En dépit de la forte baisse des prix des matières premières, les prix des produits alimentaires ressortent en hausse. Dans un contexte de faible consommation, industriels et distributeurs en profitent pour refaire leurs marges.
Il n'y a pas que les cours du lait qui ont plongé au cours des derniers mois, compliquant encore davantage la situation de bon nombre d'agriculteurs. Avec la crise, la plupart des cours des matières premières agricoles - à l'exception du sucre - ont sévèrement rechuté.
Le prix du lait vaut désormais un peu moins de 29 centimes le litre contre 38,4 centimes en août 2008. Les cours du bétail ont reculé de près de 5% (13% de baisse pour le veau) tandis que les prix des oléagineux et des céréales ont plongé de près de 50%. Au total, les cours des produits agricoles à la sortie des exploitations sont en baisse en moyenne de près de 13,3% sur un an.
Dans un contexte de consommation morose donc de volume déprimé, industriels et distributeurs en ont donc profité pour se refaire des marges. Logiquement, si les géants de l'alimentaire avait joué le jeu, les prix de vente des coquillettes, des céréales, des yaourts, ou encore des gâteaux industriels auraient dû reculer dans le sillage de matières premières.
Stupeur ! Si l'on en croît les statistiques de l'Insee, les prix des produits alimentaires dans les grands magasins affichaient encore à la fin avril une hausse de 0,7% sur un an. Un seul exemple : compte tenu du poids du blé dans le coût de production des pâtes alimentaires, leurs tarifs en magasins devraient normalement chuter de près de 40% au cours des douze derniers mois. Vérification avec les relevés de Nielsen, les prix en magasins des pâtes alimentaires ressortent encore en hausse sur un an.
Alors, même si quelques grandes marques ont communiqué récemment sur des baisses de tarifs, le compte n'y est toujours pas.

Pendant deux jours, les étudiants de l'Ircom, l'ISC, FACO Journalisme et l'ISFJ participent à un exercice de crise grandeur nature organisé par l'Ecole Européenne d'Intelligence Economique. Lexpansion.com relaie cette expérience.
Les investissements des annonceurs ont fondu de 2,5 milliards en 2009. Tandis que les médias en ont perdu 1,5... Mais la crise est-elle la seule responsable ?
Google planche avec Sony sur une plateforme d'accès à internet intégrée au téléviseur. Alors que fabricants de TV et fournisseurs de contenus multiplient les partenariats, c'est un énorme marché qui va s'ouvrir pour les applications, à l'image de ce qui s'est produit sur les smartphones.
Christine Lagarde vient de commander un rapport sur les frais bancaires à l'ancien patron du Crédit Agricole, Georges Pauget. La réaction de Marie-Anne Jacquot, porte parole de l'AFUB (Association Française des Usagers de Banque).
A partir d'octobre, Médiamétrie mesurera l'audience de l'Internet mobile. En combinant les connexions enregistrées par les opérateurs et les données d'un panel, l'institut espère mettre tout le monde d'accord. Les explications de Laurent Battais, directeur exécutif performance et cross média chez Médiamétrie.
Innovations prometteuses ou délires anecdotiques, les Web Awards ont distribué leurs lauriers au festival interactif SXSW, qui a lieu chaque année au Texas. Et les gagnants sont...
L'agroalimentaire est un monde qui souffre toujours d'un manque de transparence et de peu de communication vers le grand public. Le consommateur connaît finalement pas le véritable coût des aliments et les différentes marges collectées à chaque étape de la distribution jusqu'à son assiette, qui sont parfois inégales et injustifiées. Effectivement, le compte n'y est pas!! Toujours pas et n'est pas prêt d'y être à moins de légiférer. Mais qui voudra politiquement voudra s’y risquer ? D’un côté les producteurs , qui devront également apprendre à s’organiser autrement que par des actions syndicales, quand il est déjà trop tard pour agir et ne pas produire plus qu’il n’en faut. De l’autre des grands groupes industriels qui mettent le paquet pour se faire référencer en magasin (et ne veulent surtout pas perdre leurs précieux linéaires quitte à faire de la MDD à la place). Et enfin les 7 à 8 enseignes qui dictent leurs conditions et ne permettent que peu de négociation. Difficile dans ce climat d’organiser des interprofessions et des tables rondes quand chacun va de sa stratégie pour manger l’autre au détriment trop souvent de l’intérêt collectif et du consommateur.
CONCURRENCE ! voilà le résultat de la politique "champions nationnaux"