Au sein du célèbre cabinet de conseil, tout est fait pour inciter à la performance.
Effectif : plus de 150 personnes
Taux de féminisation : 25 %
Recrutement : 40 consultants en 2007, entre 40 et 50 en 2008
Créé en 1968, le bureau parisien d'AT Kearney a vécu une dernière décennie mouvementée : crise du conseil en 2002-2003, séparation d'avec EDS (le géant de l'informatique qui le détenait depuis 1995), rachat du cabinet par le management en 2006 et recentrage sur l'activité de base, le conseil de direction générale. Depuis, la croissance à deux chiffres est de retour.
Des locaux organisés avec art.Le symbole du renouveau est le déménagement du cabinet dans un immeuble du VIIIe arrondissement de Paris, près du parc Monceau. A chaque étage, une activité : finance et assurance au troisième, biens de consommation et distribution au quatrième, le septième étage étant réservé à l'accueil des clients. Quelques objets d'art contemporain animent la déco, à l'image, dans le hall, de la Langue d'Aladin, objet en terre cuite qui vibre quand on le touche. Les trois mots-clefs du cabinet s'affichent sur les cloisons vitrées qui rythment l'espace intérieur : connect (esprit d'équipe et réseau international), lead (exigences de performance et de qualité) et sustain (ambition de fidéliser clients et consultants).
Priorité aux juniors. Très sélectif, le recrutement des juniors est trusté à égalité par les diplômés des écoles d'ingénieurs et de commerce, souvent après un stage. Les jeunes diplômés sont recrutés à partir de 45 000 euros annuels. Ils peuvent espérer franchir un échelon par an, et devenir associés (partners) au bout de dix ans en moyenne. La rémunération, fortement variable en fonction des évaluations, croît en moyenne de 10 % par an. Les recrutements de seniors sont très rares et concernent le plus souvent des anciens de la maison. Jérôme Lescure, partner chargé des ressources humaines, a ainsi quitté le cabinet en 1997 pour le Groupe Euro Disney, avant de revenir à AT Kearney en 2001.
Des usages à maîtriser.Lors de son arrivée, le nouveau est formé aux outils et méthodes « ATK », ainsi qu'aux usages : bilinguisme, tutoiement, rejet de l'arrogance et des tenues décontractées. Le friday wear a été supprimé en 2007. Le vendredi, « on s'autorise tout juste à tomber la cravate ! » explique un consultant. C'est également le jour où tout le monde se réunit pour une formation commune qui s'ajoute aux formations internationales, ainsi que pour le « pot des collègues ».
Un programme chargé. Question horaires, « on essaie de garder un rythme normal », explique Eric Gervet, directeur général du bureau parisien. Mais, comme dans tous les cabinets de conseil, il arrive qu'un document soit finalisé dans la nuit pour être présenté au client le lendemain matin. Aussi, une « assistance » a été mise en place pour faciliter la vie des consultants : blanchisserie, entretien des véhicules, traiteur. Des douches sont à disposition.
La pression de l'évaluation. Après chaque mission, les compétences de chacun sont évaluées, afin de définir un « plan de progrès » personnalisé. Chaque mois de décembre, « les consultants dont la marge de progression semble stagner sont invités à saisir des opportunités extérieures », résume dans une litote Jérôme Lescure. Cette politique d'up or out explique la moitié du turnover (10 % par an).

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