
La tension monte à Copenhague où les chefs d'Etat tentent désespérément d'aboutir à un consensus contre le réchauffement climatique. Si déclaration commune il y a, elle sera uniquement politique.
A quelques heures de la clôture prévue de ce sommet officiellement prévue pour 18H00 (17H00 GMT), l'incertitude était complète, la tension palpable. L'ONU demandait en début d'après-midi aux délégations de "ne pas partir ce soir", a indiqué à l'AFP le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas.
"Aucun pays ne pourra obtenir tout ce qu'il souhaite", a lancé le président américain Barack Obama, arrivé dans la matinée, aux plus de 120 chefs d'Etat et de gouvernement présents tout en campant sur les positions américaines. "La question est de savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons, si nous préférons les postures à l'action".
Le Premier ministre indien Manmohan Singh a de son côté appelé à prolonger les négociations en 2010 pour parvenir à "un accord réellement global et une réponse authentiquement solidaire au changement climatique". Et le président russe Dmitri Medvedev a évoqué un chemin encore "long et difficile".
A l'inverse, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est apparu désespéré après les premières réunions, se déclarant prêt à "faire un sacrifice" pour aider financièrement les pays les plus vulnérables et permettre un accord. Une proposition qu'il n'avait encore jamais partagée "ni avec (son) peuple, ni avec (son) parlement" et qui fait bouger les lignes de partage traditionnelles entre pays industrialisés, responsables "historiques" du CO2 accumulé dans l'atmopshère, et pays en développement.
Les discussions tournent désormais autour du projet de déclaration politique qui pourra servir de "chapeau" à un éventuel accord et dont les versions amendées se succèdent. Elle prévoit notamment de limiter le réchauffement planétaire à 2°C maximum par rapport aux niveaux pré-industriels.Il prévoit une aide financière immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) et jusqu'à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020, pour aider les pays en développement à faire face aux impacts du réchauffement.
Aucun objectif chiffré de réduction des émissions polluantes n'est consigné à ce stade. Mais l'addition des promesses faites à ce jour par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 degrés, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 degrés, selon une note confidentielle des Nations unies dont l'AFP a obtenu une copie.


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