Ils sont incapables d'engager une démarche constructive. Et travaillent souvent dans des secteurs très touchés par la crise
> Leur profil.
Alors que 25 % des cadres rencontrés par l'Apec sont des femmes, 30 % des « mécontents » sont des mécontentes. Tirant peu de satisfaction de leur parcours professionnel, jugeant que leur emploi actuel ne correspond pas à leurs aspirations, les « mécontents » parlent de « distance » ou d'« indifférence » pour décrire leurs rapports à la hiérarchie. Ils nient l'existence d'une culture d'entreprise. Les « mécontents » se rencontrent plutôt dans des entreprises qui ont, soit réalisé un plan social, soit effectué des licenciements économiques. Leur principal sujet de préoccupation est d'ailleurs le climat social dans leur entreprise, et 37 % se sentent directement menacés par le chômage. Dans ces conditions, ils sont incapables d'engager une démarche constructive. Près du tiers a tenté de changer d'entreprise, sans réel succès : cadres les plus actifs dans leurs démarches de mobilité, ils parviennent peu à se reclasser car leur souhait traduit davantage un malaise qu'un réel souci de progresser. Leur relation au travail est défensive. Beaucoup n'ont pas de responsabilité d'encadrement et travaillent en région parisienne, dans des secteurs fortement touchés par la crise.
> Comment les manager ?
Les « mécontents » sont des déçus de l'entreprise. Comment les remobiliser ? D'abord en les aidant à clarifier leurs attentes, à sortir de la logique d'opposition entre vie professionnelle et vie personnelle qui les caractérise. Un entretien s'impose.

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