
De plus en plus les copmétences requises en organisation changent de nature et deviennent moins techniques et plus relationnelles. Pour passer de l'expertise à la politique, les conseils de notre coach Patrick Amar.
Je me rends compte que pour avancer dans mon organisation, on me demande de passer de plus en plus de temps à faire du relationnel et de la « politique » alors que je pensais que mon expertise et mes compétences devaient parler pour moi et suffire. Que dois -je faire ?
Vous évoquez une problématique essentielle que rencontrent beaucoup de cadres en passe de prendre des fonctions managériales de plus en plus importantes au fur et à mesure qu'ils progressent dans leur organisation. Les compétences requises changent de nature et deviennent moins techniques et plus relationnelles. Le manager est en effet celui qui doit obtenir des résultats de la façon la plus efficace possible moins par lui-même seulement qu'en coordonnant le travail d'autres personnes. Il s'agit donc moins de mettre en avant une capacité de « faire » que de « faire faire » et, non moins important, de faire savoir. Priorité donc graduellement aux enjeux relationnels sur les enjeux techniques. Quelques pistes de réflexion :
Acceptez que votre posture change
Au fur et à mesure que vous progressez, l'organisation risque de vous demander moins d'appliquer individuellement un savoir spécialisé ou une expertise et de plus en plus, de mobiliser des compétences humaines, des capacités interpersonnelles pour comprendre et motiver les autres, déléguer, faire fonctionner des équipes, communiquer, gérer des conflits...L'expertise pour laquelle vous êtes reconnu et qui vous a amené jusqu'ici ne suffira peut-être pas à vous amener au prochain niveau car la nature de votre valeur ajoutée pour l'organisation change.
Clarifiez vos envies
Vous allez devoir décider si vous voulez rester dans une posture d'expert, fonctionnant relativement seul ou avec une équipe très petite ou prendre un rôle plus managérial. Ce seconde rôle nécessitera de passer plus de temps dans les aspects relationnels de la fonction, de développer votre visibilité en interne, de passer plus de temps à « réseauter » et à agir transversalement. Il n'y a pas de « bonne réponse », cela dépend de votre personnalité et de vos envies et en fonction de ces envies, vous trouverez la motivation pour développer les compétences qu'il vous faut acquérir.
Attention aux pensées limitantes
Vous allez vers des choses que vous n'avez pas eu beaucoup à faire jusqu'à présent et qui sont moins maitrisables puisqu'elles impliquent d'autres personnes : Comment communiquer ? Motiver ? Etre un leader reconnu ? Comment gérer les problèmes inévitables qui surviendront...? Comment se mettre en première ligne ? Etc. Que vous n'ayez pas eu à le faire jusqu'ici ne veut pas dire que vous ne savez pas le faire, seulement que cela nécessite des ajustements. Une des difficultés est que vous devez mettre moins l'accent sur ce pour quoi vous étiez reconnu pour développer d'autres compétences que vous n'avez pas l'impression de maitriser.
(Presque) tout s'apprend !
Le mini-deuil d'une posture d'expert ou l'on a le sentiment de maitriser, est naturellement difficile à faire. Il est néanmoins important pour laisser de l'espace pour développer de nouvelles compétences, notamment dans le champ managérial. On devient plus souvent que l'on nait manager.
Repensez la notion de « politique »
Qu'entendez vous d'ailleurs par le terme de « politique » que vous semblez rejeter? S'il y a dans les représentations de la notion des aspects clairement détestables, « faire de la politique », cela veut dire aussi partager vos opinions auprès de ceux qui comptent dans l'organisation, proposer vos idées et stratégies, peser plus dans le débat, défendre vos collaborateurs, permettre à vos valeurs d'être représentées et de s'exprimer. Triez donc ce qui, dans la politique est de l'ordre du négociable, compatible avec vos valeurs et ce qui ne l'est pas où il ne faut pas transiger. La vision dichotomique où l'on prend tout ou on laisse tout est rarement opérationnel et renvoie souvent à une peur plus générale de ne pas être à la hauteur.
L'entretien du réseau est clé
Un certain nombre d'études managériales (cf. notamment Luthans, 1988) suggère qu'au-delà de la performance, les compétences sociales et politiques et l'entretien du réseau de relations sont essentielles dans la réussite d'une carrière managériale.
Ce n'est pas toujours un monde juste : vous pensez au savoir faire, n'oubliez pas aussi le faire savoir.

Le test GRE, nécessaire pour être admissible dans nombre de MBA, est en train de prendre des parts de marché au leader, le Gmat. Le point avec David G. Payne, vice-président et directeur opérationnel des programmes de l'enseignement supérieur de ETS, spécialisé dans l'évaluation académique et professionnelle, de passage à Paris, la semaine dernière.
Depuis une dizaine d'années, la prestigieuse business school a initié des ateliers pour les conjoints des participants au MBA sur le campus de Fontainebleau, en Seine-et-Marne.
En partenariat avec le Congrès HR, Le Cercle de l'humain de L'Expansion organise deux journées-évènement sur la prévention du stress et l'engagement et la motivation.
Les échanges entre écoles se multiplient. Comment cela se passe-t-il vraiment sur place? L'Expansion.com vous livre des témoignages d'étudiants aux quatre coins du monde. Focus sur Paris-Dauphine et l'université Mc Gill. La vie quotidienne de l'étudiant, avec Julien André.
Quels sont les avantages de l'apprentissage sur les stages de longue durée? Comment négocier son entrée sur le marché du travail après l'apprentissage? Les réponses de Manuelle Malot, directrice Carrières et prospective de l'Edhec.
Les échanges entre écoles se multiplient. Comment cela se passe-t-il vraiment sur place ? L'Expansion.com vous livre des témoignages d'étudiants aux quatre coins du monde. Focus sur Paris-Dauphine et l'université Mc Gill. Hors des cours, les loisirs sont multiples, comme le raconte Julien André.