Le projet de loi de finances présenté par Thierry Breton comporte bien des motifs de déception, notamment sur les hypothèses de rentrées fiscales. Mais il est aussi porteur d'espoir...
Que dire du projet de loi de Finances pour 2006 présenté mercredi dernier par Thierry Breton ? Qu'il est décevant mais en même temps porteur d'espoir.
Décevant, le budget 2006 l'est évidemment. Une fois encore, le gouvernement a utilisé la méthode Coué pour bâtir une loi de Finances qui devra être revue en cours de route. En effet, si les objectifs de maîtrise des dépenses de l'Etat paraissent raisonnables bien qu'ambitieux, les hypothèses de surplus de rentrées fiscales liées à l'amélioration de la conjoncture paraissent totalement hors de portée. Même si les dernières enquêtes auprès des industriels laissent espérer un léger mieux au cours des prochains trimestres, la croissance française est toujours dans les starting-block. A l'image du moral des ménages qui reste plombé en dépit de la baisse du chômage. La progression du produit intérieur brut aura ainsi bien du mal à repasser au dessus de la barre des 2% l'an prochain. Or moins d'activité signifie moins d'emplois, donc moins de cotisations sociales. La prévision de baisse des déficits sociaux – notamment ceux de l'Unedic et de l'assurance chômage - paraît donc très fragile.
Pourtant, Thierry Breton n'a pas totalement raté son premier grand oral. Car il a confirmé la réduction du nombre de tranches de l'impôt sur le revenu de 6 à 4 en 2007. La « grande réforme fiscale » promise par le ministre de l'Economie n'est en réalité qu'une nouvelle étape vers l'impôt à taux unique. La France s'est engagée sur cette voie depuis que Michel Rocard a créé la fameuse CSG en 1990 afin de réduire le déficit de la sécurité sociale. Depuis, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse de l'alourdir. Aujourd'hui, la CSG, qui frappe tous les revenus à hauteur d'environ 8%, rapporte davantage à l'Etat que l'impôt sur le revenu. L'impôt unique : c'est l'avenir du système fiscal français. Alors vivement 2007 !

L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Après avoir tenté de minimiser l'impact de la crise à ses prémices, les banques françaises ont dû se résoudre au fil des mois à assumer le lourd tribut du "subprime", qui leur aura coûté plus de 16 milliards d'euros en un an.
La 1ère compagnie low cost européenne pourrait acquérir jusqu'à 400 nouveaux avions. Le transporteur irlandais discute aussi bien avec Airbus qu'avec Boeing.
L'emploi précaire et le temps partiel ont augmenté. Les Français déclarent travailler 41 heures par semaine en moyenne.