En théorie, la prime récompense l'atteinte d'objectifs prédéterminés, ou un effort particulier hors des responsabilités habituelles. Dans les faits, elle sert de plus en plus comme un levier de motivation, quel que soit le but affiché.
C’est la prime dont les modalités d’attribution sont les plus lisibles car liées à des résultats concrets. Les commerciaux la perçoivent, par exemple, s’ils atteignent leurs objectifs. Dans la grande distribution, ce type de récompense est très utilisé, comme l’explique ce responsable de département : « Cette prime a beau être quantitative, nous avons une certaine marge de manœuvre pour l’attribuer. Même si l’objectif n’a pas été atteint, le manager peut décider d’un versement partiel si le travail durant l’année a été sérieux. Cela est même conseillé si l’on veut éviter la démotivation du collaborateur ». Car la prime, même quantitative, reste un levier de motivation.
« Les fonctions "support", les managers ainsi que toutes les personnes qui supervisent des projets transversaux représentent des populations difficiles à évaluer autrement que sur un mode qualitatif » analyse Michel Fourmy, responsable du Pôle RH à la Cegos. « Comment juger, par exemple, que tel cadre a contribué à développer l’esprit de coopération au sein de son équipe ? Sur le fait d’avoir été déjeuner avec ses collaborateurs au self trois fois dans l’année ? ». Forcément subjective, la prime qualitative repose sur des critères parfois flous. Certaines entreprises tentent de rationaliser, à l’exemple de cette grosse PME dans laquelle 10 % du montant des primes repose sur le bonne tenue des dossiers, qu’ils soient en format "papier" ou informatisés. Dans les autres cas, le seul recours reste le dialogue afin de comprendre ce qui, chez votre manager, passe pour de la motivation ou un esprit d’équipe développé.
Ce type de prime vient couronner une mission qui ne fait pas, d’ordinaire, partie du périmètre de travail du salarié : accompagnement d’un stagiaire, tutorat, dépassement des objectifs… Des facteurs généralement faciles à identifier.
La prime vient parfois pallier l’absence d’augmentations. Son obtention dépend alors moins de résultats individuels que d’une politique managériale. « Les entreprises provisionnent la part de variable pour la redistribuer. D’ailleurs, plus de 95 % du budget "primes" initialement prévu est reversé » note Michel Fourmy. Preuve que tout est joué d’avance ! Au royaume des primes, les dés sont parfois pipés.
« Pourquoi pas moi ? ». Si l’ensemble de votre équipe a touché une prime mais pas vous, vous êtes en droit de vous interroger. Chef de projet informatique dans un grand groupe, Aurélie n’a toujours pas compris pourquoi elle n’avait pas obtenu sa prime cette année, contrairement aux précédentes. Ou plutôt si : elle pense savoir que son congé maternité lui a valu ce qu’elle vit comme une mesure de rétorsion. « On me fait payer le fait d’avoir été absente durant presque trois mois. Or ces trois mois ont été particulièrement chargés cette année ». Injuste ? Peut-être. Illégal ? Non, car la prime n’est pas un dû. En revanche, sa non attribution totale - dans le cas d’Aurélie, on aurait pu imaginer une prime au prorata du temps passé dans l’entreprise - doit susciter des questions. Car, outre une gratification ponctuelle, la prime est aussi un signe de reconnaissance.

C'est l'effet Pygmalion ou le principe de la prophétie auto-réalisatrice. Extrait en exclusivité pour L'Expansion.com de l'ouvrage de Patrick Amar, intitulé 50 petites expériences de psychologie du manager pour mieux réussir au travail (Dunod, 2008).
Ils sont de moins en moins disponibles et de plus en plus surchargés de travail. Mais aussi très friands d'entretiens avec les managers. Comment mener une interview avec un journaliste ? Le point en cinq conseils.
Le cabinet de conseil en management des ressources humaines Hewitt livre pour L'Expansion.com le 1er tableau comparatif France/Royaume-Uni des rémunérations des chefs de produit. Explications en trois questions avec François Auger, consultant senior Enquêtes et Benchmark chez Hewitt France.
En exclusivité pour L'Expansion.com, Boris Cyrulnik, Patrick Légeron, Gérard Apfeldorfer et bien d'autres experts vous livrent leurs conseils pratiques pour être bien dans votre vie professionnelle.
Que faut-il savoir avant éventuellement de partir travailler en Chine ? Cinq questions à Emmanuel Meril, avocat associé chez CMS Bureau Francis Lefebvre
slt a vous c'est deux filles du lycée de patu de rosemont en métier de la mode on adore ce métier.On voudrais savoir si il y aura un débouché pour nous car on n'adore ce métier et qu'on n'est pa trés sur de nous et on a peur de resortir avec rien ds la poche...merci a vous de nous répondre...
Dès le lendemain de ma majorité, j'ai eu à travailler dans l'industrie, avec un bac en métallurgie en poche des études universitaires par la suite (travaillant en temps choisie, le matin pour étudier le soir), dans une entreprise de 1260 salariés à l'époque. Je sais donc, que les critères d'assignation de primes ne doivent pas tomber dans les mains d'un individu mais d'une commission. De toutes manières, la charge de travail reste difficile à évaluer de lorsque les taches sont diverses et même dans des postes en apparence simples. Je crois avec l'expérience de plus de trente années, que laisser le choix à une personne pour attribuer les primes est une grave erreur d'administration. L'objectivité dans la qualification, reste de toutes manières difficile d'obtenir, car grand nombre de facteurs entrent en jeux : l'humeur, la sympathie, la beauté, le charisme, la présentation, en apparence rien à voir mais dans une société par fois rien qu'en restant aimable voir soumis vis-à-vis de la hiérarchie, constitue déjà une large avantage. Il va de soit que pour un chef soit possible voir souhaitable de donner d'avantage de prime à une belle femme, faisant discrètement preuve de ses qualités; vis-à-vis d'un collègue même si celui-là est de loin plus efficient. Je ne vais pas jusqu'à valider les "bruits et expressions" dans lesquelles le "canapé" occupe une place prépondérante, sauf que dans bon nombre de cas cela compte. Sauf qu'en moyenne pour tordre le coup aux expressions la femme gagne moins que l'homme.
Il est vrai que les primes ne sont plus la juste récompense d'un travail exceptionnel ou d'un surcroit de travail. Ainsi, lors du congé de maternité de ma collégue,qui n'a pas été remplacée, j'ai absorbé en plus de mon travail, le sien et aucun clash n'a eu lieu. En fin d'année je m'attendais à voir mes efforts récompensés par une prime qui là se jjustifiait pleinement. Que nenni mais par contre ma collegue rentrant de congé de maternité y a eu droit !!! C'est ainsi que l'on peut favoriser les uns et pas les autres. Cette année rebelote, pas de prime ni d'augmentation car nos objectifs (ceux de ma faeuse collègue et les miens sont communs) n'ont été remplis qu'à 75%(à celà de bonnes raisons dont la hiérarchie n'a pas tenu compte), mais Ô surprise si je n'ai rien eu ma collégue elle a eu promotion avec augmentation à la clef ET Prime !! ceci erjoint parfaitement vos commentairtes du paragraphe "la fausse prime" et avec cela on ne comprend pas pourquoi les salariés sont si peu motivés !!!