Hillary Clinton a mis en garde jeudi contre une crise financière aux Etats-Unis comparable à celle ayant touché le Japon dans les années 1990 et plaidé pour une intervention de l'Etat.
« Nous pourrions être entraînés dans une crise à la japonaise », a affirmé la candidate à l’investiture démocrate dans la course à la Maison blanche, dans un entretien au Wall Street Journal.
La sénatrice de New York estime que la Réserve fédérale ne peut pas agir seule. « Je ne pense pas que nous puissions régler nos problèmes avec seulement une politique monétaire », a-t-elle dit. « Les Japonais ont essayé et essayé encore » cette méthode avant que le gouvernement ne se décide à lancer un plan de sauvetage de l'économie.
Dans son plan pour relancer l'économie et juguler la crise immobilière qui secoue les États-Unis, Hillary Clinton estime que l'administration fédérale chargée du logement devait se « tenir prête » à racheter, restructurer et revendre les prêts immobiliers faisant l'objet d'un défaut de paiement.
Elle propose notamment de sanctionner les institutions financières sans scrupules, de créer un moratoire des saisies de 90 jours et un gel de 5 ans des taux d'intérêt pour les crédits à risques.
Le Japon a été confronté à partir de la fin des années 1980 à une grave récession économique, aggravée par la déficience du système financier japonais. La dégradation de la situation financière des banques nipponnes, conjuguée avec les effets de la crise asiatique, a précipité l'économie japonaise dans un cercle vicieux déflationniste. Elle a conduit les banques à durcir leur offre de crédit, aggravant ainsi les conditions d'activité des entreprises, en particulier des PME, et accentué la crise de confiance des agents économiques.

Le boom des applications pour réseaux sociaux a une limite: le caractère fermé de chaque plateforme. Si les initiatives se multiplient pour casser ces frontières, Frengo a peut-être créé la clé qui permet vraiment d'échanger d'un réseau à l'autre. Les explications de Mahi de Silva, pdg de la start-up.
Votre profil sera mis à jour sur tous les sites en même temps. Facebook fait bande à part.
Quel est le point commun entre le service d'envoi de gros fichiers Podmailing, le site de création de jeux en flash Pictogame et le lecteur multimédia Omega? Réponse: ils ont tous été créés par la start-up française, adepte de la technologie BitTorrent.
Le 1er distributeur au monde de produits électroniques a bouclé un accord à quelque 2 milliards de dollars avec le vendeur britannique de téléphones portables Carphone Warehouse. Une manière pour l'américain de s'ouvrir les portes du colossal marché européen.
Une « escroquerie en très forte progression », selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Sanofi-Aventis, qui avait vu le brevet du Plavix, l'un de ses médicaments vedettes, brièvement menacé par la concurrence d'un générique aux États-Unis il y a moins de deux ans, est aujourd'hui exposé à la même menace sur le marché européen. L'action lâchait près de 6% vendredi.
Indépendamment que la crise au Japon n'était pas du même type que celles des Etats-Unis, Hillary Clinton a raison. La crise était due à une "arnaque légale" qui consiste à faire des prêts avec des taux de remboursement qui augmentent jusqu'à la faillite personnelle de l'emprunteur qui après avoir été "saigné à blanc" doit vendre son logement. En rachetant ces crédits irremboursables et en leur substituant des crédits correspondants aux possibilités des emprunteurs, la crise immobilière sera jugulée.
Le principal problème de la crise financière japonaise était que les banques avaient des participations financières directes, dans les entreprises de leur clients. Aux USA ce n'est pas le cas. Les banques sont associées indirectement aux entreprises de leurs clients par des fonds d'investissement que celles-ci ont créés et qui sont des entitées financières indépendantes des banques. Si les entreprises du fond d'investissement vont mal, seul le fond d'investissement va disparaitre, mais pas la banque, sauf si celle-ci est trop engagée dans le fond. Ce qui n'est pas, semble-t-il, le cas de beaucoup de banques aux USA.