Le classement annuel du Forum économique mondial fait perdre six places à la France et l'envoie au dix-huitième rang. Le pays est plombé par un marché du travail jugé beaucoup trop rigide et les failles de son système éducatif.
A sept mois de l'élection présidentielle, le débat sur le déclin de la France risque une nouvelle fois de rebondir. Publié mardi, le classement annuel du Forum économique mondial, qui lui fait perdre six places pour l'envoyer au 18ème rang, est particulièrement sévère avec l'Hexagone, plombé notamment par un marché du travail jugé beaucoup trop rigide. Le pays occupe en effet le 99e rang seulement sur le critère de la flexibilité, une contre-performance qui, selon les auteurs de l'étude, « pourrait refléter en partie la déception des entreprises quant à la manière dont a été gérée l'initiative du "Contrat première embauche" ». La France est aussi pointée du doigt pour l'inefficacité de sa bureaucratie, la mauvaise gestion de ses finances publiques et ses insuffisances en matière de lutte contre la corruption. Surtout, c'est son système éducatif qui inquiète les organisateurs du Forum annuel de Davos. Ils soulèvent la faiblesse des taux d'accès à l'enseignement supérieur, par rapport à la Finlande ou encore aux Etats-Unis. Ils fustigent les inégalités dont souffrent les minorités et s'étonnent du niveau de la dépense publique par étudiant : 29% du PIB seulement, contre 74% au Danemark par exemple.
En voyage à Moscou, Christine Lagarde n'a pas voulu sombrer dans le défaitisme. « Cela ne me paraît pas dramatique et ne me paraît pas symboliser la dégringolade ou la chute catastrophique »,a déclaré la ministre déléguée au commerce extérieur. Il est vrai que les classements qui prétendent saisir la compétitivité d'un pays sont légion et donnent des résultats parfois contradictoires. Il y a moins de trois semaines, la Banque mondiale adressait ainsi un satisfecit à la France à la faveur de la publication de son rapport Doing Business, qui lui faisait gagner douze places pour la hisser à un 35ème rang il est vrai peu glorieux. Mais enfin, la Banque mondiale louait tout de même sa capacité à se réformer pour faciliter la pratique des affaires, citant par exemple la nouvelle loi sur les faillites. Au-delà des polémiques et des divers classements qui ne sont pas toujours tendres avec elle, la France peut se consoler en se rappelant, avec l'Agence française pour les investissements internationaux, qu'elle la quatrième terre d'accueil des capitaux étrangers, au coude à coude avec les Etats-Unis, la Chine ou encore la Grande-Bretagne. Les IDE y ont d'ailleurs progressé de 12,5% en 2005, à 40 milliards d'euros.

Interview exclusive de Ron Garriques, président de la division grand public de Dell, sur la priorité donnée à cette activité, les ambitions en terme de produits et les conséquences sur la distribution et l'appareil de production.
La France s'engage dans la réforme des tarifs du mobile. Le nouveau modèle pourrait conduire, à terme, à facturer la réception des appels. Décryptage.
Ce jeune studio de création a développé une technologie qui simplifie le travail des développeurs. Et il entend bien profiter du bouleversement provoqué par Apple et son iPhone dans le monde de la distribution.
Sonnés par le ralentissement économique, les cinq principaux marchés automobiles européens ont tous ensemble enregistré des baisses des ventes spectaculaires en août. Seule la France résiste encore avec un recul de 7%.
Un rapport remis jeudi au gouvernement dresse le premier bilan de la VAE – la validation des acquis de l'expérience –, six ans après sa création. Le point sur ce dispositif de formation professionnelle très décrié avec Vincent Merle, expert au CNAM, à l'origine du projet de loi fondateur de 2002 au cabinet de Nicole Péry.
Le nouveau jeu du créateur des Sims est sorti jeudi en France. Une aubaine pour Electronic Arts, qui prévoit des millions de ventes. Retour sur un succès annoncé de longue date.
On peut comprendre que Davos juge sévèrement la France qui est loin de correspondre aux critères du néolibéralisme totalitaire parti de Wall Street. Pourtant, sur le plan social, bien des pays nous envient certaines institutions comme les hopitaux par ex. Bien sûr, il y a des réformes à faire... Sous réserve qu'elles ne traduisent pas comme actuellement par des reculs sociaux et la paupérisation des classes moyennes et populaires et une aggravation des inégalités.
Il suffit de lire le nouveau livre de François de Closets, "Plus encore", pour comprendre les mécanismes qui sont responsables du déclin de la France.
Mais, je le dis avec tristesse, ce sont nos classes dirigeantes qui ne l'aiment pas suffissament. Quel est ce pays qui sacrifie sa jeunesse à tous points de vue !