La crise politique italienne se greffe sur de piètres performances économiques. La croissance est en berne depuis le début de la décennie, les industriels dépriment et le moteur de la consommation pourrait se gripper cette année.
L’Italie s’enfonce dans la crise. Le président Giorgio Napolitano est pressé par le camp de Silvio Berlusconi d’organiser des élections législatives anticipées, au grand dam du camp de Romano Prodi qui défend l’opinion d’un gouvernement de transition. Mais « il Cavaliere » a bien l’intention de prendre la revanche de sa défaite en 2006, soutenu par la majorité des Italiens pour qui les élections auraient au moins le mérite de régler rapidement la crise politique. Le seul moyen de remettre la Péninsule sur le chemin de la croissance.
Car l’Italie va mal. Le pays souffre d’une croissance en berne depuis le début de la décennie. Le pouvoir d’achat des ménages fait du sur place. Il n’a progressé que de 0,9% sur les six dernières années. Le problème des revenus et du pouvoir d'achat des salariés est récurrent en Italie en raison en particulier des faibles salaires des jeunes et des travailleurs précaires. Pourtant les Italiens ont consommé davantage en 2007 mais en puisant dans leur épargne. Les bas de laine ne représentent plus que 11,4% des revenus, la proportion la plus faible depuis 1999. Mais malheureusement, le ralentissement de la hausse des prix de la pierre, l’alourdissement du service de la dette immobilière, dû à la hausse des taux d’intérêt, et le renchérissement des prix de l’énergie et de l’alimentation risquent de décourager la dépense cette année. D’autant que les embauches ont connu un net coup d’arrêt au cours de l’année 2007.
Du côté des entreprises, le moral n’est pas au beau fixe. L’indice de confiance des industriels dans le secteur manufacturier est retombé à son bas niveau depuis deux ans. Les patrons anticipent déjà un tassement de leur production, d’autant que les débouchés à l’export se réduisent d’année en année. Sur le marché international, le « made in Italy » est concurrencé par les produits asiatiques. Or le niveau élevé de l’euro, s’il permet en partie de réduire les risques inflationnistes, nuit davantage à la compétitivité des entreprises. A toutes ces mauvaises nouvelles s’ajoutent la crise financière et les risques de récession américaine. Sans aucun moteur puisant, la croissance atteindra à peine 1% cette année après 1,8% l’an dernier.

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Mis à pat la crise politique, le reste semble bien d'adapter à tous les Pays européens...Non ?
ON EN REVIENT TOUJOURS A CET EURO BEAUCOUP TROP FORT QUI EST FAIT UNIQUEMENT POUR LA BOURSE ? ONT S'EN FOU DES INDUSTRIES POURVU QUE LES ACTIONNAIRES GAGNENT C'EST CELA QUI COMPTE AUJOURD'HUI MAKHEUREUSEMENT. QUAND QUE MS TRICHET COMPRENDRA ??? REGUL.