La relation entre candidat et chasseur de tête repose sur un équilibre fragile fait de contacts réguliers et basé sur le « donnant-donnant ». Car, au fond, le consultant qui travaille pour un cabinet de recrutement a tout autant besoin de bons candidats que vous d’un réseau professionnel. Voici trois conseils pour y parvenir.
Principal pilier d’une relation efficace avec un chasseur de tête : la réponse positive aux sollicitations. « N’hésitez pas à consacrer un peu de votre temps aux appels des consultants même en tant que simple source d’informations » analyse Serge Lamielle, Pdg de Neumann International. « Les bonnes relations fonctionnent à double sens. Vous vous rendrez compte qu’en échange ces consultants passeront du temps à vous guider en cas de besoin ». « Je conseille de jouer le jeu, et de répondre même si l’on n’est pas intéressé » approuve François Humblot, Pdg de Humblot-Grant Alexander, « Actuellement, certains candidats font preuve d’arrogance car le marché est tendu sur certains métiers… Mais la roue tourne ».
Les CVthèques des chasseurs de tête sont des mines d’information dans lesquelles les consultants n’hésitent pas à piocher. Pour y figurer, rien de plus simple : il suffit d’envoyer une candidature spontanée par mail. La seule condition est d’avoir un profil susceptible d’intéresser les cabinets, c'est-à-dire au moins trois à quatre ans d’expérience, un poste allant du middle au top management, et évoluer dans un secteur qui intéresse votre interlocuteur. « Certains cabinets sont généralistes, d’autres spécialisés. Se renseigner en amont permet de mieux cibler, en sachant que quelques secteurs échappent totalement à l’action des chasseurs comme la publicité ou la culture » précise François Humblot, qui ajoute qu’ « une fois le CV envoyé, il est possible d’entretenir le contact en passant un coup de fil trois mois plus tard, mais certainement pas toutes les semaines ».
Le meilleur moment pour se faire connaître ? Quand tout va bien. « Positionnez-vous comme un expert dans votre profession ou sur votre secteur, de telle sorte que les cabinets de recrutement vous identifient comme une source sérieuse. Bien plus efficace que de passer vos week-ends pluvieux à écrire des CV ! » souligne Serge Lamielle. Comme tout chasseur, le recruteur préfère une proie en bonne santé à une bête malade, autrement dit un candidat en poste à un demandeur d’emploi. « Cela est d’autant plus vrai que le chasseur de tête n’a jamais entendu parler du candidat auparavant, ou si ce candidat l’a déjà contacté trois ans auparavant pour les mêmes raisons » conclut Serge Lamielle. N’oublions pas que le secret d’un bon chasseur, c’est sa mémoire d’éléphant.

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P.S: au fait mesdames et messieurs les chasseurs de tête n'oubliez pas un aspect un important: la prochaine fois que nus serons en poste, en qualité de cadre expérimenté nous serons certainement amenés à recruter pour notre entreprise, donc nous sommes tous des futurs clients potentiels...à bon entendeur...
Bonjour, comme le présente l'analyse de Frédéric, les cabinets de recrutement font perdre plus de temps, d'efficacité et d'argent aux candidats qu'autre chose. J'en veux pour preuve ces derniers temps en quinze jours, habitant en aquitaine (là c'est encore spéciale les cabinets locaux ne vous envoient même pas d'accuser de réception de votre candidature!!)je me suis déplacée sur Lyon et Paris afin de passer des entretiens.Hors à ma grande surprise les postes pour lesquels j'avais été sollicité ne correspondaient pas à mon profil et pire encore lorsque vous rencontrez les entreprises les informations apportées par le cabinet sont fausses!!Bref une perte de temps et d'argent car les déplacements sont toujours à la charge du candidat pour la plupart du temps et ne venez pas me parler de l'aide à la mobilité de l'anpe qui est une fausse aide car soumise à quota de place réservé au chomeur par train donc impossible d'obtenir une place! D'ailleurs à ce sujet et afin d'éviter les intermédiaires que sont les cabinets devraient être contraints à participer à ces frais, de façon à les impliquer d'avantage avec un quota obligatoire de candidats hors département à recevoir. Cela changerait certainement la donne de la sélection et certainement pas dans le mauvais sens. L'autre souci étant lié à la jeunesse du consultant même qui n'a pas forcément en visibilité le besoin d'expérience de son entreprise cliente et maîtrise difficilement les bases d'un entretien avec une personne expérimentée.... Bref mieux vaut être jeune, bien portant et en poste, que demandeur d'emploi et expérimenté...c'est d'ailleurs ce que réaffirme les textes des interviews des articles de cette page, dans une tournure politiquement correcte biensur.Au fait qui a parlé de discrimination?
