Les députés de l'opposition et du Nouveau Centre déplorent l'abandon de cette idée avant même l'examen par le Parlement du projet de loi de finances pour 2008.
Les députés du Nouveau Centre ont l’occasion de faire entendre leur différence. Mardi, alors qu’a commencé l’examen parlementaire du projet de loi de finances pour 2008, ils ont déploré « l’absence de volonté politique du gouvernement » sur le plafonnement des niches fiscales. « Il n’est pas normal qu’un certain nombre de contribuables ne paient pas d’impôt quand ils utilisent un certain nombre d’instrument de défiscalisation », s’est indigné Philippe Vigier, député de l’Eure et Loire. Didier Migaud, le président PS de la commission des finances, a lui aussi déploré « que le gouvernement ferme le débat sur la cotisation minimale sur l’impôt sur le revenu avant même qu’il ne soit ouvert ».
Lundi soir, le gouvernement a annoncé qu’il renonçait à proposer au Parlement une imposition minimale sur le revenu. En juillet, la ministre de l’économie Christine Lagarde s’était engagée à faire des propositions sur cette idée d’impôt plancher à la demande de parlementaires. Dont certains issus des rangs de la majorité. Lors de l’examen du « paquet fiscal », les députés UMP Michel Bouvard, Pierre Méhaignerie, Hervé Mariton, et Charles de Courson (Nouveau Centre), comme l’opposition, avaient critiqué le bouclier fiscal à 50% incluant la CRDS et la CSG. Et ils avaient appelé cet impôt plancher. Mais la ministre de l’économie, comme son collègue du budget, n’avaient pas caché leurs réticences.
Christine Lagarde et Eric Woerth ont remis lundi soir aux parlementaires un rapport, éclairé par les exemples américains et canadiens d’impôt minimum, dans lequel ils justifient leur refus. Le rapport conclut qu’une imposition minimale forfaitaire, « conforme aux contraintes de lisibilité, créerait une imposition nouvelle pour une population de contribuables beaucoup plus large que les seuls bénéficiaires de dispositifs d’allègement de l’impôt ». Ce qui est contraire à la philosophie du chef de l’Etat.
Quant à l’idée d’un impôt minimum proportionné, le gouvernement a estimé que les mécanismes « présentent un faible degré de lisibilité et de prévisibilité par les contribuables ». Il juge « plus opportun de procéder à un réexamen sélectif des quelques dispositifs fiscaux qui procurent, dans certaines situations, un avantage excessif ». Autrement dit de s'attaquer aux niches fiscales. Le Snui, premier syndicat des agents des impôts, rejette l’argument. « La fiscalité de l’impôt sur le revenu est complexe, en particulier du fait des différentes niches fiscales. Ce n’est pas la création d’un impôt minimum qui aurait considérablement accru cette complexité. Au contraire cela lui aurait donné une lisibilité extérieure, aux yeux des citoyens, l’impôt sur le revenu aurait pu apparaître plus juste. Beaucoup n’ignorent pas que par le jeu des niches fiscales, certains contribuables peuvent totalement y échapper », estime Vincent Drezet, porte parole du Snui. Selon lui, le gouvernement « aurait très bien pu faire les deux ».
Il existe à l'heure actuelle près de 450 dispositions dérogatoires à l’impôt, qui amputent les recettes de l’Etat « à hauteur de 50 milliards d’euros », calcule-t-on au Snui. Pour moitié, du fait des différentes niches de l’impôt sur le revenu. La loi organique relative aux lois de finances confie aux parlementaires la mission de réduire les dépenses non efficaces. Or une niche est considérée comme une dépense publique. La preuve de leur efficacité devra donc être apportée, pour déterminer si la loi les maintient, si elle révise leur plafond à la baisse ou si elle les supprime. « Derrière chaque niche il y un chien », fait toutefois remarquer Vincent Drezet. La suppression des dispositifs d’exonérations demandera une forte volonté politique pour se confronter aux différents lobbies.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.
et voilà encore le courage politique mis à mal... L'impôt plancher c'était une idée à creuser pour redonner du sens à la contribution de chacun, en fonction de ses ressources, au bon fonctionnement du pays. L'impôt est un acte citoyen et depuis une trentaine d'année, du fait des discours excessifs du courant libéral, il est devenu un poids insuportable, même pour ceux qui n'en paient pas ! Déjà qu'on peut se demander si la citoyenneté a encore du sens pour les plus ricches (si tant est que ça en est eu !), la décision de Bercy ne peut que les conforter dans leur volonté d'échapper au finacement de la protection sociale et autres charges collectives. La révolte des élites est donc toujours d'actualité. La lutte des classes comme disait l'autre appartient-elle bien au passé ?
malgrè les appels du nouveau centre je trouve que c est une bonne chose car cela risque encore de faire partir des capitaux et présentement ce serait commettre une véritable hérésie au contraire s il on veut vraiment faire repartir la croissance il faut prendre des mesures pour faire renter ceux qui sont partis et qu ils puissent servir a relancer l économie et pouvoir donner quelque chose aux gens qui en ont le plus besoin je veux parler des smicards et des démunis cela permettrait a mr SARKOZY de clouer le bec a tous les chichiteux de l opposition et surtout de ce fieffé coquin de DE VILLEPIN qui lui taille des croupières tous les jours.