Une nouvelle étape vers un retour à la normale sur le RER A a été franchie jeudi, avec le vote en faveur d'un arrêt de la grève d'une nouvelle assemblée générale (AG) de conducteurs, mais parallèlement une autre AG a maintenu le mouvement, a-t-on appris de sources syndicales.
La CGT-RATP, premier syndicat de l'entreprise publique, a affirmé à l'AFP que l'heure était "à la reprise" du travail, au 15e jour du mouvement, le plus long à la RATP depuis la grève de 1995 sur les retraites.
Seules deux AG se sont tenues dans la matinée, à La Varenne (Val-de-Marne) où la reprise a été adoptée, et à Torcy (Seine-et-Marne) où 17 conducteurs ont voté la poursuite. Des AG à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) et Nanterre avaient reconduit mercredi le mouvement jusqu'à samedi, jour où elles devraient à nouveau se réunir.
A Torcy, l'AG avait voté mercredi la reprise du travail et une nouvelle AG plus restreinte a adopté jeudi la reconduction, a précisé la CGT. D'après la RATP, 11 conducteurs de Torcy ont repris le travail dans la matinée.
Le trafic a été meilleur que prévu avec trois trains sur quatre entre 07H30 et 09H30 et deux trains sur trois aux heures creuses, dès 06H15, a précisé la régie.
"L'intersyndicale se réunira à la rentrée pour faire le bilan de la grève et prolonger la plate-forme revendicative, tant sur les salaires que sur les conditions de travail", a déclaré à l'AFP Eric Nabet (CGT), précisant qu'"on ne peut laisser un conflit comme ça sans suites". Sud-RATP a évoqué "de nouvelles formes d'actions à la rentrée".
L'intersyndicale CGT-Unsa-Indépendants-FO-CFDT-Sud avait engagé un mouvement illimité pour obtenir une prime de 120 à 150 euros, un "dû" selon eux, lié à l'augmentation de l'offre de RER, début 2008, qui a dégradé les conditions de travail. La RATP a mis sur la table, au bout de quelques jours, une prime de 80 euros, conditionnée à l'atteinte des objectifs de régularité sur cette ligne empruntée chaque jour par un million de voyageurs.

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