Stage en salle intensif, cours par téléphone, séminaire d’immersion : les formules pour perfectionner son niveau d’anglais sont légions. Sachez choisir la bonne option selon vos besoins.
Vous voulez améliorer votre niveau général
Vous devez booster votre anglais à l’oral pour dialoguer et travailler avec des collaborateurs ou des collègues étrangers. Quelles sont les formations les plus appropriées ? Tout dépend de votre niveau et de votre disponibilité. Mais il est conseillé de démarrer par quelques cours en face à face, (collectifs ou individuels) relayés éventuellement par des cours au téléphone et en e-learning : la plupart des organismes proposent aujourd’hui ce type de parcours à la carte, associant plusieurs modalités de formation. « S’il s’agit d’améliorer votre compréhension et votre vocabulaire, mieux vaut avoir le formateur en face de soi, pour pouvoir s’appuyer aussi sur sa gestuelle et ses expressions physiques. Cela aide beaucoup à la compréhension de la langue » explique Gabriel Viessmann, directrice de Formalangues.
La durée dépend de votre niveau : comptez une trentaine d’heures si vous avez simplement besoin d’acquérir plus de spontanéité et de réflexe en anglais, 60 heures pour acquérir plus de vocabulaire et de grammaire… En sachant qu’il faut entre 80 et 120 heures pour véritablement changer de niveau (de pré-intermédiaire à intermédiaire par exemple).
Anticipez bien vos disponibilités, car le secret de la réussite est dans la régularité des cours : « Mieux vaut prendre deux à trois cours par semaine » insiste Gabriel Viesmann. Les cours d’anglais individuels sont très confortables, le formateur s’adaptant complètement à votre niveau, à votre agenda, mais aussi à vos besoins (intervenir lors d’une réunion par exemple). Quant aux stages collectifs, ils sont orientés sur l’anglais des affaires au sens large. La différence se joue souvent sur le coût : un cours individuel coûte environ trois fois plus cher qu’un stage collectif.
La majorité des stages d’anglais sont financés par les entreprises, au titre du plan de formation ou du DIF. Si vous êtes libre de choisir votre organisme :
1.Assurez-vous qu’il vous propose un bilan pour évaluer votre niveau d’anglais, afin de vous conseiller sur le parcours de formation adéquat.
2.Privilégiez toujours des formateurs de langue maternelle anglaise, formés à la formation, et ayant eu un parcours antérieure en entreprise.
3.Si vous êtes perdu dans le maquis des stages d’anglais, l’Unosel (Union nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques et des Ecoles de langues), reconnu dans son domaine, peut vous conseiller et vous orienter vers l’un de ses 65 organismes agréés.
Vous avez un besoin précis lié à votre activité
Outre des cours individuels avec un formateur, vous pouvez aussi choisir des cours d’anglais par téléphone, à condition d’avoir déjà un niveau suffisant pour comprendre et vous exprimer facilement à l’oral. La plupart des organismes positionnés sur ce créneau misent sur des besoins spécifiques des managers (participer à une réunion, animer une "conf-call", négocier un contrat, présenter un projet…), assimilables en 20 ou 30 heures, à raison d’une demi-heure le cours. Avantage : un coût nettement inférieur à celui d’un stage en présentiel (entre 500 et 980 euros pour 20 heures de cours selon les sociétés), et une grande souplesse, puisque vous réservez vos cours selon votre emploi du temps.
« Néanmoins, un cours par téléphone est exigeant, puisqu’on n’est guidé que par la voix du formateur. Il faut une forte concentration et beaucoup de régularité, à laquelle les managers ont souvent du mal à se tenir. Dans l’idéal, trois cours par semaine est un bon rythme pour progresser » préconise Christophe Ferrandou, PDG de GoFluent. En complément, nombre d’organismes proposent des cours en e-learning pour approfondir votre vocabulaire et votre grammaire anglaise.
Vous avez un besoin urgent
Vous devez accueillir des visiteurs étrangers dans deux semaines ? Représenter votre société lors d’un congrès international ?Dans ce cas, l’idéal est de vous bloquer quelques jours pour suivre un stage d’anglais intensif en salle, en petits groupes. « Mieux vaut déjà bien parler la langue : dans un stage intensif, on travaille l’anglais stratégique, pour améliorer son impact lors d’un discours par exemple » explique Marlène Regaya, vice-présidente de l’Unosel. Le rythme est intense (entre deux et cinq jours à raison de huit d’anglais par jour), mais le jeu en vaut la chandelle pour booster sa pratique en un temps record.
Dernière solution, pour ceux qui s’apprêtent à s’expatrier ou à partir en mission à l’étranger : se plonger dans le bain, en suivant une semaine d’immersion à l’étranger avec d’autres managers. Un moyen de pratiquer l’anglais en continu, avec des formateurs et des familles d’accueil du pays.

Les campus de l'Expansion vous ouvrent les portes des formations de troisième cycle des meilleures écoles de commerce françaises. Plus besoin de sillonner la planète pour maîtriser l'art du leadership. Initiez-vous avec un mini-cours vidéo tout en anglais du MBA HEC.
Face à la multiplication des candidatures due au Net, les firmes sécurisent les entretiens via le dossier de candidature standardisé. Lequel est en passe de détrôner le CV et la lettre de motivation.
Départ des baby-boomers à la retraite oblige, de profondes mutations liées à l'arrivée des nouvelles générations sont en cours au sein de l'entreprise. C'est le choc des générations!
A l'heure où se pose la question du pouvoir d'achat des retraités, l'idée d'assouplir les conditions du cumul emploi/retraite pour les « papy-boomers » fait son chemin. Etat des lieux et perspectives.