Alors que le protocole de Kyoto entre en vigueur le 16 février, l'Union européenne a choisi un système bien particulier pour atteindre les objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre: les bourses d'échange de droits à polluer.
Après sept ans de valses-hésitations, le protocole de Kyoto entre enfin dans la réalité ce mercredi. Un accouchement dans la douleur, alors les Etats-Unis et l’Australie refusent toujours de signer ce texte qui ne doit son entrée en vigueur qu’au récent ralliement de la Russie. Et pourtant, ce protocole n’est qu’un « premier pas » car « il nous faut prendre conscience qu’il ne suffit pas à régler le problème » du réchauffement de la planète, selon l’aveu même de la plus haute responsable de l’ONU pour le climat, Joke Waller-Hunter. Adopté sous l’égide de l’ONU, l’accord impose à 34 pays industriels, sur les 141 signataires du protocole, de réduire leurs rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Une baisse de 5,2% d’ici 2012 par rapport aux émissions de 1990. Pour arriver à ce résultat global, les quotas sont différents selon les pays : -8 % pour l’Union Européenne, -15 % pour la Russie, ou -6 % pour le Japon. D’autres pays auront le droit d’augmenter leurs rejets mais dans une proportion inférieure à celle qu’ils auraient voulu réaliser. C’est le cas de la Norvège, +1% ou de l’Islande, +10%.
Le « droit à polluer », un véritable marché
Pour atteindre ses objectifs, l’Europe a préféré mettre en place un système de « droits à polluer » répartis entre les différentes entreprises de chaque pays. Une mesure moins coûteuse que les autres solutions possibles, selon Cédric Philibert, administrateur de la division de l’Energie et de l’environnement pour l’Agence Internationale de l’Energie. « L’intérêt c’est d’arriver au coût le plus bas possible, explique-t-il à Lexpansion.com. Par rapport à l’instauration de taxes et même de normes, ce système d’échange de permis devrait permettre aux entreprises de diviser par deux le coût des objectifs de réduction d’émission ». Cette solution est d'autant plus acceptable qu'il s'agit de contrôler le CO2, polluant à échelle global. S’il s’était agi d’un polluant local cela aurait été plus difficile. Selon l'expert, le fait d’attribuer gratuitement ces quotas devrait également permettre aux entreprises de préserver leur compétitivité sachant que des entreprises concurrentes, dans d'autres pays, ne sont pas soumises à ces contraintes.
Concrètement en France, Bruxelles a recensé 1140 sites industriels concernés par ces « droits à polluer ». Reste encore à répartir les quotas, mesurés en tonnes de dioxyde de carbone, pour chaque établissement. Dans l’Hexagone, les premières transactions sont prévues le 28 février mais déjà une bourse européenne s’est créée en janvier pour organiser les échanges de permis. Un véritable marché où les entreprises qui n’utiliseront pas entièrement leurs quotas pourront les revendre à d’autres plus polluantes. En cas de dépassement, ces dernières devraient en effet s’acquitter d’une amende de 40 euros pour chaque tonne émise au-delà de leur quota. La pénalité s’élevant même à 100 euros la tonne en 2008.
L'intérêt des entreprises est donc de réduire rapidement leurs émissions de gaz. La tonne se négociant aux alentours de 8,5 euros fin 2004, les plus vertueuses pourraient alors même faire des profits. Mais des profits minimes et temporaires car les entreprises ont peu de marge de manoeuvre. « L’attribution de quotas se fait tout de même en relation avec l’émission réelle de gaz rejetés par l’entreprise », tempère ainsi Cédric Philibert.
En France, les entreprises ont déjà commencé à réduire leur rejets depuis quelques années mais elles ne sont pas les seules responsables de l'effet de serre. En 2003, les émissions de CO2 des particuliers ont continuer à augmenter, de 7 % dans l’habitat et les bureaux. Et l'augmentation atteint 23% sur 14 ans pour les transports. Pourquoi alors ne pas imaginer, à terme, des taxes qui prendraient en compte l'ensemble des émissions de CO2, et non pas seulement celles provenant des entreprises ? « Tout est envisageable, souligne Cédric Philibert, la Commission européenne a simplement commencé par ce qui semblait le plus facile ».

Le spécialiste américain des vêtements de glisse a annoncé mercredi avoir reçu une offre ferme de reprise de ses activités de fabrication de ski, mises en vente il y a plusieurs mois, de la part d'un consortium mené par l'australien Macquarie Group.
L'australien Mike Quigley, ancien bras droit de Serge Tchuruk chez Alcatel, est pressenti pour succéder à Patricia Russo, affirmait mercredi Le Canard Enchaîné. La bourse applaudit.
Les ventes mondiales de téléphones mobiles, qui se sont élevées à un peu plus de 305 millions d'unités au deuxième trimestre, poursuivent leur progression (+11,8%) mais la croissance semble marquer le pas, selon une étude publiée mercredi par l'institut Gartner.
ERDF, filiale d'EDF chargée de la distribution de l'électricité, demande une augmentation de ses tarifs de 15,1% sur trois ans pour rénover son réseau, affirme mercredi La Tribune.
Le groupe audiovisuel public a dépensé 56 millions d'euros pour retransmettre les Jeux. Or, les recettes publicitaires, elles, n'ont rapporté dans le même temps que 4,4 millions. Le déficit se monte ainsi à plus de 50 millions.
Son premier journal télévisé sur TF1 a attiré lundi soir 8,3 millions de téléspectateurs, pour une part d'audience de 40,2%.
CHEZ NOUS ? ce n’est pas de l’or…encore que ! L’acharnement des industriels du charbon dit « propre » en dit long sur cette question ! Malgré le débat sur le réchauffement climatique et le protocole de Kyoto , Deux sociétés ont déposé un dossier en vue d’ouvrir sur les communes de Lucenay les Aix et Cossaye(Nièvre) une mine de charbon centrale thermique. Projet soutenu par les élus socialistes et communistes locaux en dépit d’un rapport alarmiste réalisé par SOFREMINES en 2003 à la demande du conseil régional mais non publié à ce jour. Pour plus d’information consulter le site : http://www.adsn58.fr/ exprimez vous sur le blog consacré à ce sujet : http://veriteminecharbon.unblog.fr/