J'ai 32 ans des qualifications et exactement le même ressenti que "Pas quinqa et en colère". Actuellement en recherche d'emploi après une formation qualifiante, je rajouterai une chose. Vous dites : « Actuellement, certains candidats font preuve d’arrogance car le marché est tendu sur certains métiers… Mais la roue tourne ». Mon expérience me fait dire précisément l'inverse !
J'ai 33 ans. Ingénieur double diplôme. 7 années d'expérience pro dont 3 à l’international. Je suis aujourd'hui en recherche active dans le 59. Je déplore la gravité de la situation : j’ai beau être entouré de grandes, moyennes et petites entreprises qui embauchent à tours de bras, contacté par des chasseurs de tête, des cabinets, aller sur des salons, me faire coopter : RIEN NE VIENT. Pour compléter les dires de « QUINQUAS en révolte » et « mat », je pense que mes candidatures ne sont, la plupart du temps, même pas examinées. Déplorable quand on sait que, comme tous, j’ai une énergie terrible à revendre et que je postule sur des offres qui correspondent au moins à 90% à mon profil. Cela dit, le réseau et les contacts directs restent de loin ce qu’il y a de mieux pour sortir de l’ornière. Postuler en ligne : c’est se donner 98 % de chances d’envoyer sa candidature directement à la corbeille (j’en veux pour preuve les 2 réponses sur les 100 candidatures de « mat »). Les cabinets : quelle belle invention ! J’ai été reçu dans de grands cabinets, qui vous exposent le plus formellement du monde qu’ils ont une Charte et qu’une réponse vous sera amenée, quelle que soit l’issue réservée à votre candidature. Jamais un cabinet ne m’a signifié de réponse négative. Les chasseurs de tête : j’ai peu d’expérience mais j’ai moi-même « chassé » cette année et toutes celles et ceux que j’ai contactés ont eu une réponse, et dans les délais que je leur avais annoncés. Enfin, concernant les Quinquas, je suis navré de voir que les recruteurs n’ont RIEN compris. Quoi de plus puissant qu’un profil expérimenté ? Les recruteurs préfèrent avoir peur que de raisonner valeur ajoutée. Pourtant, en interne, on n’entend que ça : valeur ajoutée par ci, valeur ajoutée par là. C’est pour le moins paradoxal. Pour conclure, je vais être très dur en reprenant une expression qui ne vient pas de moi mais d’un grand spécialiste français en RH : « Les entreprises sont handicapées en matière de recrutement ».
Je suis assez d'accord avec Frédéric, je crois essentiellement aux réseaux et contacts directs: salons, relations. Je suis agé de 56 ans, suis dynamic, mon experience de plus de 25 ans dans mon métier fait que l'age est bien la... entre les moteurs de recherche qui vous evincent, et les cabinets qui n'osent pas dire les choses en face... quand nous sommes convoqués, j'ai bien souvent le sentiment d'etre le quinqua sur la liste.Pourtant nous sommes opérationnels tout de suite mais en France il y a beaucoup de chose à changer dans ce domaine et l'on préfère recruter tous les 3 mois meme si l'experience n'est pas au rendez-vous, nous en avons la preuve.
