Jeunesse

Comment la France dilapide son capital jeunesse

Danièle Licata, Béatrice Mathieu et Emmanuel Lechypre -  27/08/2009 15:28:00 
Reuters
1,7 million de jeunes vivent dans la précarité
 

Les 18-30 ans en témoignent, et notre sondage le confirme : il ne fait pas bon être jeune en France aujourd'hui. Portraits d'une génération sacrifiée, entre chômage, exclusion et pauvreté.

Michel Souillac, le directeur de la mission locale Bièvre-Val-de-Marne, en banlieue parisienne, n'a pas passé un bon été. L'afflux de centaines de jeunes qui ont trouvé porte close sur le marché du travail après leur sortie de l'école, en juin, fait craindre à ce baroudeur de l'action sociale un automne agité. Or, depuis 2008, la fréquentation de cette structure, chargée d'accompagner et d'orienter les moins de 25 ans non scolarisés, a déjà augmenté de près de 25 %. Evidemment, le fléau du chômage des jeunes frappait déjà bien avant la crise. Mais il s'est considérablement aggravé, mettant en lumière un paradoxe cruel : la France est l'un des pays riches qui font le plus d'enfants, mais c'est aussi l'un de ceux qui traitent le plus mal sa jeunesse.

Le sondage exclusif réalisé par Opinion Way pour L'Expansion et le Conseil pour la diffusion de la culture économique (Codice) révèle l'ampleur du malaise.

Un quart des jeunes estiment que leur avenir est prometteur

12 % seulement des Français interrogés pensent que les jeunes auront un niveau de vie supérieur à celui de leurs parents, contre 20 % des Allemands, 35 % des Anglais, 46 % des Espagnols, 49 % des Danois et 69 % des Polonais ! « Cette peur du déclassement touche toutes les catégories, les laissés-pour-compte du système scolaire comme les surdiplômés, et ça, c'est vraiment nouveau », estime Camille Peugny, sociologue et maître de conférences à Paris VIII. Pire, si l'on interroge les jeunes sur leur avenir, un quart seulement estiment qu'il est prometteur : c'est un des niveaux les plus bas des grands pays industrialisés, selon une autre enquête menée par la Fondation pour l'innovation politique. « La France est un des pays développés dans lesquels les jeunes sont le plus en danger. La probabilité de décrocher scolairement, de se marginaliser et de s'engluer dans la pauvreté y est plus élevée qu'ailleurs », alerte Anne Sonnet, auteur d'un récent rapport de l'OCDE sur le sujet.

Les résultats complets de notre sondage exclusif

Pour preuve, cette économiste met sur la table des statistiques implacables. 40 % seulement des jeunes Français accèdent à un niveau bac +2, presque deux fois moins qu'en Europe du Nord et aux Etats-Unis ; 160 000 élèves sortent même chaque année du système scolaire sans aucun diplôme. Sur le marché du travail aussi, le constat est impitoyable. Aujourd'hui, 32 % seulement des Français de moins de 25 ans occupent un emploi, contre 44 % en moyenne dans l'ensemble des pays de l'OCDE et, dans la moitié des cas, il s'agit d'un job temporaire. Une précarité qui dure longtemps. A 30 ans, près d'un tiers n'ont pas d'emploi stable, contre 6 % des Danois et 12 % des Néerlandais. Pour Matthieu Angotti, le directeur du département évaluation des politiques sociales du Crédoc, 1,7 million de jeunes vivraient dans cette « zone grise » de la précarité.

Cinq jeunes témoignent

Joanna, polyglotte et surdiplômée en quête d'un "vrai travail"

Hedia, une formation en vue après quatre années de galère

Cyril Catelain, chercheur abonné aux CDD

Christophe Martinez, un job pour échapper enfin à la rue

Ellepo Ambemou, le rêve brisé de l'intégration

Un système de bourse peu généreux

Derrière la froideur des chiffres, il y a la difficulté du quotidien. « Les jeunes sont plus touchés que la population générale par la pauvreté et sont surreprésentés dans la rue », observe Nicole Maestracci, présidente du tribunal de grande instance de Melun. Une pauvreté souvent invisible, car la famille, les parents et, de plus en plus, les grands-parents aident à boucler les fins de mois. Mais lorsque le lien familial est rompu, la descente aux enfers peut être très rapide. Ainsi, pour la première fois, le Secours populaire a ouvert cette année des antennes dans les facs. Car le filet de sécurité de la protection sociale a de sacrés trous : la France est un des seuls pays d'Europe à ne pas proposer de revenu minimal aux moins de 25 ans. Quant au système de bourse, c'est presque le moins généreux des grands pays développés. « Précarité et pauvreté ont entraîné une dégradation physique et psychique de cette population », avertit Dominique Macchi, directeur d'un centre d'hébergement du Secours catholique dans le XXe arrondissement de Paris.

