
Quand les banques mettent la pression sur leurs chargés de clientèle pour vendre toujours plus, les clients trinquent. L'AFUB (association française des usagers des banques), et l'ACABE (association contre les abus des banques européennes) reçoivent régulièrement des plaintes de consommateurs victimes de cette agressivité commerciale. Leurs experts donnent des conseils pour se défendre face aux dérives les plus fréquentes.
Début 2009, Luc T. emprunte 30000 euros au Crédit agricole Ile de France pour refaire sa salle de bains et acheter une voiture. L'assurance décès invalidité pour ce prêt étant facultative, il décide de ne pas la souscrire. Pourtant, il est depuis débité tous les mois de 21 euros... "Quand je m'en suis rendu compte et que j'ai voulu me faire rembourser, j'ai été convoqué à l'agence, où mon conseiller m'a longuement expliqué qu'il était dangereux de ne pas avoir d'assurance sur ce type de crédit. Et depuis, cela traîne...", raconte-t-il.
Les conseils des associations
La souscription d'une assurance sur un prêt à la consommation n'est pas obligatoire. Si vous pouvez prouver que vous n'avez rien signé (grâce à une copie du contrat par exemple), envoyez un courrier avec accusé de réception en exigeant l'annulation de l'assurance, ainsi que le remboursement des sommes indûment prélevées, et menacez de saisir le conciliateur de justice, qui siège au tribunal d'instance dont dépend l'agence. En matière de crédit immobilier, en revanche, l'assurance est obligatoire. Mais votre banque ne peut en aucun cas vous obliger à souscrire son contrat maison. Pour faire valoir vos droits, n'hésitez pas à demander une simulation d'emprunt hors assurance, dès votre premier contact avec la banque. Une fois le document en main, envoyez à votre banquier un courrier avec accusé de réception en indiquant que vous souhaitez vous assurer auprès d'un autre établissement, et joignez la copie du contrat signé par ailleurs. Si la banque se fait tirer l'oreille, menacez de saisir l'autorité de la concurrence.
A la fin de l'année dernière, Jean-François A. s'adresse aux Banques populaires pour l'emprunt destiné à financer sa nouvelle maison. Le conseiller l'oblige à ouvrir un compte dans l'établissement, et à y souscrire sa future assurance habitation. "J'ai trouvé la pratique un peu cavalière, mais comme ils étaient compétitifs, j'ai dit oui", explique ce quadra. Mais le jour où il est allé cherché son chèque de banque, son sang n'a fait qu'un tour : "Mon conseiller m'a dit qu'il fallait, en plus, que j'achète pour 150 euros de parts sociales. Et m'a fait comprendre à mots couverts que sinon, je n'aurais pas mon chèque." Jean-François a fini par céder : il avait rendez-vous le lendemain pour signer l'acte de vente chez le notaire...
Les conseils des associations
Les banques populaires, mais aussi le crédit agricole ou le crédit mutuel, des établissements coopératifs, peuvent proposer à leurs clients de devenir « sociétaires » en achetant des parts sociales, qui représentent une petite partie du capital de la banque. Mais si cette opération est imposée à l'occasion d'un emprunt immobilier, le montant de ces parts doit être intégré dans le « taux effectif global » du crédit. Dans le cas contraire, la banque risque, selon une jurisprudence de la Cour de cassation, d'être déchue des intérêts du crédit. Pour le prouver, il suffit de montrer que l'achat des parts a été concomitant à la souscription du prêt.
Le point commun entre Nathalie et Philippe G., titulaires d'une garantie accidents de la vie et d'une assurance-vie, et Céline B. et Francine L., détentrices de plusieurs livrets A ? Aucun d'entre eux n'a jamais souscrit ces produits : tous se sont aperçus que leur banque les avait ouvert à leur nom en recevant leurs relevés de compte. "Nous sommes allés voir notre conseiller, qui a admis avoir commis une erreur. Mais il ne l'a pas corrigée, et les prélèvements continuent !", s'agace Nathalie.
Les conseils des associations
Là aussi, le plus efficace est d'adresser un courrier recommandé avec accusé de réception au directeur de votre agence, ainsi qu'à la direction générale de votre établissement en demandant l'annulation du contrat ou du livret, et le remboursement des sommes prélevées. Menacer de saisir le conciliateur de justice peut accélérer la procédure. A faire d'urgence pour les clients qui se retrouvent titulaires de plusieurs livrets A, puisque c'est interdit par la loi.
Robert B. ne voyage presque jamais. Pourtant, à la fin de l'année dernière, sa banque l'a fortement incité à acheter une carte visa internationale : « J'ai reçu un courrier m'indiquant que la carte bleue nationale allait disparaître en vertu d'une réglementation européenne. Par défaut, et sans réponse de ma part, ma carte serait automatiquement remplacée par une visa », raconte-t-il. Son conseiller lui assure que cette nouvelle carte ne lui reviendrait pas plus cher... la première année. Quelque mois plus tard, Robert reçoit les nouveaux tarifs de sa banque : la carte nationale existe toujours et le tarif de la carte visa a augmenté.


Air France envisage de créer une structure low cost pour ses vols intérieurs avec l'implantation de bases à Marseille, Nice et Toulouse. Le projet pourrait voir le jour l'année prochaine en cas d'accord avec les syndicats.
La firme à la pomme présente sa nouvelle version d'iTunes. Et ajoute à sa plateforme musicale un réseau social.
Le Xbox Live sur console et Facebook sur PC ont prouvé leur capacité à fidéliser les joueurs. Sur mobile, tous les acteurs cherchent à introduire des fonctionnalités de réseau social pour amener les joueurs sur leur plateforme. Apple, avec son nouveau Game Center, prend une longueur d'avance.
Aux universités d'été de l'organisation patronale, les chefs d'entreprises discutent du climat économique, trois ans après le début de la crise. Reportage en images.
La plateforme appartiendrait à la société Mariner Energy. Treize personnes ont été projetées à l'eau. Pas de signe de pollution pour le moment.
Toutes les entreprises du CAC 40 ont publié leurs résultats du premier semestre. Plutôt excellents dans l'ensemble. Classement.
En ce qui concerne le Crédit Mutuel. Le crédit mutuel a des agences appelée Caisses de Crédit Muutuel (CCM). Ces CCM sont des société commerciales coopératives de banque. Par différent Textes de Lois les CCM ne peuvent prêter qu'aux seuls sociétaires (mais peuvent proposer des placements aux non-sociétaires). Donc si je veux un crédit au Crédit Mutuel je dois devenir sociétaire. Je si donc en étant sociétaire, associé de la CCM. Je suis donc engagé à hauteur de x fois ma part sociale** en cas de faillite de la CCM. ** Chez moi c'était 100 fois la part sociale, mais ça peut être 30 ou 40 ou 50 voir plus de 100 fois la part sociale, car chaque caisse sa propre politique d'engagement de "l'associé sociétaire". Et naturellement avec le prêt on m'imposera les ACM assureur du Crédit Mutuel.