Les prix à la consommation en France ont progressé de 0,5% en novembre, soit la plus forte hausse des prix depuis trois ans. Dans la grande distribution, la progression est encore supérieure.
Le coût du panier de la ménagère est-il en train de flamber ? Selon les statistiques de l’Insee publiées jeudi, les prix à la consommation en France ont progressé de 0,5% en novembre par rapport à octobre. Cette poussée inflationniste, la plus forte depuis trois ans, porte l’accélération des prix sur un an à 2,4%.
Certes, aucun pays européen n’échappe actuellement à l’inflation. « Dans la zone euro, elle est en moyenne de 3% sur un an », a rappelé Eric Dubois, chef du département conjoncture de l’Insee. Au contraire en France, cette accélération des prix est plutôt contenue. Notamment « parce que la croissance française est moins performante que celle de ses voisins », explique Mathieu Kaiser, économiste à la BNP-Paribas. Il y a moins de tensions sur les capacités de production dans l’Hexagone, donc moins de tensions sur les prix.
La hausse de novembre « s’explique en très grande partie par la flambée des prix du Brent », observe Mathieu Kaiser. De fait, « bien que l’euro ait touché son record historique en novembre, son appréciation a été très loin de compenser celle du pétrole », rappelle-t-il. De même, le prix des denrées alimentaires a eu tendance à s’envoler ces derniers mois. Si bien que hors éléments volatils, « l’inflation sous-jacente a continué de progresser lentement », note la BNP-Paribas.
Mais pour les associations de consommateur, « l’indice de l’Insee est une plaisanterie », comme l’assène Reine-Claude Mader, de CLCV. « C’est une provocation de la part des pouvoirs publics de continuer à publier cet indice comme un indicateur pour le grand public », estime-t-elle, « car il ne permet pas de mesurer la réelle évolution des prix pour un ménage ». Le site du Nouvel Observateur a publié jeudi la liste de 250 produits parmi les plus vendus en grande surface : ils ont augmenté en moyenne de 11,5% depuis trois ans. Soit deux fois plus que l’inflation. Certains de ces produits ont vu leur prix augmenter de 51,5%.
Il existe un autre indice de l’Insee, qui retrace l’évolution des prix des produits de grande consommation dans la grande distribution. En novembre, il a progressé de +0,7%. Dans le détail, les prix ont crû de 0,9% dans les hypermarchés et de 0,6% dans les supermarchés. Comme le rappelle Mathieu Kaiser, « la grande distribution en France est un secteur ou le degré de concurrence n’est pas très élevé. Elle peut se permettre de pratiquer des prix avec de bonnes marges ». Selon Reine-Claude Mader, ces marges ont justement permis, « soit l’installation des hyper français en Europe du Sud et de l’Est, soit une meilleur rémunération du capital », comme l’attestent les cours de bourse florissants du secteur.
A ce propos, le secrétaire d’Etat à la consommation, Luc Chatel, a fustigé jeudi le « double discours de certains distributeurs », visant sans le nommer le groupe Leclerc. « Je ne peux pas accepter qu'à la fois on explique que la législation actuelle et future ne pourra pas permettre de baisser les prix et de l'autre refuser des baisses de tarifs proposés par les fournisseurs », a-t-il déclaré sur Radio Classique. Dès lors, le gouvernement espère beaucoup de sa réforme de la loi Galland, qui permettra aux distributeurs de répercuter intégralement les marges arrières sur les prix de vente. Avant de procéder à une réforme de la loi Raffarin sur l’installation des grandes surfaces, pour augmenter la concurrence en leur sein.

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les grandes surfaces voudraient que le plan SARKOZY echoue qu ils ne s y prendraient pas autrement car l inflation est le pire des maux pour les petites gens aussi il faut faire vite pour que cela redescende aussi vite que cela a monté si l on veut pas que la machine a billet ressorte du tiroir ou elle avait mise il y a plusieures années et l on attend avec impatience que le plan sorte avant les municipales car alors l U M P va droit dans le mur et elle aura des surprises lors des élections si importantes pour que le pays qui était stable reste dans les normes aussi messieurs du gouvernement agissaient très vite de réformer toutes les lois qui empechent de baisser car les petites gens vous le demandent d une manière présente.eux qui on peu de pouvoir d achat on attend avec impatience le PERE NOEL.