Des dépenses élevées et inefficaces

Comment la France, arc-boutée sur son « modèle social » qui profite surtout aux baby-boomeurs, en est-elle arrivée à sacrifier sa jeunesse ? Pas par désintérêt, en tout cas. Depuis le pacte pour l'emploi de Raymond Barre, en 1977, les jeunes ont bénéficié de plus de 80 mesures. « La France dépense chaque année plus de 30 milliards d'euros pour sa jeunesse. Mais les structures sont budgétivores et fossilisées et le gâchis est énorme », déplore Christian Demuynck, sénateur et maire UMP de Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), auteur d'un rapport parlementaire intitulé « France, ton atout jeune ». Ce n'est donc pas un problème de moyens, mais de méthode. L'instabilité chronique des réformes a constitué un obstacle majeur à leur succès. « Il faut que nos dirigeants aient le courage de laisser en place les dispositifs d'un gouvernement à l'autre, car aucun plan ne peut produire des résultats à court terme », explique Bernard Schrick, directeur action France au Secours catholique.

"Il faut agir sur l'éducation et le logement"

Le décryptage d'Isabelle Knock-Méo Déléguée générale du Conseil pour la diffusion de la culture économique (Codice)

Comment expliquez-vous les inquiétudes des Français sur l'avenir des jeunes ?
Il y a d'abord, comme en Allemagne, le pessimisme inhérent au sentiment de stagnation - voire de déclin - économique, dans un monde où d'autres pays montent en puissance. Il y a aussi des raisons spécifiquement françaises : un esprit critique développé, la panne de l'ascenseur social, qui exacerbe la défiance entre les générations, et une méconnaissance des réalités économiques, qui génère de la méfiance face à l'avenir.

Que faire pour changer cela ?
Il faut se mettre à l'écoute des jeunes et les rendre plus autonomes. Cela suppose de surmonter trois obstacles : le premier, c'est la difficulté du système éducatif à s'adapter aux nouveaux besoins de formation. Mais ça ne semble pas être une priorité pour l'Education nationale. Le deuxième, c'est la faible efficacité du système d'orientation, qui exclut trop de jeunes du marché du travail. Le troisième, c'est la fragilité économique des jeunes qui poursuivent des études - en témoignent leurs difficultés à se loger. Il n'y aura de changement que si les niveaux de responsabilité, national, régional et local, sont concernés, et que si l'on parvient à créer une émulation : en clair, un peu plus de concurrence et de valorisation des bonnes pratiques. Encourager ces changements est prioritaire pour le Codice.

Le culte du diplôme

Au-delà de l'inefficacité de la dépense publique, c'est la faillite du système scolaire qui est d'abord pointée du doigt. « L'obsession du classement, à la base de l'élitisme républicain, et une orientation trop souvent défaillante conduisent le système éducatif à éliminer plutôt qu'à promouvoir », décrypte Olivier Galland, sociologue et auteur du livre Les jeunes Français ont-ils raison d'avoir peur ?

 
 
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Commentaires - (19)
ELI 11/9/2009 Recommander 0

JAMAIS DANS UN PAYS DEVELOPPE NOUS AVONS VU AUTANT DE DESILLUSIONS DE LA PART D'UNE JEUNESSE JAMAIS SI AUJOURD HUI LE CHANGEMENT DE NATIONALITE ETAIT POSSIBLE 50% DE NOTRE JEUNESSE PARTIRAIENT AVEC UN IMMENSE PLAISIR ALORS LE PAYS DES DROITS DE L HOMME EST DEVENU CELUI DES SOUS HOMMES STRESSES DESEMPARES SUICIDAIRES QUELLE TRISTESSE

narbait 8/9/2009 Recommander 0

pour avoir ete formateur en mecanique pendant de 10 ans apres 10 ans d'artisanat, j'ai constate que notre "Education Nationnale" n'avait d'"Education" que le nom. l'objectif est focalise sur l'accumulation de connaissances en vue d'acquerir un diplome et un niveau scolaire, et se desinteresse d'une quelconque socialisation en vue de l'integration au monde l'entreprise. le recrutement des enseignants en fonction de leur niveau d'etudes et non en fonction d'experiences educatives et pedagogiques prealables en sont une raison. ces derniers etant eux-memes completement incapables d'aller travailler en entreprises, ne comprennent rien aux regles du travail en entreprise, en ont souvent peur, et c'est d'ailleurs la source de leur motivation a etre enseignant.

