Au pays des ombres chinoises, l’illusion l’emporte parfois sur la réalité. A voir se multiplier les programmes franco-chinois dans l’enseignement supérieur français, on pourrait croire que l’Empire du Milieu est un nouvel Eldorado pour jeunes diplômés. Or une telle démarche exige une préparation sans failles.
Aurore Cotteverte, étudiante à l’ESSCA d’Angers, rentre d’un séjour de dix mois à Shanghai, dont six passés dans une entreprise chinoise : « Débuter sa carrière en Chine est plus simple qu'en France parce qu’il y a beaucoup d’opportunités, mais il ne faut pas croire en l'Eldorado à portée de main... Tout repose sur « guanxi » (litt. « système fermé »), autrement dit le réseau ». Ceux qui espèrent échapper la cooptation qui règne dans les grandes entreprises françaises font fausse route ! « J’ai trouvé mon stage par l’intermédiaire de mes relations et grâce à de nombreuses démarches d’envoi de CV... Tout a joué » précise Aurore, « L’important est de faire savoir que l’on cherche ». Dans le milieu encore relativement petit des expatriés nationaux et autres intermédiaires en relation avec le marché français, l’information circule vite.
Salaires : le résultat plutôt que le CV
Pour ce qui est de la fiche de paie, la déception guette celui qui espère toucher d’office le jackpot. Un salaire attractif se mérite et débuter à 1000 euros par mois reste même une exception ! « A Shanghaï comme à Pékin, un jeune diplômé titulaire d’un bachelor (bac + 3) débute à 200/300 euros par mois, 400 euros pour un master. Après deux ans d’expérience, il est fréquent de doubler ses revenus » explique Shu Bourgeon, responsable du développement vers l’Asie à l’ESC Rennes. En moyenne, comptez 800 à 1500 euros par mois pour un cadre, entre 2000 et 10.000 euros pour le responsable d’un bureau étranger. « Les étrangers sont souvent mieux payés que les Chinois, mais il faut ses preuves avant de demander une augmentation » ajoute Aurore, « Mon stage dans la vente était indemnisé à hauteur de 200 euros (soit 2000 yuans) par mois + 1% de mon chiffre d'affaire sur les deux magasins. Au final, cela me permettait de doubler mon revenu facilement ». Des salaires pouvant paraître bas mais proportionnels à un coût de la vie inférieur au nôtre. A condition toutefois d’accepter de vivre « à la chinoise », c'est-à-dire en évitant les restaurants pour étrangers et les week-ends à répétition.
Tapis rouge pour les ingénieurs… et les paysagistes
Avoir un peu de bouteille, et surtout une compétence que les Chinois ne détiennent pas encore, restent les meilleures cartes de visite pour décrocher son premier job. «Les Chinois cherchent des gens opérationnels ayant au moins entre 6 mois et un an d’expérience, généralement acquise lors de stages sur place » précise Shu Bourgeon, «Les ingénieurs ayant un savoir-faire bien précis ainsi que les commerciaux chargés de développer la clientèle internationale font partie des profils très demandés actuellement, ainsi que les managers avec des qualifications occidentales, les agents immobiliers destinés à travailler avec la clientèle étrangère ou encore les architectes paysagistes ».

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Je souhaite trouver un job en chine, si vs avez des adresse merci de me contactetr.
"Un jeune diplômé doté d'un peu de bon sens (au sens européen du terme), pourra faire ce travail de vérification à la place du manager étranger et lui permettre de se concentrer sur le développement de sa structure de manière beaucoup plus efficace." lol, sur quoi tu te base pour dire ça? tu me fais juste ..... rire, faut que t'arrete ta masturbation intellectuelle et prétentieuse, pauvre p'tite grenouille qui ne voit que la partie du ciel de ton puits!
je précise que j'étais en stage et pas en poste... et que mes commissions me permettaient de doubler mon salaire, je n'était donc pas à 300 euros. Mis à part la réaction de Claire, il me semble que certains devraient commencer à ce niveau de rémunération pour apprendre l'humilité et comprendre la vie en Chine. Beaucoup trop croient arriver avec rien en poche, zéro contacts et décrocher le jackpot... La Chine un rêve, oui mais à dimension réelle...
Qui a accepté un premier salaire de 300 euros par mois!?! J'habite et travaille en Chine depuis six ans et il est vrai que les salaires pour les jeunes diplômés tendent à baisser depuis trois ou quatre ans. La responsabilité est à partager entre les diplômés qui acceptent de travailler pour 1000 euros par mois ou moins, et qui cassent ainsi leur marché; Et les employeurs qui en profitent, très souvent de manière exagérée. Il y a de plus en plus de jeunes diplômés français qui arrivent en Chine et il est évident qu'ils n'ont pas ou peu d'expérience, mais leurs capacités de réflexion et d'adaptation mérite plus de mille euros. D'autant plus que les employeurs savent très bien qu'un jeune diplômé français fera le travail de deux à trois chinois. En effet, les chinois trouvent très difficile de s'adapter à nos méthodes de travail et il faut vérifier tout ce qui est fait, au quotidien. Un jeune diplômé doté d'un peu de bon sens (au sens européen du terme), pourra faire ce travail de vérification à la place du manager étranger et lui permettre de se concentrer sur le développement de sa structure de manière beaucoup plus efficace. Ces jeunes devraient faire un calcul très simple : comparer le montant investi dans leurs études et le montant du salaire qui leur est proposé. Ils ne devraient JAMAIS accepter un salaire trop bas! Travaillez votre message! Aurore a raison, les guanxis sont capitales ici et ce sont elles qui vous aideront à trouver un bon job. Un message clair sur ce qui est recherché comme emploi ne peut qu’aider. Je reçois une moyenne de cinq CV par semaine et ne lis plus ceux qui ne me disent pas de manière précise ce qu'ils recherchent. Les managers travaillent énormément ici (nous sommes aux 35 heures, mais deux fois par semaine). En envoyant un CV, il faut penser à simplifier la tâche de son lecteur, plutôt que d'écrire un roman ou de dire : "Bonjour, je cherche un travail, dans n'importe quel secteur"... Alors là oui, ça mérite sans doute 300 euros.