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Galileo : la navigation par satellite « à l'européenne »

Yves adaken -  25/03/2002 13:47:00  - L'Expansion.com 
 
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Face au GPS américain et au Glonass russe aux origines militaires affirmées, l’Union européenne veut disposer de son propre système de navigation par satellite, mais pour le dédier à des applications civiles.

Face au GPS américain et au Glonass russe nés pour des raisons militaires, l’Union européenne veut disposer de son propre système de navigation par satellite, mais pour le dédier à des applications civiles. Moyennant quoi, la technologie développée par Galiléo n’a rien de particulièrement innovant, reposant essentiellement sur la capacité de déploiement de constellations de satellites équipés d’horloges atomiques. La radio navigation par satellite repose en effet sur la présence en orbite de satellites émetteurs suffisamment nombreux et bien disposés pour arroser le globe terrestre de signaux de localisation : grâce à eux, tout possesseur du récepteur adéquat peut alors calculer à tout moment sa position géographique.

La constellation Galiléo dans sa configuration définitive comportera ainsi 30 satellites, placés en orbite circulaire moyenne (à environ 23.600 kilomètres d’altitude), mais répartis sur trois plans différents. Cette véritable clé devoûte est censée permettre la diffusion de signaux de localisation sur l’ensemble du globe, y compris aux latitudes extrêmes (proches des pôles). Et ce avec une précision « similaire voire supérieure au GPS », de l’ordre du mètre. Du jamais vu pour un système civil. Explicité par un argumentaire officiel diffusé récemment par la Commission Européenne, cela donne : « Quand un citoyen aujourd’hui peut espérer localiser sa voiture grâce au GPS, Galiléo permettra de préciser dans quel garage elle se trouve. »

Reste que la supériorité revendiquée du système européen serait moins technologique que philosophique. Affirmant la vocation de service public de Galiléo, la Commission assure en effet qu’il offrira une « garantie de continuité de service pour certaines applications ». « Au contraire, ajoute-t-elle, il existe au cours des dernières années plusieurs exemples d’indisponibilité involontaires ou intentionnelle des signaux GPS, parfois sans préavis. »

Concrètement, Galileo offrira un service de base gratuit, et des services payants visant par exemple les compagnies aériennes, les entreprises exploitant des flottes de navires ou de camions, ou les sociétés de téléphonie mobile désireuses de lancer de nouveaux services pratiques liés à la localisation. Concurrent du GPS pour toutes ces applications, Galiléo se veut toutefois également complémentaires de ses prédécesseurs. D’où la volonté de permettre à des récepteurs de recevoir aussi bien des signaux GPS, Galiléo ou Glonass afin de créer un futur ensemble global de radionavigation, de positionnement et de synchronisation par satellite, le GNSS (Global Satellite Navigation System »). Et ce dans le but d’assurer une fiabilité et une précision maximale pour toutes les applications dans lesquelles la sécurité joue un rôle essentiel comme le secours en mer, le contrôle du trafic ferroviaire, la régulation de la circulation routière ou le suivi des avions en phase d’atterrissage.

 
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