bellajo 31/8/2009 Recommander 1

C'est surtout ce gouvernement de blaireaux qui détruit tout ! Ce que la cour de rampants du nouveau monarque de Bosca nomme des " réformes audacieuses " n'est rien d'autre qu'un nivellement par le bas de tout ce qui peu l'être, services publics, salaires, enseignement, et autres. Ils nous débitent mensonge sur mensonge !

demitrius 31/8/2009 Recommander 9

Je voudrais savoir si ce sont les mêmes jeunes ( 15/30 ans ) qui regardent à une majorité écrasante comme il a été dit des émissions tel que Cauet et ses conneries, Secret story, la star'ac, les experts, les débiles de Kolh antha ( je ne sais même pas comment l'écrire et je m'en fous royalement ), et toutes sortes d'émissions qui tire le niveau par le bas.. Sont-ce les mêmes qui ne pensent qu'à la mode et ses codes pour être reconnus, sont-ce les mêmes qui sortent le soir et qui se saoulent jusqu'à dégueuler leurs tripes ( c'est le dernier jeu à la mode ), sont-ce les mêmes qui regardent les célébrités telles que Paméla Anderson et " sa générosité , Paris Hilton et son emploi du temps, les footeux de tout bord qui gagnent des millions et des millions à taper dans un ballon, sont-ce les mêmes jeunes qui fument de plus en plus tôt, qui couchent de plus en plus tôt, qui se saoulent de plus en plus tôt, qui se droguent de plus en plus tôt pour devenir les victimes " consentantes " du système ambiant qui décide de les abrutir pour en faire du bétail qui ne réfléchit pas.... Sont-ce les mêmes qui ne peuvent vivre sans leur portable et leur Facebook ( repère de la bêtise humaine dans toute sa splendeur pour le côté con de ce support, ou fichier très détaillé pour les RG, ils n'ont qu'à piocher ) , etc, etc....Alors, c'est pas compliqué, si ce sont les mêmes jeunes et bien ils ont fait un choix et je m'en fiche royalement aussi. En revanche, je comprends sincèrement les jeunes qui ne se reconnaissent pas dans le tableau abrutissant que je viens de décrire et qu'ils veulent faire quelque chose de correct de leur vie et ne pas devenir les moutons de la pub et de la consommation. On n'a pas besoin de toute cette merde pour s'éclater, mais il est clair qu'un jeune qui pense intelligemment est plus dangereux pour le pouvoir en place qu'un con qui ne pense pas...

CAPTUR 28/8/2009 Recommander 0

MERCI CHIRAC LE BIEN AIME

bbr 28/8/2009 Recommander 0

Une note optimiste et moins noire sur la jeunesse, mon fils (18ans) est travailleur, poli, respectueux, curieux, ainsi que tous ses ami(e)s... Mais il est raleur !!!! Bref il y a beaucoup de bons jeunes mais il y a aussi beaucoup de "jamais content" chez les plus agès. ET TOC !

l'autre 28/8/2009 Recommander 1

Le problème est récurrent, jeune, j'entendais déjà les paroles - génération sacrifiée - Il s'avère que ce sacrifice montre clairement combien de riches il a générés. Et aussi combien de désordres elle a provoquée. A en juger (au mieux) la situation actuelle le sacrifice s'est tout simplement mué en construction d'un système suicidaire.

Le chat 28/8/2009 Recommander 2

les jeunes,les jeunes.....on n'entend que ce leitmotif aujourd'hui, mais que pense-t-on des jeunes des années 40/50 ,étaient-ils plus heureux ,futaise..!!!ou est-ce les gamins pourris, gâtés années60/80 qui ont voulu tout révolutionner et qui nous entrainés de fait dans la situation inextricable que l'on connait actuellement et qui persévèrent (n'est-ce pas Mrs le président et consorts..un certain mai 68 à l'envers).Nos gamins que leur a-ton inculqué ,la vie facile l'argent facil,les loisirs à outrance et dans tout cela ou en était-on avec la relation travail,éducation,respect d'autrui , de soi-même et dans le verbe....non franchement cela ne pouvait que nous mener droit à la catastrophe.

the_whitetiger 28/8/2009 Recommander 4

Il y a quand même un truc qui me gène. On fait des tas de trucs pour les jeunes, entre les activités sportives, musicales, etc... (rien pour les personnes agées à ce jour!). Pourtant les jeunes se plaignent. Ils ont tous un PC équipés d'une connexion, un téléphone portable, etc... ce qu'on n'avait pas nous. Pourtant les jeunes se plaignent et on les plaint. Ils deviennent fragile, attendent que tout leur tombe tout cuit dans les mains, etc... Au boulot, nous engageons souvent des jeunes intérimaires. On leur donne leur chance, c'est à dire qu'on va pas les virer s'(ils font mal leur boulot. Non. On va leur montrer le boulot. Résultat, ils sont fatigués, absolument pas motivés, pas débrouillard pour 2 sous, arrivent en retard, et si on ose leur faire une réflexion, ils se mettent en maladie ou ne viennent pas sans prévenir. Résultat, les embauchés se tapent des heures pas possible afin de ne pas perdre le client envers qui la société s'est engagée. Dites-moi, vous ne pensez pas que les jeunes sont un peu trop gâtés? Ca va leur apprendre quoi tout ça dans la vie? Faudrait peut être revenir à des méthodes plus anciennes et plus efficaces, non? On va me répondre que les jeunes sont plus "intellectuels". Ok, mais il n'y a qu'à lire une rédaction ou un message fait par ces jeunes pour halluciner devant le nombre de fautes d'orthographe. Le pire, est que cette jeunesse là, c'est nous qui l'avons créé, hein. Aujourd'hui, c'est l'élève qui a le droit de taper sur un prof ou de brûler la voiture du pauvre gars qui en a besoin pour travailler et qui ne pourra probablement pas s'en racheter une!

Observator 28/8/2009 Recommander 4

Comparer les espoirs de vie meilleure que leurs parents pour les jeunes Français et ceux venus de pays de l'est qui renait après le communiste ou d'Espagne qui se relève du franquisme est purement malhonnête. Encore de la désinformation organisée. L'Avenir fait toujours peur, surtout si l'on vous serine chaque jour que vous êtes malheureux. Que devrait on penser avec un peu de recul pour la jeunesse qui avait 20 ans en 1870 ou 1914 ou 1929 et 1940. Alors au lieu de pleurer remontons les manches intellectuellement d'abord et l'avenir sera meilleur.Au lieu d'attendre tout des autres que faisons nous pour eux, pour nous?

Tikehau 28/8/2009 Recommander 2

La dure réalité c'est que l'on a voulu transformer notre société de production industrielle en une nouvelle société de services. Aujourd'hui les usines du monde sont en Chine... Et dans les services la paie c'est combien ? Vous êtes sûrs que les standards dans les services sont clairement définis et codifiés comme l'est la production industrielle ? Elle est dans tout cela là, la dérive qui tue les perspectives d'avenir professionnel pour les jeunes car même en jetant les "vieux" au rebut les places vacantes ne sont plus disponibles. Paradoxe supplémentaire, nous sommes dans une décennie ou le nombre de sortant du travail est supérieur au nombre des entrants sur le marché du travail. Pauvre système capitaliste qui scie délibérément la branche sur laquelle il siège pour régenter le monde.

AB380 28/8/2009 Recommander 4

Le gâchis vient du fait que,depuis 25 ans,ds les Pays occidentaux on a détruit, hormis ds les Services, par le niveau de vie ou la délocalisation des métiers ss en proposer d'autres. Parallèlement ds une dérive masochiste on envoie à l'Université des Etudiants qui sont formés pour aucun métier. Enfin un pourcentage élevé de jeunes n'ont pas la chance de pouvoir étudier, faute d'intellect ou de moyens, et de ce fait ne trouve pas de métiers stables pour construire leurs vies d'autant qu'on est vite rejeté si on est pas socialisé "normalement". Il va bien falloir répondre à ce problème mme pour les Nantis.

Georges 28/8/2009 Recommander 6

En France, tout le systeme politique, economique et social a ete concu autour de la large generation qui avait 18~20 ans en 1968 i.e. les babyboomers. Aujourd'hui cette generation part en retraite. Et elle fait absolument tout pour conserver les avantages acquis lors des 30 glorieuses au mepris de toutes les realites economiques ou sociales actuelles. Qu'importe que l'on sacrifie la jeunesse actuelle en annihilant ou attenuant toute volonte de reforme. "Apres moi le deluge!" comme on dit. Je recommende la lecture des ecrits de Louis Chauvel (ne en 1967), sociologiste et professeur de Sciences Po.

pathinder 27/8/2009 Recommander 1

Bravo pour cette article disant que la population des jeunes de 18 à 26 ans sont extrêment touchés par le chômage, il y à même une certaine précarité qui touche énormément çes jeunes, mais on oublie de parler trop souvent des chômeurs dans la tranches 30 à 50 ans, il ne faudrait pas nous oublier, car c'est nos enfants pauvres où riches qui vont payer nos retraites si on à une retraites, sarkozy à trop tendançe à ne pas parler de la couche de la population des 30 à 50 ans voir même plus, on naît pas tous avec une cuillère en argent à nôtre naissançe, que fait-il sarkozy pour nous, on peine à finir le mois, car on nous fait pas de cadeaux çe gouvernement, à part s'enrichir j'aimerais poser une question je suis reconnue handicapé, mais je me sens capable de travailler dans les ESATS, que fait sarkozy pour améliorer nôtre sort? Pour l'instant c'est pas son cheval de labeur, il à dans le collimateur les banques et ils faut trouver des emplois à tout çes jeunes qui arrivent sans çessent sur le marché du travail. On n'entends plus parler du travail pour les handicapés, je me suis présenté à la CRAM de ma ville, il cherchait des agents administratifs dans le cadre des embauches pour les personnes handicapés, j'ai passé des tests et un entretien pour m'entendre dire que l'on n'était 135 personnes qui s'étaient présentés à çe poste et c'était pour 2 embauches. Elle est belle la FRANCE avec un président comme le nôtre. Je n'en dirais pas plus, car j'ai un arrière gôut de vomir quand je pense que l'on étaient 135, pour 2 postes.

Colorado 27/8/2009 Recommander 9

La falllite des systèmes éducatifs parentaux et nationaux Les causes sont presque toutes énumérées dans l'article: système scolaire inadapté; méconnaissance des réalités économiques et orientation scolaire et professionnelle très insuffisante. Ajoutez à cela les familles incapables d'éduquer leurs enfants et voilà le résultats de toutes les incuries et mesures démagogiques coûteuses prises depuis plusieurs décennies. Un jeune élevé dans le respect de valeurs traditionnelles : le sens des responsabilités, le goût du travail bien fait, le souci des autres et doté de facultés d'adaptation devant les situations adverses devrait toujours "s'en sortir". Si le système scolaire et universitaire sortait du gauchisme et de l'esprit égalitaire ringuard qui l'anime depuis le début des années 70, on verrait peut-être la fin du tunnel. Malheureusement, les corporatisme rétrogrades ont toujours réussi à étouffer les réformes. Quand l'éducation parentale et l'éducationale sont déficientes, il ne faut s'étonner de cette situation.

jacques bury 27/8/2009 Recommander 5

"Mais les structures sont budgétivores et fossilisées et le gâchis est énorme », déplore Christian Demuynck, sénateur et maire UMP de Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), auteur d'un rapport parlementaire intitulé « France, ton atout jeune ». Ce n'est donc pas un problème de moyens, mais de méthode. L'instabilité chronique des réformes a constitué un obstacle majeur à leur succès. « Il faut que nos dirigeants aient le courage de laisser en place les dispositifs d'un gouvernement à l'autre, car aucun plan ne peut produire des résultats à court terme », explique Bernard Schrick, directeur action France au Secours catholique." Le décryptage d'Isabelle Knock-Méo Déléguée générale du Conseil pour la diffusion de la culture économique (Codice)est dans la même ligne. Tout le monde ou presque est d'accord, mais ... mais quoi alors qui fait que ça ne change pas. Pas seulement sous la droite mais aussi sous la gauche. La fonction publique ? le mammouth?

ledernierdes 27/8/2009 Recommander 0

Moi qui suit un vieux de plus de 60ans avec une retraite égale au quart du smic,je peux vous que c'est pas terrible du tout de vivre en France.

debussy 27/8/2009 Recommander 6

Le problème de la jeunesse, c'est qu'ils ont des parents qui se privent pour leur apporter tout ce qu'ils désirent ( le nombre d'étudiants qui ont leur voiture est impressionnant). Dans les années 60, nous n'avions pas le trentième de ce qu'ils ont aujourd'hui, mais nous apprenions à vivre avec ce que l'on avait. Beaucoup ne faisaient pas certaines longues études qui n'aboutissent pas à l'emploi, mais allions dans les filières où l'on pouvait être employable. Arrêtons de pleurer avec la jeunesse, elle s'adaptera comme nous l'avons fait.

parsec 27/8/2009 Recommander 2

Tjrs aussi déprimant , car cela fait trente ans qu'on entend çà, et rien ne change ou presque. Arrêtons le massacre

 
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