
Le Premier ministre prévoit de ramener le déficit budgétaire en dessous de 3% en 2014, dans les clous du traité de Maastricht, voire de revenir à l'équilibre en 2016. L'Expansion.com détaille les différentes hypothèses pour atteindre cet objectif.
Avec la crise, le déficit public de la France aura plus que doublé en 2009 et atteindra 8,2% du produit intérieur brut, à 141 milliards d'euros. Le déficit public continuerait encore d'augmenter en 2010, à 8,5%, et se situerait encore à 7% en 2011, 6% en 2012 et 5% en 2013. Pour rappel, il était de 3,4% en 2008. Mais pas d'inquiétude : le déficit public sera ramené en dessous de 3% du PIB en 2014, dans les clous du traité de Maastricht, promet le Premier ministre François Fillon dans une interview au Monde. Mieux : La France reviendrait à l'équilibre budgétaire, qu'elle n'a plus connu depuis près de vingt ans, en 2016. Cet engagement du chef du gouvernement est-il réaliste et réalisable ? Oui, mais au prix d'importants sacrifices. Explications.
Ramener le déficit budgétaire de plus de 8% aujourd'hui à moins de 3% du PIB à l'horizon 2014 signifie trouver quelque 110 milliards d'euros. Si les principaux postes du budget d l'Etat - dépenses et recettes - restent en l'état actuel des choses, il faudrait un minimum de croissance de 5% du PIB chaque année de 2011 à 2014 pour ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3%, explique Mathieu Plane, économiste à l'OFCE. Utopique. La France n'a plus connu une telle croissance depuis les "trente glorieuses".
Non, plus vraisemblablement, le gouvernement table sur une hausse soutenue de 2,5% du produit intérieur brut entre 2011 et 2014. Cette croissance permettrait de générer environ 20 milliards d'euros de recettes. Il resterait donc encore à trouver 90 milliards d'euros. Une hausse des recettes ou une baisse des dépenses publiques, ou les deux, sont donc inévitables.
L'année 2009 a été marquée par la forte baisse du taux des prélèvements obligatoires qui a atteint son niveau de 1981: ils représentent 40,7% du PIB cette année, contre 43,3% en 2007. Ce niveau devrait rester stable en 2010. Le poids des recettes publiques - y compris non fiscales - est inférieur à 48% du PIB cette année. Selon Denis Ferrand, directeur général de Coe-Rexecode, les recettes publiques devraient retrouver à partir de 2011 leur niveau de 2007 - soit 49,6% du PIB - pour valider l'hypothèse d'un retour du budget dans les clous du Traité de Maastricht en 2014.
Un point de TVA supplémentaire permettrait de dégager 5 milliards d'euros par an. L'augmentation d'un point de la CSG (contribution sociale généralisée) rapporterait 9 milliards d'euro chaque année. Autres possibilités, plutôt irréalistes : multiplier par trois l'impôt sur le revenu, dont les recettes sont de l'ordre de 50 milliards d'euros chaque année, ou encore supprimer le bouclier fiscal, qui a coûté 578 millions d'euros à l'Etat en 2008.
Ces pistes ne sont cependant pas celles privilégiées par le pouvoir politique. Nicolas Sarkozy martèle qu'il ne "touchera pas" au bouclier fiscal. Le gouvernement a d'ailleurs repoussé des amendements, y compris de l'UMP, qui voulait réduire la portée du bouclier dans le cadre de l'examen du budget 2010 à l'Assemblée. Plus généralement, la non hausse des impôts et des prélèvements sociaux obligatoires est le dogme absolu du chef de l'Etat jusqu'à la fin de son mandat, en 2012. Après, on ne sait pas.
L'austérité budgétaire est donc la voie que devrait privilégier le gouvernement. Selon le scénario de trajectoire des finances publiques de Coe-Rexecode, une progression de 1% en volumes des dépenses publiques sur la période 2011-2014, contre 2% en moyenne ces dix derniers années, permetrrait de ramener le déficit budgétaire à environ 4% du PIB. Pour descendre sous la barre des 3%, il faudrait que ces dépenses soient stables, voire en baisse selon Mathieu Plane.
Ce scénario est à la limite envisageable pour les dépenses de l'Etat maintenues depuis trois ans à zéro volume. Le non-remplacement de la moitié des fonctionnaires qui partent à la retraite permet à l'Etat d'économiser environ 500 millions d'euros chaque année. La RGPP (réforme des politiques publiques) permet de dégager environ 7 milliards d'euros.
