Comptez au minimum une centaine d'heures de cours et du travail personnel pour vous débrouiller au quotidien à l'oral. En revanche, se lancer dans l'écrit et ses milliers de sinogrammes relève du sacerdoce ! Avantage : l'informatique permet la conversion en sinogrammes à partir d'un clavier classique occidental. Des pistes pour apprendre le mandarin :
- www.afpc.asso.fr
- www.chinpass.com
- Tell Me More Chinois (150 euros)
- Assimil Chinois sur CD-Rom PC (99 euros) et le Kit de conversation : guide et CD (20 euros).
Créer votre guanxi est prioritaire. Réseau pérenne sur le long terme, le guanxi comprend les personnes avec lesquelles vous êtes débiteur ou créditeur de faveurs. « Le représentant du bureau des investissements m'a demandé de recruter un ami. J'ai accepté. Le jour où j'aurai besoin, il m'aidera à son tour », confie un entrepreneur français. Pour s'implanter, l'entrepreneur doit rendre visite à une kyrielle de personnes : district, municipalité, bureau des investissements étrangers, responsable de la zone industrielle, bureau de l'environnement, commissariat, propriétaire, bureau des taxes.... Puis ces contacts s'entretiennent. La corruption est omniprésente en Chine. Si certains dirigeants refusent de mettre le doigt dans cet engrenage, d'autres corrompent à tout-va : « On arrose tout le monde en commissions : cadeaux, bons d'achat, cash, vêtements, Rolex. »
Les Chinois négocient point par point, dans le détail. Le prix est le coeur des discussions. Le rythme est irrégulier et imprévisible. Si vous êtes amené à négocier alors que vous venez de débarquer dans le pays, entourez-vous de gens qui ont les guanxi, comme un avocat. Pour les Chinois, sauver la face est essentiel. Réglez les conflits en tête à tête et évitez les coups de gueule gaulois. Récit d'une négociation classique chez un industriel français. L'enjeu : un contrat de 150 000 euros. « Dans la pièce, sept Chinois. Le grand patron ouvre la négociation et part. Nous ne savions pas qui était qui. Il peut y avoir l'acheteur technique, le chauffeur qui participe, le directeur du site industriel, un ingénieur qui n'a rien à voir avec le projet mais parle anglais... » Dans le monde des affaires, les banquets et ganbeï (toasts) au Mao Taï, l'alcool de riz à 52 degrés, sont redoutables. « Je me suis réveillé le lendemain avec une bosse, j'étais tombé de mon lit », raconte un homme d'affaires. Quid du small talk ? Au pays où la peine de mort est du train-train, où la censure est l'idéologie officielle, cet entrepreneur reconnaît : « Avec mes partenaires d'affaires, j'évite les questions politiques... »

C'est l'effet Pygmalion ou le principe de la prophétie auto-réalisatrice. Extrait en exclusivité pour L'Expansion.com de l'ouvrage de Patrick Amar, intitulé 50 petites expériences de psychologie du manager pour mieux réussir au travail (Dunod, 2008).
Ils sont de moins en moins disponibles et de plus en plus surchargés de travail. Mais aussi très friands d'entretiens avec les managers. Comment mener une interview avec un journaliste ? Le point en cinq conseils.
Le cabinet de conseil en management des ressources humaines Hewitt livre pour L'Expansion.com le 1er tableau comparatif France/Royaume-Uni des rémunérations des chefs de produit. Explications en trois questions avec François Auger, consultant senior Enquêtes et Benchmark chez Hewitt France.
En exclusivité pour L'Expansion.com, Boris Cyrulnik, Patrick Légeron, Gérard Apfeldorfer et bien d'autres experts vous livrent leurs conseils pratiques pour être bien dans votre vie professionnelle.
Que faut-il savoir avant éventuellement de partir travailler en Chine ? Cinq questions à Emmanuel Meril, avocat associé chez CMS Bureau Francis Lefebvre
Merci, votre article est très pertinent et reflète que trop bien la réalité terrain !