Dernier débat télévisé entre les trois présidentiables. Ségolène Royal, déstabilisée sur la question iranienne, s'est rattrapée sur les problématiques environnementales. L'entrée de la Turquie dans l'UE divise les prétendants à l'investiture.
Ce n'est pas sur les questions internationales, thème du troisième et dernier débat interne au parti socialiste, que les militants devront chercher les différences entre Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal. Pendant un peu plus d'une heure et demie, les candidats à l'investiture du PS ont montré beaucoup de convergences, y compris avec la politique menée par Jacques Chirac. Ils ont tous brossé le portrait d'un monde dangereux, pointé l'importance de la résolution du conflit entre Israël et la Palestine, dénoncé l'Amérique de Bush, soutenu la présence des casques bleus français au Liban et affirmé, en évoquant la Syrie et l'Iran, qu'il fallait « parler avec tout le monde ».
Une différence, pourtant, aura sans nul doute frappé les esprits : la bourde de Ségolène Royal, qui a prétendu vouloir interdire à Téhéran le droit de posséder la technologie du nucléaire civil alors même que le pays a signé le Traité de non prolifération nucléaire. Or ce dernier, comme l'ont opportunément rappelé les deux adversaires de « Ségo », autorise justement l'Iran à enrichir de l'uranium à des fins civiles, en contrepartie de son engagement à ne pas le faire à des fins militaires. Un moment où la favorite des sondages, déstabilisée, a paru donner raison à ceux qui considèrent que sa maîtrise des dossiers internationaux est loin d'être parfaite.
Celle qui est toujours favorite des sondages malgré l'effritement de son avance, est restée dans son rôle d'une présidence modeste, s'appuyant sur le peuple. Elle a ainsi assuré qu'il fallait renforcer les pouvoirs du parlement en matière de défense, en lui donnant par exemple la possibilité de contrôler les « OPEX », ou « opérations extérieures », et elle a rappelé que les Français seraient ceux qui, en dernier ressort, décideraient de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Ce sujet est l'un de ceux où les trois candidats ont le plus marqué leur singularité. Alors que Laurent Fabius, par ailleurs partisan d'un moratoire sur tout nouvel élargissement, a clairement fermé la porte à Ankara en lui proposant un simple « partenariat privilégié », Dominique Strauss-Kahn a insisté sur son souhait de voir la Turquie remplir les critères d'adhésion, même si cela ne pourrait pas se faire, selon lui, avant une quinzaine d'années. Et plus largement, sur la nécessité d'ouvrir l'Europe sur la Méditerranée.
Le fonctionnement de l'Europe, justement, a lui aussi constitué un point de désaccord partiel. Laurent Fabius, fort de son soutien au « non » à la Constitution, qui l'avait finalement emporté lors du réferndum, a insisté sur la nécessité de « respecter la parole des Français », assurant au passage que « le plan B, c'est le projet socialiste », qui doit servir de base à une renégociation de la Constitution. Ségolène Royal, qui avait défendu le « oui » a admis que les Français s'étaient « méfiés » de l'Europe et que celle-ci devait maintenant se construire « par la preuve », seul moyen de remporter l'adhésion des Français lors d'une éventuelle nouvelle consultation. DSK, de son côté, a paru tout miser sur une renaissance du couple franco-allemand, mis à mal, selon lui, par Jacques Chirac, pour fair repartir l'Europe. Et ce sans attendre la fin de la présidence allemande, le 30 juin 2007, ce qui ferait de facto de la relance de l'Union l'un des premiers chantiers de sa présidence.
