Distinguer le superflu de l'obligatoire est devenu impératif. Un manager doit pouvoir gérer ses priorités. Voici les conseils de nos experts.
La question est abrupte. Mais y a-t-il mieux pour recentrer ses priorités... Elle ramène aux finalités de sa fonction. Et il faut pouvoir y répondre en deux ou trois phrases, dit Jean-Louis Muller, directeur à la Cegos. «Si tel n'est pas le cas, un rendez-vous avec son hiérarchique s'impose pour qu'il indique ou resitue les objectifs clés.» Les priorités du boss, ajoute Claire Souvigné, directrice des masters et de la formation continue à l'Inseec, sont, bien sûr, celles qu'il faut privilégier et auxquelles il faut se référer en ayant toujours sous la main son contrat d'objectifs. Car souvent, c'est la «priorisation» des urgences qui l'emporte, poursuit Philippe Tramond, directeur général de Pilotis.
Pas de bonne gestion des priorités sans les avoir bien identifiées. D'abord, cerner ce que l'on doit assumer personnellement, précise Jean-Louis Muller. Puis identifier les points à déléguer. Troisièmement, bien repérer «ces choses» qui ne semblent pas faire partie des prérogatives majeures, mais qui pourtant le sont, notamment dans le cadre de projets transversaux. Enfin, conclut-il, repérer les contributions symboliques, telles que participer à une conférence, à un cocktail, etc.
Car ce n'est pas tout de repérer les priorités, il faut s'y consacrer, dit Catherine Boucher, directrice practice talent management chez Leroy consultants-Groupe BPI.
La veille pour le lendemain ou en début de semaine, faire le point sur ce qui est important, un peu, beaucoup ou pas du tout! Par exemple, s'il s'agit de rendez-vous avec des clients, repérer les plus importants, ceux qui donneront des résultats, explique Claire Souvigné. Et, en fin de journée ou de semaine, faire un petit bilan des tâches accomplies, pour éviter la litanie: «Il est 18 heures et on n'a pas encore commencé à travailler...» On doit accepter de ne pas pouvoir tout faire, poursuit Philippe Tramond. Et le mieux pour prévenir les déceptions, c'est d'utiliser la vieille recette de la liste quotidienne des tâches. D'autant que «prévoir le prévisible permet de mieux gérer l'imprévu... Car on sait ainsi ce que l'on peut reporter». Et être serein par rapport à ce qui n'est pas fait tout de suite évite trop de stress, voire de perdre les pédales, donc de mal gérer ses priorités, conclut Catherine Boucher.
Traiter un problème dès qu'il se pose, c'est là un des meilleurs moyens de s'emmêler les pinceaux... Mieux vaut prendre du recul et analyser, pour voir s'il mérite de lâcher son travail en cours, conseille Sébastien Hampartzoumian, managing director chez Page Personnel.
C'est se préserver, déclare Catherine Boucher. «Sans quoi, l'on saute sans cesse de tâche en tâche. Mais il faut expliquer pourquoi l'on dit non. Et si c'est le manager qui vous sollicite, on peut le renvoyer à ses responsabilités, le faire trancher entre ce qu'il veut et ce que l'on veut. La responsabilité individuelle existe, certes, bel et bien, mais dans un système.»
Mettre en place un système de délégation tendant à faire monter en compétence ses collaborateurs permet de lâcher des prérogatives, selon Philippe Tramond, de mieux se consacrer à ses vraies priorités.
Les détails qui «tuent» sont ceux que l'on juge ne pas être de notre ressort, de notre niveau, qu'on laisse pourrir, qui s'accumulent et risquent d'exploser, précise Claire Souvigné.
On est au top dans la gestion des priorités lorsqu'on sait repérer les tâches qui réclament des efforts faibles, pour des enjeux forts, dit Jean-Louis Muller.
«Je ne confierai jamais un projet stratégique à un cadre qui ne sait pas prendre des vacances», disait Lee Iacocca, ex-vice-président de Ford, puis homme providentiel qui sauva Chrysler de la faillite à la fin des années 1970... En prévoyant des coupures, planifiées dès le début de l'année, on sait quand on peut se donner à fond, puis se reposer, commente Philippe Tramond. Bien sûr, la règle souffre des exceptions: «Il faut savoir reporter ses congés lorsque tombe un enjeu de très haute importance. Mais sans en faire une habitude.»

Le Guide du recrutement international Jeunes diplômés et hauts potentiels (Manuelle Malot, A2C Medias, 2010), détaille les critères et procédures de recrutement des Graduates Programs et présente 200 parcours proposés par plus de 150 entreprises. Pour démarrer sa prospection, voici une sélection de 20 programmes.
Démarrer sa carrière à l'étranger est le choix d'un nombre croissant de jeunes diplômés. Le Guide International du recrutement pour les jeunes diplômés et les hauts potentiels fait le point sur les Graduates Programs.
Rendez-vous majeur de la fonction RH, le Congrès HR' fédère les décideurs en ressources humaines autour de sessions d'actualité. Au menu : 10 conférences -dont deux en partenariat avec Le cercle de l'humain de L'Expansion-, réunissant 90 intervenants, 4 conférences plénières et des tables rondes.
Combiner ambition professionnelle et vie familiale, un vrai "combat" au quotidien pour les femmes! Les solutions pour gérer le stress au féminin, par Tessa Melkonian, professeur Associé de Management et Ressources Humaines, EMLYON Business School.
Le test GRE, nécessaire pour être admissible dans nombre de MBA, est en train de prendre des parts de marché au leader, le Gmat. Le point avec David G. Payne, vice-président et directeur opérationnel des programmes de l'enseignement supérieur de ETS, spécialisé dans l'évaluation académique et professionnelle, de passage à Paris, la semaine dernière.
Depuis une dizaine d'années, la prestigieuse business school a initié des ateliers pour les conjoints des participants au MBA sur le campus de Fontainebleau, en Seine-et-Marne.