
Selon les dirigeants de très petites entreprises, le financement se grippe, selon les banquiers, il s'agit d'une vigilance accrue. 38% des patrons de TPE craignent de devoir cesser leur activité, 75 % des banquiers redoutent cette situation pour leurs clients.
La 33èmeédition du baromètre Ifop/Fiducial des TPE (Très Petites Entreprises, de 1 à 19 personnes), publiée le 26 février, propose un regard croisé inédit, celui des dirigeants de TPE et de leurs banquiers. Ils s'expriment sur leurs perceptions de la dégradation de la situation économique et sur leurs relations réciproques.
22% des TPE affirment avoir subi un durcissement des conditions d'accès au crédit, contre 12% en octobre 2008. 8% des dirigeants de TPE déclarent avoir dû supporter une réduction ou une annulation d'une ligne de crédit ou d'un prêt précédemment accordé. Une majorité (55%) des 28% de TPE qui ont récemment formulé une demande de crédit se sont vu opposer soit une fin de non recevoir (21%), soit des conditions plus drastiques qu'à l'accoutumé : cautionnement d'organismes spécialisés (pour 23%), garanties personnelles supérieures (18%), taux plus élevés (15%), mais aussi réduction de l'enveloppe de financement (14%).
De surcroît, 95% des TPE jugent trop élevés les montants des commission et des intérêts facturés par les banques. 78% pronostiquent un renchérissement du prix de ces prestations dans le but de couvrir les gigantesques pertes des banques consécutives à la crise financière.
Les banques reconnaissent peu la contraction du crédit ressentie par les TPE.27% des banquiers estiment toutefois que les banques accordent moins de crédits aux TPE, mais seuls 12% l'avouent quand il s'agit des pratiques de leur propre banque. 54% d'entre eux enregistreraient une diminution des demandes de financement par rapport à janvier 2008.
Néanmoins, 83% des banquiers conviennent avoir augmenté leur niveau de vigilance face à la dégradation de la situation économique. 58% des banquiers affirment aussi étudier plus scrupuleusement les demandes de financement des TPE. 53% déclarent avoir augmenté leur niveau d'exigence, 44% exigent des dossiers de financement plus fournis et 36% souhaitent davantage de garanties. Ce renforcement de la vigilance se concrétise aussi dans les recours à des organismes de cautionnement pour 83% des banquiers. Seuls 10% confessent refuser davantage de financement.
28% des patrons de TPE déclarent connaître des difficultés financières importantes, 30% jugent leur situation préoccupante ; résultats confirmés par 29% des banquiers qui constatent une dégradation de la trésorerie chez une part importante de leurs clients TPE. La situation ne devrait pas s'améliorer dans les trois mois.
En effet, 74% des banquiers pensent que la trésorerie de leurs clients TPE va connaître une nouvelle dégradation. Un sentiment partagé par 43% des patrons de TPE. Enfin, 38% des patrons craignent un scénario noir en déclarant qu'ils pourraient cesser leur activité en 2009. Ce constat alarmiste pour 2009 est redouté par 75% des banquiers pour ce qui concerne leurs clients.
Prises isolément, les différentes mesures du plan de relance sont approuvées par les patrons de TPE. Pour autant, moins d'un tiers (32%) des sondés attendent un impact positif de ce plan sur leur entreprise. 42% estiment qu'il n'est pas assez important par rapport à la gravité de la crise. Ainsi, seuls 32% des dirigeants de TPE indiquent que l'exonération des charges sur le Smic vont les inciter à embaucher. Au final, 83% des sondés plébiscitent la mise en place d'un second plan de relance, avec une priorité donnée à l'emploi (61%).
Méthodologie : ce baromètre rend compte des enquêtes conduites par l'Ifop pour le compte de Fiducial et réalisées par téléphone du 29 janvier au 12 février 2009 auprès d'un échantillon représentatif de 1.002 dirigeants de TPE, du 29 janvier au 6 février 2009 auprès d'un échantillon représentatif de 502 responsables d'établissement bancaire.

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Arrètons de nous masquer les réalités: un prèt est destiné à ètre remboursé. Les banques ne sont pas des organisations philantropiques sinon nous allons rééditer la faillite du Crédit Lyonnais poussé à l'erreur par l'équipe Mitterrand... Si l'emprunteur ne remplit pas les conditions de solvabilité le prèt ne doit pas ètre accordé, TPE ou particulier ou autre...
Il me semble que c'est indécent de la part des banques de se durcir car tout le monde va avoir besoin un jour ou l autre d un crédit ne serait ce que pour acheter une nouvelle voiture car ce n est pas avec le viatique que propose le gouvernement qui va faire peut etre du bien pour les plus riches mais certainement pas pour les classes moyennes qui ont besoin de crédits aussi je pense que de leurs parts ce n est pas le patriotisme qui est leure principale vertu. Aussi il serait bon ne serait ce que de quelques rangs la ceinture qu ils nous ont obligés a porter c'est que si on ne donne rien ce sera inévitablement une pagaille noire dans le pays et quand il y a pagaille on sait quand cela commence mais on ne sait jamais comment cela fini.Aussi un soupçon de largesse serait le bien venu pour desserer la ceinture que la crise nous a obligés a porter.
arriveront-ils à limiter leurs bonus et super salaires ?.Là est le péché originel