A la tête d'une association, ce trentenaire représente l'autorité publique sur le domaine privé des Arcs.
Tous les matins, ses amis le saluent d'un « Monsieur le gouverneur ». Pas de quoi donner la grosse tête à Josquin Laurent, un solide gaillard de 30 ans. Avec ses cheveux au vent, l'homme a le look d'un champion de snowboard. Pourtant, depuis deux ans, il a quitté le soleil du Var pour devenir le « gouverneur » de la station de ski des Arcs, à côté de Bourg-Saint-Maurice, en Savoie. Plus précisément, ce diplômé en droit et en économie du sport est le directeur de L'Esprit des Arcs, l'association chargée de la gouvernance des Arcs. Cette organisation, unique en France, a été créée pour faire face à la situation des stations de ski intégrées construites dans les années 70, telles que Avoriaz, les Ménuires ou les Arcs, devenues ingérables. « A l'origine, la station appartenait et était dirigée par son créateur, Roger Godino », explique Josquin Laurent. Après la vente du parc immobilier à des investisseurs privés, les problèmes les plus simples se sont rapidement transformés en casse-tête juridiques ou administratifs. « Vous pouvez traverser intégralement les Arcs 1 800 sans mettre le pied sur le domaine public, analyse le responsable de la gouvernance. Avant de pouvoir faire déneiger en urgence un chemin, il faut demander l'autorisation aux syndics des copropriétés. » Ingérable en saison touristique ! Désormais, le gouverneur Josquin dispose des pleins pouvoirs, ou presque. En réalité, il agit par délégation du maire de Bourg-Saint-Maurice - les Arcs, également président de l'association de gouvernance. « En cas de problème grave, j'ai le numéro de portable du maire, qui reste l'autorité de police », confie-t-il. Mais le vrai succès est de pouvoir réunir régulièrement autour d'une table tous les acteurs économiques de la station : les collectivités, les commerçants, les copropriétaires d'appartements, les hébergeurs, les responsables des remontées mécaniques et des écoles de ski, les associatifs (crèches, clubs de sport, etc.). « Il ne reste plus que quelques copropriétaires à convaincre », se félicite ce fin diplomate. Cela permet de se mettre d'accord sur les animations, les dates d'ouverture et de fermeture de la station, ou de rendre homogène la signalétique.
1977
Naissance à Royan
2002
Organisateur du Championnat du monde de voile à Marseille.
2003
Directeur de la Société des régates du Havre.
2004
Directeur de la délégation du Var de Vacances pour tous.
Décembre 2005
Directeur de L'Esprit des Arcs.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
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La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.