Il faut également prendre en compte les dépenses des collectivités locales, en hausse soutenue chaque année. Et surtout les dépenses sociales. C'est là que le bât blesse. Le vieillissement de la population creuse les dépenses maladie et retraites d'année en année. La crise économique fait exploser les dépenses liées au chômage. Comment réguler ces dépenses ?
"Il faut un vrai débat national sur la politique de prestations sociales de l'Etat, car les Français doivent avoir conscience de l'ampleur des efforts à accomplir si l'on veut réduire le déficit", estime Denis Ferrand. "Si l'on augmente pas les impôts, il va falloir freiner fortement les dépenses sociales", renchérit Mathieu Plane. Au menu du possible : baisse des pensions de retraite, déremboursement accru des médicaments, baisse des indemnités de chômage, etc. Mais attention : "la baisse des dépenses publiques sociales peut avoir un impact récessif fort et limiter les acquis de croissance", avertit l'économiste de l'OFCE.

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Bien sur que nos élus doivent baisser drastiquement leur "train de vie",mais cela ne pourra pas suffir à résorber le déficit.Il s'agirai plutot de revoir ce qui est donné par le contibuable aux retraités des services publiques type sncf,ratp etc..ainsi qu'aux retraités actuels de moins de 65 ans.Les pouvoirs publics doivent donner l'exemple pour arreter la gabegie.
Plutôt que d'avoir le courage de s'attaquer aux dépenses publiques, aux gaspillages, on prend dans la poche de ceux qui en ont le moins comme dab ! De toute façon plus personne ne croit en cette classe politique. Il n'y a qu'eux pour le croire ! C'est comme pour l'allopathie ; on ne s'attaque pas aux causes mais aux effets...
Ce premier ministre avait toutes les qualités, pilote, grimpeuir, sérieux et sans langue de bois. Les oligarques ont eu raison de lui et il est devenu le chef des menteurs. L'Allemagne après avoir absorbé EADS va nouys vaincre sans guerre : 150 milliards annuel d'écart de frais de fonctionnement. Avons-nous besoin d'un emprunt ou d'un bon, coup de balai en commençant par le haut
Hé oui, comme toujours on prend aux "pauvres" pour donner aux riches, quelle belle justice sociale, penchez-vous en urgence,messieurs les élus sur le problème du chomage qui ne fait qu'augmenter les déficits, car pas de travail, pas de recettes pour l'état - ne laissez plus disparaître les entreprises qui font encore des bénéfices, privilègiez la qualité ! Et, surtout, faites aussi un GROS effort en réduisant vos train de vie, payez donc vos transports, vos repas etc...l'état doit montrer l'exemple, me semble -t- il ?
que dire d'un président qui méprise son armée, ses fonctionnaires, ses enseignants, ses pauvres, ses opposants ? que dire d'un président qui se croit toujours chef de parti, qui n'oeuvre que pour ses amis, qui n'aime que les riches ? qui utilise l'argent de l'état pour payer son extraordinaire train de vie ? Est ça un président ? est ce cela le président de tous les français ?
Rien de concret ne sera fait, l'État va choisir de trahir les français les moins favorisés comme d'habitude et surtout de bien continuer à soigner sa clientèle dans le sens mafieux du terme. L'emprunt est encore un cadeau aux riches qui coutera un fortune, il suffit de voir les résultats des emprunts précédents. Mais comme l'économie ne va pas bien, il faut bien trouver un placement rentable pour que les amis très chers continuent à se goinfrer sur le dos de la majorité de la population.
C'est normal, il ne sera plus aux affaires ! Qui fera à sa place ce que lui n'a pu faire pendant 5 ans ?
une entreprise normalement gérée commence par connaître ses postes de dépenses. Elle sépare les coûts improductifs de ceux qui préservent l'avenir. Dans les coûts improductifs, il y a le train somptuaire des occupants de l'Élysée, du Sénat, de l'assemblée parlementaire et des différents niveaux: régions, départements, communauté de communes, communes. Ces occupants ont des salaires mirifiques, des notes de frais dispendieuses non contrôlées, des retraites plus que chapeaux, etc. La crise ces personnes ne l'ont pas connue et à aucun il ne leur est venu à l'idée qu'elles pourraient diminuer un peu leur train de vie honteux. Ensuite, puisque le gouvernement veut supprimer la taxe professionnelle, qui représente un manque à gagner de 20 milliards, le gouvernement doit en contrepartie supprimer toutes les exonérations sur les charges sociales des entreprises; Etc.
