
Le président islandais refuse de signer une proposition de loi, et le monde s'émeut. Son refus porte sur le remboursement (ou non) de quelque 6,2 milliards de dollars perdus par les déposants britanniques et néerlandais après la faillite de la Banque Icesave.
Au moment où courent des rumeurs sur la faillite de certains Etats, de la Grèce à l'Espagne, voire de l'Irlande à la Grande-Bretagne, la perspective d'un défaut islandais fait peur. Car elle est longue, la liste des Etats qui s'engagent à payer, et dont les engagements valent ce que valent le rapport des forces entre contractants, la liquidité du payeur ou la ténacité des avocats...
L'énormité de la dette des Etats occidentaux pose deux questions : comment payer, mais aussi comment ne pas payer ? Pour les pays dont la dette est largement détenue par des non-résidents, tels les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, la solution de la monétarisation n'est pas sans risques. Les Chinois accepteront-ils d'être remboursés avec un dollar dévalué ? Quant à la suppression des créances, tant pratiquée naguère en Europe, il n'y faut plus songer, quand les créanciers de l'Occident sont ces nouvelles puissances qui n'ont rien oublié de leurs humiliations passées, et qui ont appris les leçons de la mondialisation, notamment le respect des contrats.Tenir ses engagements, pour les nations endettées, signifie la hausse générale des impôts en même temps qu'une réduction drastique des prestations. Mais faire défaut signifierait une mise sous tension des relations internationales dont nul ne sait ce qui pourrait en sortir.
Donc, si la file d'attente s'allonge devant la porte étroite qui mène à l'euro, c'est parce que la situation de la Grèce en fait rêver plus d'un, parmi ceux qui naguère méprisaient ce club. Peu importent déficits et dettes, puisque la Grèce est dans l'euro ! Il ne manque pas de cyniques, du côté de la BCE, pour faire observer qu'un peu plus de faiblesse de la monnaie serait bien accueilli par une industrie européenne inquiète des dévaluations des grandes monnaies mondiales. Et voilà comment le glas islandais chante la gloire de l'euro. Et voilà pourquoi, en matière de dette comme ailleurs, l'essentiel est d'être au bon endroit au bon moment.

Pendant deux jours, les étudiants de l'Ircom, l'ISC, FACO Journalisme et l'ISFJ participent à un exercice de crise grandeur nature organisé par l'Ecole Européenne d'Intelligence Economique. Lexpansion.com relaie cette expérience.
Les investissements des annonceurs ont fondu de 2,5 milliards en 2009. Tandis que les médias en ont perdu 1,5... Mais la crise est-elle la seule responsable ?
Google planche avec Sony sur une plateforme d'accès à internet intégrée au téléviseur. Alors que fabricants de TV et fournisseurs de contenus multiplient les partenariats, c'est un énorme marché qui va s'ouvrir pour les applications, à l'image de ce qui s'est produit sur les smartphones.
Christine Lagarde vient de commander un rapport sur les frais bancaires à l'ancien patron du Crédit Agricole, Georges Pauget. La réaction de Marie-Anne Jacquot, porte parole de l'AFUB (Association Française des Usagers de Banque).
A partir d'octobre, Médiamétrie mesurera l'audience de l'Internet mobile. En combinant les connexions enregistrées par les opérateurs et les données d'un panel, l'institut espère mettre tout le monde d'accord. Les explications de Laurent Battais, directeur exécutif performance et cross média chez Médiamétrie.
Innovations prometteuses ou délires anecdotiques, les Web Awards ont distribué leurs lauriers au festival interactif SXSW, qui a lieu chaque année au Texas. Et les gagnants sont...