordre, vendredi à Madrid. Car ni les pays ayant rejeté le Traité (France et Pays-bas), ni la grande majorité de ceux ayant, depuis, suspendu ou reporté sine die le processus de sa ratification, n'avaient été conviés. Devant les critiques entendues en France et au Pays Bas, la réunion de Madrid se voulait dès lors plus modeste que le projet initial. Les pays représentés n'avaient en effet envoyé que des secrétaires d'Etat aux affaires européennes ou des ambassadeurs. L'Allemagne elle-même, soucieuse de ne pas diviser l'Europe encore davantage, n'était représentée que par un membre de son ambassade.
Angela Merkel a pourtant commencé à déployer ses efforts visant à ranimer le projet de Traité constitutionnel. S'étant engagée à présenter en juin prochain des « orientations » pour un nouveau projet, elle a entamé vendredi une tournée dans les capitales européennes. Première étape: Prague, où le gouvernement est, à l'image de Londres ou de Varsovie, très hostile à l'idée de ranimer la constitution. Les trois pays font partie de ceux qui ont reporté sine die le processus de ratification. Ne pas sortir de l'impasse insitutionnelle d'ici les élections européennes du printemps 2009 serait un « échec historique » pour l'Union européenne, a plaidé la chancelière allemande.
La tâche s'annonce ardue, d'autant que les motifs de divisions pourraient aussi venir de la France, en cette période de campagne électorale. L'Allemagne cherche à prévenir tout « dérapage » français. Son ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, priait, dans un interview vendredi au Financial Times, les candidats français de ne pas faire dérailler ses projets de relance de la constitution européenne. Il leur demandait de ne pas en faire un sujet de polémique dans la campagne présidentielle. La semaine dernière, Ségolène Royal avait avancé l'idée de soumettre à référendum un nouveau traité, alors que Nicolas Sarkozy avait dit pencher pour un « mini-traité », sur lequel les Français ne seraient pas à nouveau consultés. « Il serait bon que, dans les pays où des élections doivent avoir lieu, les candidats n'avancent pas des prises de positions définitives », a averti le ministre allemand, afin de « permettre un compromis plus tard », c'est-à-dire après l'élection.

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le petit village gaulois a la vie dure, pauvre, arrieré, mais o combien fier
L'europe et l'Euro m'ont vidé les poches depuis 2002.Moi je voterai pour le candidat qui proposera le retour du FRANC. Vive la France d'avant.
Et pendant ce temps, outre alantique d'aucuns (qu'ils soient D ou R) doivent de frotter les mains Diviser pour règner!
Angela Merkel a bien du courage mais, quoi qu'on veuille nous dire : l'Union traverse une crise profonde. Le non franco-néerlandais ne peut être nié sans vexer ces pays "fondateurs" et le oui ne peut être nié sans vexer les 18 pays qui ont déjà ratifié la constitution. Verdict : prendre le temps d'un vrai débat avec le peuple des nations européennes. La Croatie et la Turquie sont sur le pas de la porte .... ainsi peut-être que d'autres. Il nous faut relancer la construction de l'Europe sans faire l'économie d'un vrai et profond débat. Cf : http://penseeuniquestop.blogspot.com/2007/01/union-europenne-on-ne-parle-plus-que-du.html et http://penseeuniquestop.blogspot.com/2007/01/union-europenne-limpasse.html