En 20 ans de carrière, j'ai eu des relations régulières avec des chasseurs de tête. Pourant, malgré des relation humaines positives, aucun m'a permis d'être recrutés par ce biais. A ceci, j'y vois plusieurs raisons : - Le consultant agit (en toute bonne foi de sa part) comme un écran de fumée sur la position réelle de son client et ainsi leurre (sans mauvaise intention) le candidat par l'impossibilité de répondre pour l'entreprise (qu'il représente) en cas de question pointue notamment lors de la prise de contact, - Le consultant représente l'entreprise et sera rémunérée par elle et n'a pas pour mission d'intégrer certains aspects spécifique ou particulier du candidat. Le consultant n'est pas un intermédiaire de négociation mais un sélectionneur, il ne négociera rien de spécifique pour le candidat mais appliquera les contraintes de son client au candidat. - La politique du candidat "lissé" ou standard est beaucoup plus simple à gérer qu'un candidat avec contrainte particulière (géographique, ...). Bref, bien que les cabinet de chasse de tête soient capable de restituer un état du marché au candidat, et ils ne passent pas leur temps à cela, il peuvent difficilement "défendre" un profil ayant des contraintes particulières devant leur client. Profils exotiques s'abstenir ... Frédéric Industrie automobile
je suis bien d'accord avec Tissa.je réalise chaque jour que les cabinets ne sont pas ou plus professionnels. j'ai demandé un rendez vous pour des conseils et aussi être dans les fichiers et j'attends toujours; habitant en région c'est encore plus complexe; le réseau d'amis et de clans est prioritaire alors quand vous arrivez de Paris, on est mise à l'écart de suite. pour les réponses, je cherche à savoir le refus et jusqu'à présent , je n'ai eu que deux réponses sur les 100 que j'ai envoyé. il est évident qu'étant en poste, jeune,maniable est plus facile à caser qu'une quinqua au chômage, disponible, mais compétente. pourtant, il y a tellement d'avantages que ces recruteurs sont incapables d'évaluer ou sont-ils à ce point soumis à leurs clients? le marché de l'emploi,se baserait-il qu'à une tranche d'âge de 25 à 40 ans? alors que chaque jour les offres remplissent les sites! je suis certaine qu'il y a des jobs pour tous mais encore faut-il que ces recruteurs fassent vraiment leur travail.
Suite... Pour autant, il y a comme dans tous les métiers un certain nombre de cabinets et de chasseurs peu ou pas professionnels, très peu respectueux la plupart du temps des candidats (combien, y compris au plus au niveau.., vous raconteront le nombre de courriers et CV adressés et restés sans réponses) sans parler du manque impressionnant de courage et de tact de certains consultants qui s'abstiennent ou oublient de prévenir leurs candidats qu'ils n'ont pas été retenus ou sélectionnés... Cela concerne non seulement la quantité incroyable de petits cabinets qui fleurissent ça et là, que les grands noms du métiers, notamment aussi certains anglo-saxons. Le "petits" apparaissent souvent au gré des envies ou des vocations suscitées moins par de réels motivations que par des déboires professionnels amenant à devenir un "chasseur" sur la base d'un carnet d'adresses étoffé plutôt que d'une réelle aptitude au recrutement de qualité... heureusement dans ce désert apparaissent parfois de véritables professionnels qui respectent autant leurs candidats que leurs clients. Le plus souvent, ces cabinets mesurent que leurs candidats d'un jour ou d'une mission deviendront peut-être un client demain. Pour conclure, je dirais que l'auteur de cet article devrait s'intéresser de près au phénomène de clonage auquel le monde de la chasse et du recrutement en général est confronté... en comparant les pratiques du recrutement en France avec celles des pays anglo-saxons. Allez.. Bon courage à ceux qui chassent et à ceux qui aiumeraient bien être chassés !
Un article qui indique clairement qu'il vaut mieux travailler son réseau, y compris bien sûr avec les chasseurs de têtes, avant d'être confronté à une situation difficile... Le banquier vous prête plus facilement un parapluie quand il fait beau que quand les nuages s'approchent... Il faut du temps pour animer et relancer régulièrement un réseau. Faire un CV, identifier des interlocuteurs de qualité, les contacter... Tout cela nécessite des démarches lourdes et dévoreuses de temps. Par ailleurs, la plupart des cabinets manquent de ressources pour optimiser sérieusement leurs bases de données. Il s'agit donc de tenir régulièrement au courant ses contacts cibles dans les cabinets de son évolution et de ses projets. Un point clef : mettre à jour son CV tous les 6 mois dans les Cvthèques de Cadremploi et autres sites professionnels spécialisés... ainsi que sur les sites de son réseau de cabinets. Courage..