L’euro a 1,56 dollar, le baril de pétrole qui franchit la barre des 110 dollars, l’or parti pour exploser des records à 1000 dollars l’once. Le café, le coton, le blé pris eux aussi dans la tourmente des prix. Les cours des matières premières s’enflamment au moment où la croissance des grands pays industrialisés fléchit, où les Bourses ne tiennent pas leurs promesses et où la crise financière plombe les banques.
La bouffée inflationniste a porté la hausse des prix à 4,3% sur un an en janvier aux Etats-Unis, le double de janvier 2007 et à 7,1% en Chine. En Europe, Eurostat a conforté les craintes en pointant une accélération des prix à la production en janvier plus forte que prévue, avec une hausse de 0,8% comparée à décembre où ils n’avaient progressé que de seulement 0,1%. Et sur un an, la hausse atteint 4,9%. Plus globalement, la valse des étiquettes dépasse largement les objectifs officiels dans 75% des grands pays industrialisés ou émergents.
Or d’après les stratèges d’UBS, ces hausses de prix ne sont pas sans conséquence sur les perspectives de taux de change entre les grandes monnaies. En effet, de nombreux pays ont lié leur monnaie au dollar, notamment la Chine mais aussi d’autres pays asiatiques et bien sûr la plupart des pays de Golfe. Tous ces pays aux devises arrimées au billet vert bénéficient de taux de change très favorables aux exportations. Ce qui leur a permis d’afficher des taux de croissance élevés, des surplus extérieurs très confortables et d’énormes réserves de change. Mais pour lutter contre l’accélération de l’inflation, provoquée, en partie, par des politiques monétaires bien trop souples et des réserves de changes débordantes, ces pays pourraient encourager la réévaluation de leur monnaie face au dollar. La Chine a d’ailleurs commencé à le faire. Résultat : le renchérissement de leurs exportations alimentera la spirale inflationniste. Il se dessine donc un monde d’inflation un peu plus forte, de taux d’intérêt un peu plus élevés et des devises émergents plus chères.

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.
courrier du consommateur