Le « plan de modernisation de la défense », présenté jeudi, se traduit par la suppression de 20 régiments, 11 bases aériennes et une base aéronavale. Des mesures de compensation sont prévues pour les zones les plus affectées, en particulier le nord-est de la France.
Le couperet est tombé. François Fillon et son ministre de la défense, Hervé Morin, ont présenté jeudi le plan dit de « modernisation de la défense ». Il se traduit par la suppression de 20 régiments, 11 bases aériennes et une base aéronavale. Au total, à partir de 2009 et dans les six prochaines années, 83 sites ou unités seront fermées, 33 autres seront transférées. Une soixantaine de sites, en revanche, connaîtront un « renforcement opérationnel ».
L’armée de terre fait le plus gros des frais, avec la disparition de 20 régiments et bataillons, suivie de l’armée de l’air, qui perd 11 bases aériennes, la marine cédant une seule de ses bases, celle de Nîmes-Garons.
Sur le plan géographique, c’est le nord-est de la France, vers où penchait l’implantation des unités de l’armée depuis la guerre de 1870, qui supporte l’essentiel de ces restructurations. En particulier les départements de la Moselle, de la Marne, de la Meurthe-et-Moselle et du Nord.
Cette réforme était attendue par les élus locaux avec anxiété, parfois avec colère. Car la fermeture d’un site signifie une lourde perte pour l’économie locale. Néanmoins, le premier ministre a réaffirmé qu’il n’était pas du « rôle de l’armée » de faire de « l’aménagement du territoire ».
Le plan de modernisation de la défense, toutefois, est assorti de mesures de compensation. Une enveloppe de 320 millions d’euros va être mise à disposition des « territoires les plus touchés à travers des contrats et plans de redynamisation des sites de défense », a indiqué François Fillon. Des « contrats de reconversion » seront prévus pour la trentaine de sites « les plus concernés ». Hubert Falco, le secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire, a avancé qu’il espérait pouvoir présenter au premier ministre, « dès octobre 2008 », les premiers contrats de ce type.
Un « plan national » sera mis en œuvre en particulier pour le quart Nord-Est, a indiqué le premier ministre, sans donner plus de détails. François Fillon a également assuré que 5000 postes de fonctionnaires parisiens seraient redéployés d’ici 2012, notamment en faveur des agglomérations de Metz, de Caen, de Châlons-en-Champagne et Provins.
Le chef du gouvernement s’est aussi engagé à faire en sorte qu’il n’y ait pas « de cumul de toutes les réorganisations » dues aux réformes en cours, évoquant le « gel de certaines restructurations civiles », dont certaines figuraient dans la nouvelle carte judiciaire.
Les restructurations se traduiront par la suppression, à terme, de 54.000 postes. Pour mémoire, la professionnalisation des armées, décidée en 1996, en avait coûté 18.000. A l’instar de Nicolas Sarkozy, quelques semaines plus tôt, François Fillon a assuré que la réforme en cours est « l’une des conditions sine qua non pour que l’armée française demeure l’une des plus performantes du monde ». « Je préfère une armée resserrée mais parfaitement équipée et entraînée, qu’une armée nombreuse que l’on rationne », a-t-il insisté.

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L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
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C'est bien beau de hurler avec des loups douteux! Peu nombreux sont ceux qui se révoltent contre les baisses d'effectifs: la gauche a toujours été antimilitariste et n'a pas arrêté de râler contre les dépenses militaires. Voilà que maintenant on voudrait garder une défense musclée sur nos frontières de l'est! Quel sens a un tel raisonnement élus de gauche et de droite confondus dans la peur de perdre leur siège d'élu local. L'est de la France martyrisé pas des guerres imbéciles se nourirait-t-il maintenant de la préparation de conflits futurs! Il n'y aurait pas alors que les "marchands de canons" qui aimeraient l'armée pour l'argent qu'elle rapporte!. Allons, Messieurs et Mesdames les élu(e)s, ayez des idées, pas seulement des critiques, montrez que vous n'êtes pas des battants seulement au moment des élections: présentez des projets bien ficelés, vous aurez des chances de gagner et l'estime de vos électeurs et ... les prochaines élections!
DE GAULLE à son époque a fait l’objet de critiques encore pires, on l’as même traité de dictateur, alors pour Sarko il faut attendre encore un peu, d’ici 5 ans ça va ce calmer. JPalmer (UMP)
ouhhhh !...l'est de la France ? mais ça a pas mal voté sarkozy dans le coin non ? on entend beugler les élus UMP jusqu'ici ! alors ! on aime pas sa propre medicine ? qui c'est qui n'aime pas la bonne vieille méthode à son petit nicolas ? la franchise, la concertation, le dialogue .... ahhh mais... il ne suffit pas d'être de religion sarkoziste : il faut être pratiquant !!! :-) alors maintenant vous allez avoir droit à la leçon...dites lui ce qui vous manque et Fillon vous expliquera comment vous en passer ! Messieurs les élus et électeurs UMP bon courage, et dites vous que c'est cette méthode et cette façon de faire que vous avez imposé à la France pour au moins 5 ans !....