A partir de mercredi, les voitures neuves et les occasions très récentes devront obligatoirement porter une étiquette indiquant leur émission de CO2 et leur consommation. Les défenseurs de l'environnement dénoncent une mesurette.
Avec un litre d'essence à plus d'1,35 euro, les automobilistes seront peut-être davantage tentés de jeter un œil sur l'étiquette énergie appelée à figurer obligatoirement sur toutes les voitures neuves à partir de mercredi. Les concessionnaires devront aussi l'apposer sur les véhicules d'occasion en circulation depuis le 1er juin 2004. Semblable à celle qui accompagne déjà les appareils électroménagers et les ampoules, cette étiquette indique à la fois la consommation de la voiture en carburant et son taux d'émission en dioxyde de carbone (CO2), l'un des principaux gaz responsables du réchauffement climatique. Visuellement, l'étiquette comporte une échelle de sept lettres et couleurs différentes, du A vert foncé pour les voitures les moins polluantes (moins de 100 g de CO2/km) au G rouge pour les véhicules type 4/4 qui émettent plus de 250 g au kilomètre. Son objectif ? Informer le client pour inciter les constructeurs à fabriquer des véhicules moins polluants et espérer diviser par quatre le niveau d'émissions de CO2 d'ici 2050 (par rapport au niveau 1990).
Cette mesure, annoncée dans le plan Climat de juillet 2004, fait le pari que les consommateurs feront du label « voiture propre » un nouveau critère de choix. Renault et Peugeot Citroën, l'ont bien compris et ont déjà imposé cet étiquetage à leurs concessionnaires depuis le 1er janvier 2006. Voici donc venir un nouvel argument marketing après la mise en avant de la sécurité et de la performance. Car les deux constructeurs français sont très en pointe sur le sujet : d'après le classement de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), PSA et Renault obtiennent les meilleurs résultats en CO2 des ventes de véhicules en France. « Sur onze modèles diesel ayant les meilleures émissions de CO2, six sont français », note l'agence.
Mais cet étiquetage est loin d'être suffisant pour au moins trois raisons. La première, selon les associations environnementales, c'est son manque d'ambition. Si le CO2 est le principal responsable de l'effet de serre et du réchauffement climatique, il n'est pas le seul polluant. Les voitures rejettent d'autres gaz nocifs, qui ne seront pas inscrits sur l'étiquette. D'autres pays, comme l'Allemagne, l'Autriche ou la Suisse, utilisent un indicateur multicritères établi par l'association transport et environnement, qui intégre plusieurs polluants. Les associations auraient également souhaité que tous les véhicules soient concernés.
Par ailleurs, d'aucuns déplorent le niveau limité des contraintes associées à la mesure. Les constructeurs européens se sont engagés à atteindre une moyenne d'émissions de 140 g/km d'ici 2008-2009. Malgré une baisse en 2005, il était encore de 152 g/km. Enfin, le maintien du marché des 4/4 l'an dernier (+0,6% l'an dernier) et l'arrivée de minispaces type Modus de Renault ou Opel Meriva, plus lourds et plus volumineux, selon l'Ademe, risque de contrebalancer la baisse des émissions de CO2. D'où la mise en place d'une nouvelle taxe sur la carte grise pour les gros pollueurs, à partir du 1er juillet prochain, calculée en fonction des émissions de CO2. Avec un barème pas forcément très dissuasif non plus : le propriétaire d'un 4/4 Cayenne de Porsche – qui émet 320g de CO2/km – paiera au maximum 380 euros par an. A l'inverse, les futurs propriétaires de « voitures propres », c'est à dire étiquetées A, B ou C, bénéficieront d'un crédit d'impôt de 2000 euros jusqu'en 2009, et de 3000 euros s'ils détruisent une voiture immatriculée avant le 1er janvier 1997.

Le spécialiste américain des vêtements de glisse a annoncé mercredi avoir reçu une offre ferme de reprise de ses activités de fabrication de ski, mises en vente il y a plusieurs mois, de la part d'un consortium mené par l'australien Macquarie Group.
L'australien Mike Quigley, ancien bras droit de Serge Tchuruk chez Alcatel, est pressenti pour succéder à Patricia Russo, affirmait mercredi Le Canard Enchaîné. La bourse applaudit.
Les ventes mondiales de téléphones mobiles, qui se sont élevées à un peu plus de 305 millions d'unités au deuxième trimestre, poursuivent leur progression (+11,8%) mais la croissance semble marquer le pas, selon une étude publiée mercredi par l'institut Gartner.
ERDF, filiale d'EDF chargée de la distribution de l'électricité, demande une augmentation de ses tarifs de 15,1% sur trois ans pour rénover son réseau, affirme mercredi La Tribune.
Le groupe audiovisuel public a dépensé 56 millions d'euros pour retransmettre les Jeux. Or, les recettes publicitaires, elles, n'ont rapporté dans le même temps que 4,4 millions. Le déficit se monte ainsi à plus de 50 millions.
Son premier journal télévisé sur TF1 a attiré lundi soir 8,3 millions de téléspectateurs, pour une part d'audience de 40,2%.