Analyse

L’Europe en crise

Danièle Licata -  16/06/2008 18:41  - L'Expansion.com 
 

Le non irlandais plonge une nouvelle fois le Vieux continent dans l'incertitude. Il va peser sur le programme de Sarkozy à la tête de l'UE en l'obligeant à jouer les pompiers.

Décidemment, les référendums ne réussissent pas à l’Union européenne. Après le rejet du projet de constitution en 2005 par la France et les Pays-Bas, les Irlandais, seuls européens à se prononcer par voie référendaire, viennent de repousser à 53,4% le traité simplifié.

Cette nouvelle mise en échec par une île comptant un peu plus de 4 millions d’habitants, soit moins de 1% des 495 millions d’Européens, plonge l’Europe dans l’incertitude. Pourtant cette défaite est relative, puisqu’elle n’aura pas les mêmes conséquences qu’un référendum négatif au Royaume-Uni. Le tigre celtique, plutôt europhile, a su profiter à plein des subventions communautaires. En d’autres termes, la place de l’Irlande dans l’Europe n’est pas remise en cause. Ce que traduit alors ce « non » massif ? Certes, une désaffection générale au processus d’intégration européenne, mais surtout, un mélange d’inquiétudes collectives sur fond de ralentissement économique, de risque démantèlement de la politique agricole commune et d’une éventuelle réduction de leur autonomie fiscale.

En revanche, le rejet par l’Irlande du traité de Lisbonne est un véritable échec personnel pour Nicolas Sarkozy, l’initiateur du texte. Le future président européen, qui souhaitait faire de l’Europe une « priorité absolue », est dans l’impasse. Dans un premier temps, il lui faudra jouer les pompiers, car le traité aurait dû théoriquement entrer en vigueur le 1er janvier 2009, après ratification par les 27. En d’autres termes, il lui faudra transformer la tonalité de sa présidence tournante de l’Union européenne, qui démarre le 1er juillet, en opération de sauvetage. La solution la plus simple consiste d’isoler l’Irlande comme en 2001 lors du traité de Nice, en minimisant l’impact de ce « non ». La tentative des 27 va être de trouver une formule pour faire revoter les citoyens irlandais, en espérant, cette fois, que la consultation populaire se solde par un « oui ».

En attendant, on est loin du programme ambitieux, si souvent vanté, de la future présidence : croissance, emploi, protection des citoyens…

 
 
Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Suivre le sujet
 

Pour être alerté lors de prochaines publications sur le même sujet, veuillez saisir votre email dans le champs ci-dessous :

Citer dans votre blog
 
Commentaires - (2)
equity 21/7/2008 Recommander 0

Sorry mais l'Europe n'a pu se doter d'une assuranc tout risques depuis le début. Les aller-retour sans cesse de ses commissaires en particulier la PAC, les transports et l'environnement on signé l'arrêt sur la confiance deposé par les citoyens européens. La situation capitalistique "liberal" nous a ammené droit dans le murs. Il y a temps déjà que les taxes en internes devaient diminuer pour aumenter les taxes à l'import surtout pour la miriade des produits en provenance des pays à risques humains et environnementaux genre la Chine et pourquoi pas les USA. Non, l'Europe a resté sans agir et aujourd'hui personne ne demande la démission de Monsieur Barroso. Il va finir son mandat en beauté et surement avec une super-retraite alor que beaucoup des citoyens tirent la langue et sont prés à exploser. Si cela arrive alors la crisis sera encore plus grande,"touchable" cette fois ci.

MICKAEL29 16/6/2008 Recommander 0

vive l'Irlande et felicitations votre pays est une véritable démocratie en France, l'identité est sarkosienne nous avons pour président SARKO 1er qui a muselé la presse, la TV ETC..... et dire qu'il nous refile son rejeton sarko2 pour faire de la politique sans diplomes mais avec un sacré coup de piston il ne manque plus que la carla aux commandes le nec plus ultra des draps......... UN BRETON QUI N'AIME PAS ETRE GOUVERNE PAR DES ETRANGERS KENAVO

 
Déjà membre : vous pouvez commenter l'actualité en direct
Vous n'êtes pas membre, laissez votre commentaire, avec votre pseudo et email. Il apparaîtra après modération.
 
  • Entreprises - 5/7/2009 - L'Expansion.com

    Robert Louis-Dreyfus, heureux en affaires, malheureux en football

    Le patron de l'OM est décédé ce samedi à l'âge de 63 ans. Portrait d'un milliardaire qui n'a jamais réussi à emmener son club au sommet. Il lui aura même fait perdre plus de 200 millions d'euros.

  • Silicon Valley - 3/7/2009 - L'Expansion.com

    Adwhirl menace la rente d'Apple sur les applications iPhone

    1 milliard de dollars. C'est ce que l'App Store pourrait rapporter à Apple cette année. Mais ce pactole pourrait diminuer si des start-up comme Adwirl parvenaient à rendre gratuites certaines applications phares en y insérant de la pub. Interview de Sam Yu, le co-fondateur d'Adwhirl.

  • Start-up - 3/7/2009 - L'Expansion.com

    Kwaga met un assistant intelligent dans votre boite mail

    Filtrer et classer les emails selon les utilisateurs, mais aussi repérer un rendez-vous ou une action à faire et vous alerter en cas d'urgence, c'est ce que propose Kwaga grâce à un traitement linguistique. Enfin la solution pour ne plus être débordé?

  • Entreprises - 3/7/2009 - L'Expansion.com

    "Les paradis fiscaux, c'est le dopage de l'économie mondiale"

    Deux Tours de France se croiseront cette année à Monaco, en Andorre et en Suisse. Moins connu que la compétition cycliste, le "Tour de France des paradis fiscaux" a pour objectif de sensibiliser l'opinion publique aux dérives de la finance. Les explications de Jean Merckaert, à l'origine de la manifestation avec un collectif d'ONG.

  • Entreprises - 3/7/2009 - L'Expansion.com

    La Suisse a-t-elle vraiment tué son secret bancaire?

    La Confédération helvétique a signé des conventions fiscales avec plusieurs pays. Mais personne ne connaît réellement le contenu de ces textes. De quoi entretenir le flou sur la mort annoncée du secret bancaire suisse. Nos explications.

  • High Tech - 2/7/2009 - L'Expansion.com

    L'avenir de la fibre optique est-il menacé en France?

    France Télécom a menacé d'arrêter ses investissements dans la fibre optique si l'Arcep maintenait sa décision d'autoriser plusieurs fibres par foyer. Décryptage avec Roland Montagne, responsable du pôle haut-débit au sein de l'Institut de l'audiovisuel et des Télécommunications en Europe.









publicite
librairie en ligne
L'annuaire du pouvoir 2008
 
fermer
 
Inscrivez-vous
Pourquoi devenir membre ?

Devenir membre de la communauté LExpansion.com vous permet d’accéder à un ensemble de services :

  • Commenter les articles en direct
  • Participer aux débats « Pour/contre » et proposer de nouveaux sujets
  • Recevoir, si vous le souhaitez, les newsletters : actu éco, conjoncture hebdo, high-tech ou carrière/management

C’est entièrement gratuit !

 
newsletters et alertes
 
inscrivez vous aux flux rss
 

Avec ces lecteurs:

Ou copiez le lien rss :

connexion
 

Votre adresse email n'est pas correcte

Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires