Les discussions sur le budget de l'UE, qui se tiendront les 16 et 17 juin, risquent de se solder par un échec, à cause de l'intransigeance des pays membres. Londres refuse de lâcher son rabais, à moins que la politique agricole commune soit elle aussi renégociée. Inacceptable pour la France.
Après le double rejet de la Constitution en France et aux Pays-Bas, l'Europe semble sur le point de s'offrir le luxe d'une deuxième crise. Un échec des discussions sur le budget de l'UE élargie pour la période 2007-2013 est de plus en plus probable les 16 et 17 juin prochain lors du sommet de Bruxelles. La faute aux égoïsmes nationaux. La Grande-Bretagne s'accroche en effet à son « rabais », négocié il y a vingt ans par Margaret Thatcher parce que le pays donne plus qu'il ne reçoit. Il se montait en 2004 à 5,3 milliards d'euros, et pourrait monter à 7,1 milliards par an à partir de 2007. A Jacques Chirac qui lui demandait jeudi un « geste de solidarité », Tony Blair a vivement rétorqué : « la Grande-Bretagne a fait un geste parce que ces dix dernières années, même avec le rabais, nous avons eu une contribution deux fois et demie supérieure à celle de la France ». Et vendredi, le premier ministre britannique, esquissant la proposition d'un compromis, a en réalité tapé là où ça fait mal : la politique agricole commune.
Alors que le président de la République a fermé par avance la porte à toute renégociation sur un sujet particulièrement touchy en France, et qui avait fait l'objet d'un accord unanime en 2002, Tony Blair a ainsi déclaré : « si les gens veulent examiner à nouveau fondamentalement la PAC, on pourra bien sûr tout réexaminer à fond ». Et Gordon Brown, son ministre des finances, de renchérir : « le problème qui a donné naissance au rabais est le montant énorme dépensé par l'UE pour l'agriculture : 40% du budget pour seulement 5% des actifs ». Entre l'intransigeance de la France sur la PAC, dont elle est la grande bénéficiaire, la menace de veto de la Grande-Bretagne sur le rabais, et celle également brandie par l'Italie sur un tout autre sujet - la fin des fonds de cohésion pour les régions du sud – le budget européen sera bien difficile à boucler. Et même si la présidence luxembourgeoise a confirmé vendredi que le sommet pourrait être prolongé d'une journée, jusqu'au samedi 18 juin, la perspective d'« un compromis constructif », comme l'ont appelé vendredi Paris et Berlin, s'éloigne de plus en plus.

L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Après avoir tenté de minimiser l'impact de la crise à ses prémices, les banques françaises ont dû se résoudre au fil des mois à assumer le lourd tribut du "subprime", qui leur aura coûté plus de 16 milliards d'euros en un an.
La 1ère compagnie low cost européenne pourrait acquérir jusqu'à 400 nouveaux avions. Le transporteur irlandais discute aussi bien avec Airbus qu'avec Boeing.
L'emploi précaire et le temps partiel ont augmenté. Les Français déclarent travailler 41 heures par semaine en moyenne.