La croissance américaine a fortement décéléré au troisième trimestre, s'établissant à 1,6% en rythme annuel. Cause principale de cette contre-performance : la chute des investissements faits par les ménages dans le secteur immobilier, qui a atteint 17,4%.
L'inquiétude monte aux Etats-Unis. La croissance y a fortement décéléré au troisième trimestre, s'établissant à 1,6% en rythme annuel. C'est ce qu'a indiqué vendredi le département du commerce. Ce chiffre, le plus bas depuis le début 2003, est bien inférieur aux 2,6% observés durant les trois mois précédents. Il est aussi bien plus faible que celui auquel s'attendaient les analystes, qui tablaient sur 2,1% en moyenne. Cause principale de cette contre-performance : la chute des investissements faits par les ménages dans le secteur immobilier, qui a atteint 17,4% et a amputé la croissance de 1,1 point. Il s'agit de la baisse la plus importante depuis 1991. Une date de sinistre mémoire : c'est en effet à ce moment là que le marché traversait sa dernière correction, particulièrement sévère.
L'immobilier est au centre des préoccupations de la Réserve fédérale américaine, qui constatait mercredi dernier l'impact considérable du ralentissement du marché sur le PIB américain. Toutefois, la Fed n'est pas alarmiste et espère toujours que l'économie puisse continuer à « croître à un rythme modéré » à l'avenir. La consommation des ménages est en effet restée robuste. Les dépenses des Américains ont effet progressé de 3,1% entre juillet et septembre, soit davantage que les 2,6% observés lors du trimestre précédent. Dans le même temps, les investissements des entreprises sont restés solides, avec une hausse de 8,6%, quasiment double de celle observée précédemment. En fait, la Fed s'oriente vers un statu quo durable, espérant que le ralentissement économique aura pour conséquence positive de faire baisser l'inflation. Ce qui se vérifie : l'indice mesurant cette dernière s'est établi à 2,3%, contre 2,7%. Les taux d'intérêt américains devraient donc entrer dans une longue période de stabilité. A moins que le retournement du marché immobilier soit plus brutal que prévu et n'oblige la banque centrale à intervenir.

Le patron de l'OM est décédé ce samedi à l'âge de 63 ans. Portrait d'un milliardaire qui n'a jamais réussi à emmener son club au sommet. Il lui aura même fait perdre plus de 200 millions d'euros.
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