Parfois ébranlée, peu sûre d'elle à certains moments, Ségolène Royal a retrouvé sa verve à la fin, au moment où les questions environnementales ont été évoquées. Alors que DSK a repoussé à 2009 la tenue d'une conférence internationale sur le sujet, elle a prôné une « politique européenne très offensive », et a proposé notamment une fiscalité écologique reposant sur une « TVA à taux zéro pour les énergies renouvelables ». Surtout, elle a promis que « la France serait le pays de l'excellence envrionnementale » et qu'elle saurait « s'imposer à toutes les pesanteurs et les lobbys », particulièrement le lobby agricole. La présidente de Poitou-Charentes a même réussi le tour de force de conclure un débat sur les questions internationales par une référence à sa région, où sa politique illustrerait la « cohérence entre le discours et les actes ». On était assez loin, à ce moment là, des habiles formules que Laurent Fabius a une fois de plus distillées, comme lors des précédents débats. Certes, « le péril écologique est la première arme de destruction massive », mais puisque « la France n'est pas un ectoplasme », on peut agir à l'échelle de la planète, a assuré l'ancien premier ministre. Il n'a toutefois pas été jusqu'à dire comment il imposerait aux Etats-Unis la ratification du protocole de Kyoto.

1 milliard de dollars. C'est ce que l'App Store pourrait rapporter à Apple cette année. Mais ce pactole pourrait diminuer si des start-up comme Adwirl parvenaient à rendre gratuites certaines applications phares en y insérant de la pub. Interview de Sam Yu, le co-fondateur d'Adwhirl.
Filtrer et classer les emails selon les utilisateurs, mais aussi repérer un rendez-vous ou une action à faire et vous alerter en cas d'urgence, c'est ce que propose Kwaga grâce à un traitement linguistique. Enfin la solution pour ne plus être débordé?
Deux Tours de France se croiseront cette année à Monaco, en Andorre et en Suisse. Moins connu que la compétition cycliste, le "Tour de France des paradis fiscaux" a pour objectif de sensibiliser l'opinion publique aux dérives de la finance. Les explications de Jean Merckaert, à l'origine de la manifestation avec un collectif d'ONG.
La Confédération helvétique a signé des conventions fiscales avec plusieurs pays. Mais personne ne connaît réellement le contenu de ces textes. De quoi entretenir le flou sur la mort annoncée du secret bancaire suisse. Nos explications.
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Malgré la crise, les immatriculations en France ont progressé de plus de 7% en juin. Mieux, sur les six derniers mois, les ventes sont restées stables. Une excellente nouvelle pour les constructeurs... qui doivent maintenant anticiper la fin de prime à la casse.
Mademoiselle Marie-Ségolène Royal à l'air intelligente...tant qu'elle se tait.
Fabius a un jour déclaré en parlant de l'extrême droite qu'elle apportait les fausses réponses à de vraies questions... Dans ce débat, il semble qu'on ai voulu à nouveau dévier sur le thème "sécurité" (au Moyen-Orient cette fois-ci) en abordant une fausse question mais qui a fait l'objet de vraies réponses par les candidats. Après 2002, comment des candidats socialistes peuvent-ils se faire piéger par ce type de question??? 1. La France n'a aucune leçon à donner en matière de respect du Traité de non prolifération pour la simple et bonne raison qu'elle ne l'a pas respecté: rappelez-vous 1995 et la chute vertigineuse de nos recettes de tourisme. Non, ce n'était pas parce que notre pays n'était plus visitable mais parce que beaucoup de pays d'Asie et d'autres encore voulaient boycotter l'odieux pays qui poursuivait ses essais à MURUROA. CHIRAC revenait sur la sacro-sainte parole de la France à laquelle tout le monde se réfère aujourd'hui. Pour lui visiblement elle n'avait pas trop de valeur, peut-être parce que c'était Mitterand qui avait signé le Traité. Moralité: avant de voir la paille qu'il y a dans l'oeil de son voisin, mieux vaut voir la poutre qui est dans le sien... La France devrait donc plutôt adopter un profil bas en la matière et laisser au mieux le soin d'aborder ce problème en conseillant la Troika européenne chargée de la négociation mais sans s'impliquer directement car elle n'a pas l'autorité morale de le faire. 2. A l'époque où Bush (le père) et Thatcher refusaient de recevoir Arafat, François Mitterrand le recevait en 1989 à l'Elysée avec les honneurs d'un Chef d'Etat. Dans ces conditions, pourquoi un président de gauche ne devrait-il pas recevoir le président iranien ou se priver de dialogue avec les iraniens (surtout qu'on pourrait leur vendre des centrales AREVA, et assurer de nouveaux contrats à la Hague) ? 3. L'Iran n'est pas une démocratie comme la nôtre mais une république islamique ou république théocratique. Pour comprendre
L'autorisation du nucléaire civil n"a été donné à l'Iran que sous réserve d'accepter des contrôles, ce qu'il a toujours refusé. La communauté internationale est donc tout-à-fait en droit de lui interdire le nucléaire civil!