on revient toujours aux mêmes remèdes : A part une hausse vers 4 à 5 points de l'inflation annuelle pendant 4 ou 5 ans, qui viendra mécaniquement rogner le poids des emprunts et de la dette, et permettre de n'augmenter les indices de salaires que de 1 % de moins chaque année, tout le reste n'est que des "incantations" bien stériles... Quand aux points de CSG, c'est 3 % qu'il faudrait pour boucher le déficit... et avec un peu de chance on taxera socialement les revenus de l'épargne (et de l'immobilier) de ceux qui ont épargné et entrepris pour améliorer leurs ressources en retraites, au profit de ceux qui n'ont pas assez de ressources, soit de par leur malchance au travail, mais aussi par leurs habitudes de toujours tout dépenser en comptant sur les retraites obligatoires...
Vraiment çette article est scandaleux, déjà de se projeter en fesant des estimations de budget sur 6 ans tiens de l'utopie la plus pure possible, diminuer les allocations chômage, pratiquement plus de remboursement médicaux pour les ouvriers, baisser les retraites, vous ne pensez pas qu'on se serre pas assez la ceinture avec la politique de l'autruche que vous faites, les sieurs sarkozy et fillon, je n'ai pas pût par faute de moyens de mes parents de poursuivre des études, mais de baisser tout çe que fillon et sarkozy sont entrain de faire si vraiment ça se fait et ça va se faire, l'économie ne repartiras pas de plus belle, car si on ne peut plus acheter les produits de 1er néçessitées l'argent ne rentre plus dans les caisses du magasin, et çe qui veut dire de l'état. Et comme dit si justement le commentaire de Flamenco la crise actuel plus les textes de lois qui change journalièrement et çelà toujours au profit du riche, par rapport au pauvres on va avec cette politique droit dans le mur. Et je suis tout à fait d'accord avec Flamenco que de prendre à çeux qui n'ont rien pour en faire profiter les nantis, cette politique mené par çe gouvernement est navrant et la fameuse devise nationale Egalité, Fraternité et devoir sont obselète depuis bien longtemps.
Je ne vois pas dans cet article de réductions des dépenses de l'état autre que la réduction des prestations sociales et des retraites. Si l'état était géré comme une entreprise privée, il est évident qu'on trouverai rapidement les coupes à effectuer. Mais les syndicats de fonctionnaires sont là, les positions acquises parmi les hauts fonctionnaires ne veulent pas être remises en cause. Bref, bien que les couts de fonctionnement de notre état soient parmi les plus importants d'Europe, personne n'envisage de les remettre en cause et le peuple devra payer et se serrer la ceinture... Combien de temps ceci pourra durer ?
Rien à ajouter au commentaire de "flamenco", les français aux petits revenus et aux revenus moyens vont casquer pour permettre au gouvernement de continuer ses dépenses somptuaires et aux plus nantis de rester bien à l'abri derrière leurs montagnes de millions d'euros. Même si ce gouvernement n'est pas reconduit en 2012, il laissera à son successeur un cadeau empoisonné. Espèrons dans ce cas de figure que le nouveau Président et son gouvernement sauront aller chercher l'argent chez ceux qui n'en manquent pas.
Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent" et ce Gouvernement est au sommet de l'art de la Propagande avec celle de 1940 à tel point que mme ds ses rangs ça commence a se révolter contre les mesures idéologiques.
Il est clair que si la CSG et la TVA augmentent, si les retraites, les indemnités de chômage diminuent, il va y avoir comme un léger problème au niveau du pouvoir d'achat et donc du volume de consommation. Qui dit baisse des salaires et hausse des prix dit "droit dans le mur"! Si on veut appauvrir encore plus la population il n'y a qu'à faire ça. Cette crise plus l'extraordinaire train de vie de ce gouvernement nous ont mené à une situation catastrophique, mais comme toujours, la solution va être de prendre à ceux qui n'ont déjà pas grand chose pour épargner ceux qui ont tout (bouclier fiscal oblige!). C'est aussi pour cela que je disais l'autre jour que notre devise nationale est obsolète.