fermer
 
Inscrivez-vous
Pourquoi devenir membre ?

Devenir membre de la communauté LExpansion.com vous permet d’accéder à un ensemble de services :

  • Commenter les articles en direct
  • Participer aux débats « Pour/contre » et proposer de nouveaux sujets
  • Recevoir, si vous le souhaitez, les newsletters : actu éco, conjoncture hebdo, high-tech ou carrière/management

C’est entièrement gratuit !

Vérification captcha
 
newsletters et alertes
 
inscrivez vous aux flux rss
 

Avec ces lecteurs:

Ou copiez le lien rss :

connexion
 

Votre adresse email n'est pas correcte

Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

idée reçue

« L'ascenseur social est en panne »

Franck Dedieu -  01/03/2007  - L'Expansion 
 
Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Suivre le sujet
 

Pour être alerté lors de prochaines publications sur le même sujet, veuillez saisir votre email dans le champs ci-dessous :

Citer dans votre blog
 
 

En réalité, les salariés sont plus souvent promus qu'il y a vingt ans, même s'ils sont plus nombreux à être déclassés.

Les « déclinologues » usent et abusent de cette métaphore mécanique : la panne de l'ascenseur social. Sclérosée, la société française ne permettrait pas aux plus méritants d'accéder à un statut supérieur. Les enfants des classes moyennes et leurs parents employés seraient contraints de rester sur le palier. En fait, une étude sur la mobilité des salariés, publiée en décembre 2006 par l'Insee, décrit une situation plus optimiste.

Car les salariés prennent plus facilement du galon aujourd'hui que dans les années 80. Sur une période de cinq ans (de 1998 à 2003), 13 % d'entre eux ont grimpé dans la hiérarchie sociale, contre seulement 8 % entre 1980 et 1985. De quoi retrouver la force de se lever chaque matin. En particulier pour les ouvriers non qualifiés : le statut d'un quart d'entre eux s'est amélioré durant cette période. « La filière technique de promotion continue d'occuper un rôle notable dans les trajectoires de mobilité masculine », constate l'auteur de l'étude, Olivier Monso. La méritocratie dans l'entreprise draine encore tous les jours de nouveaux contremaîtres et techniciens. Même la fameuse « génération sacrifiée » bénéficie de cette dynamique. Environ un tiers des jeunes salariés (30-34 ans) bénéficient d'une mobilité ascendante dans l'entreprise dès leurs premières années d'activité. Vingt ans plus tôt, les jeunes promus étaient deux fois moins nombreux (17 %).

Evidemment, tout ne va pas forcément pour le mieux dans le monde salarial. D'abord parce que la progression des trentenaires tient en grande partie au fait que leur premier emploi est souvent sous-qualifié au regard de leur formation initiale. Leur ascension correspond dans bien des cas à une remise à niveau. Ensuite parce que les femmes restent à l'écart de la mobilité sociale. Seulement 10 % d'entre elles parviennent à gravir un échelon en cinq ans, contre 15 % pour les hommes. Et la différence de traitement est pire pour les ouvrières et les employées non qualifiées. « Les métiers dits féminisés dans le secteur des services, comme l'entretien ou les aides à la personne, offrent peu de perspectives de promotion. Contrairement aux professions plus techniques, souvent occupées par des hommes », explique Olivier Monso.

Enfin, la « mobilité sociale » se fait aussi vers le bas. Près de 7 % des salariés occupent un emploi de statut inférieur à celui qu'ils avaient précédemment, contre seulement 3 % dans les années 80. Et les cadres sont les grandes victimes de ce « déclassement » (8 %), alors que, il y a vingt ans, leur statut les rangeait dans la catégorie des « intouchables ». « Parmi ceux qui ont connu au moins un épisode de chômage ou d'inactivité, la proportion des déclassés atteint 26 % chez les hommes et 28 % chez les femmes », précise Olivier Monso. Les salariés des professions intermédiaires chutent aussi. Et de plus en plus souvent : environ 8 % d'entre eux acceptent un emploi moins qualifié (3 % dans les années 80).

En fait, depuis vingt ans, l'ascenseur monte mieux, mais il lui arrive de descendre plus. C'est cette évolution qui donne le vertige aux cadres et aux classes moyennes, soumis à un effort permanent d'adaptation et mal préparés à ces trous d'air. Hier, l'entreprise garantissait une certaine stabilité, elle promet aujourd'hui le meilleur comme le pire. Une consolation : le solde de la mobilité reste positif, il y a plus de promus que de déclassés.

La mobilité sociale ascendante est plus fréquente que dans les années 80 dans toutes les catégories professionnelles.
 
Déjà membre : vous pouvez commenter l'actualité en direct
Vous n'êtes pas membre, laissez votre commentaire, avec votre pseudo et email. Il apparaîtra après modération.


 
 
 
 
 
grand jeu
  • Entreprises - 17h00 - L'Expansion.com

    Renault booste ses profits grâce à son partenaire Nissan

    Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.

  • Entreprises - 17h00 - L'Expansion.com

    Fannie Mae désespère les marchés américains

    L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.

  • Entreprises - 7/8/2008 - L'Expansion.com

    Airbus fait la course en tête devant Boeing

    L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.

  • Entreprises - 7/8/2008 - L'Expansion.com

    Les profits d'AXA plongent, mais moins que prévu

    Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.

  • Entreprises - 6/8/2008 - L'Expansion.com

    Coup de frein sur les ventes de 4x4 en France

    Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.

  • Economie - 6/8/2008 - L'Expansion.com

    Essence chère : les autoroutes n'ont plus la cote

    Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.

Expert-Mag : Les pros partagent leur expertise
 
librairie en ligne
L'annuaire du pouvoir 2008








publicite