Ségolène a sans doute moins de pratique internationale que Dominique et que Fabius, mais pour la cohérence, Fabius peut repasser, lui qui a dit et fait tout et son contraire et dont la parole n'a absolument aucune fiabilité. Bonjour la crédibilité au niveau international ! Ceux qui rêvent d'une "Grande Nation", d'un Chef d'Etat qui imposerait sont point de vue à 18 États qui ont ratifié le Traité constitutionnel (la Bulgarie et la Roumanie s'y sont déjà engagés), sont soit arrogants, soit inconscients et peu au courant des rapports de force mis à mal par le résultat du 29 mai pour la France ; ils ne sentent pas monter un peu partout des relents nationalistes nauséabonds. Mitterrand avait clairement montré où cela pouvait conduire... Il faudra sûrement aux Français jouer plus collectivement !
Je ne comprends pas ce que les gens trouvent à Royal. Les medias ne parlent que d'elle. J'ai vu les 3 débats, et j'ai vu une ségolène vide de sens et d'idées. Elle suit le sens du vent. On dirait Chirac en tailleur en fait... Le seul candidat à l'investiture qui a la carrure d'homme d'état est Laurent Fabius, cependant, sa position contre le projet de traité constitutionnel l'isole et Strauss Kahn pourrait créer la surprise. Après la connerie de Royal sur l'Iran il va sans dire qu'on se dirige vers un second tour. Y'aura-t-il alliances ? Désistements ? Coups bas ? A droite c'est quand même moins compliqué je trouve. Bisous à tous !
J'ai trouvé S.Royal au dessous de tout. Elle semble ne pas savoir que l'adhésion au TNP autorise l'accession au nucleaire civil en contrepartie de visites d'inspecteurs de l'AEIA. Par ailleurs, concernant le conflit Israélo-palestinien, je n'ai entendu aucun candidat mentionner le droit international dont les differentes résolutions de l'ONU, en particulier la résolution 242, pour la résolution du conflit.
Ce qui est étonnant, c'est ce que tout tourne autour d'elle. C'est la preuve que c'est la femme à battre. Que pensent ses détraqueurs de l’idée qu’il ne suffit pas de faire des promesses, mais d'être capable de les mettre en oeuvre comme Ségo le fait déjà dans sa région (Voir questions écologiques)? Par rapport à ses hésitations ... il vaut mieux hésiter que foncer dans le mur comme Bush. ;-). J'ai l'impression que tout le monde n'a pas le niveau pour comprendre les débats. Je conseille aux petits camarades (Cyrille et Lothi) " un autre monde" de Joseph Stiglitz.
J'ai personellement trouvé Mme Royal beaucoup plus pratique et concrête. C'est d'ailleurs sa grande force : s'adresser au gens simples du peuple sans les prendre de haut et en les respectant. Du coup, les autres prennent un sacré coup de ... vieux politiciens !
Il apparait de plus en plus évident que le phénomène Ségolène est le fruit (involontaire sans doute) des média et que plus elle parle et moins elle apparait avoir la dimension et les compétences pour le poste : propos flous, généralités banales, volontarisme, naïveté.Les deux autres candidats sont précis, analysent brillamment et proposent des actions mesurées.
Sa candidature m'intéressait au départ mais je crois vraiment, nous en sommes même certains ce soir, qu'elle n'a pas le niveau. Etre Chef de l'Etat exige tout de même une connaissance approfondie de l'état du Monde et de ses grands problèmes. Tout juste ferait elle une correcte porte parole de parti politique. C'est décevant et navrant.